ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Quel rôle l’intervention paysagère a-t-elle dans l’aménagement des jardins du souvenir ?

Mémoire d’ingénieur de Camille Vial, 17/07/2013 (Sciences agronomiques), Sandrine Rouden (Dir.), Fanny Romain (Pres.), 62 p.

La crémation connaît depuis la fin du XXe siècle une popularité croissante, fruit de facteurs économiques, sociétaux et confessionnels. Parmi les différentes destinations des cendres, on s’intéresse dans cette étude à l’apparition des jardins du souvenir, ou jardin de dispersion des cendres, aménagement encore récent en France et influencé par les tendances anglo-saxonnes des gardens of remembrance. Au regard d’une pratique nouvelle, aux conséquences sensibles mal maîtrisées, cette étude se propose de construire une boîte à outils paysagère à même de répondre aux besoins de l’usager. Comment adapter la crémation et son interface paysagère à nos sensibilités ? Comment compenser la perte du support du deuil dans la dispersion des cendres, pratique trop facilement associée à la fosse commune moyenâgeuse ? L’étude des formes classiques du paysage funéraires français -les cimetières- permet de fixer le seuil minimal des attentes ancrées dans nos perceptions de la sépulture. Le décryptage des causes de la popularisation de la crémation et l’analyse des sépultures crématoires définit les enjeux culturels et esthétiques d’un processus funéraire détaché du corps. L’étude des mémoriaux nationaux dégage des intentions fortes répondant à la dualité d’un espace public support d’une expérience individuelle, paradoxe partagé par les jardins du souvenir. Les principes avancés dans cette étude sont illustrés par la commande d’un jardin de dispersion des cendres pour le cimetière des Milles.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (7,8 Mb) sur Dumas.

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