ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour décembre, 2013

Les coquelicots

Reportage de Anne Riou, émission « Les Pieds sur Terre », France Culture, 27.12.2013

Au cours d’une nuit de novembre 2004, un individu escalada les grilles de la mairie de Mérignac pour planter sur le parterre de gazon 1000 coquelicots en tissu. Un message pour la dame de son cœur… Récit.

A écouter sur le site de la radio.

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L’art de l’herbier, entre science et esthétique

Visite commentée de l’exposition, radio France Culture

Plantes à fleurs, à graines, fougères, algues, lichens, mousses… Avec ses huit millions de spécimens récoltés au cours d’expéditions ayant eu lieu ces cinq derniers siècles, l’herbier du Muséum national d’Histoire naturelle est le plus riche de la planète. Et il vient de faire l’objet d’un vaste chantier de reconditionnement. 

Un vitrine avec au milieu, l'arbre du voyageur (Ravenala)

Alors que seuls les spécialistes ont le privilège d’accéder aux planches de cet herbier, le public pourra dorénavant bénéficier d’un aperçu des collections grâce à une nouvelle exposition temporaire accessible depuis le 27 novembre, à l’occasion de la réouverture de la Galerie de Botanique du musée.

Découverte de l’herbier en compagnie d’Odile Poncy, botaniste au MNHN et de Sarah Sellam, paysagiste, qui nous parlent de l’art et de l’utilité de collecter et conserver les végétaux.

Voir, écouter et lire sur le site de la radio.

Ars topiaria : étude étymologique

Billet de Philippe Cibois paru dans le carnet en ligne « La question du latin« , 22 décembre 2013

« Le quatrième centenaire de la naissance de Le Nôtre est l’occasion d’une exposition au Château de Versailles consacrée au créateur des jardins du château, exposition qui remet à l’honneur l’art topiaire : ars topiaria ou art des jardins.

Topiaires

Aujourd’hui des topiaires, c’est du buis, du cyprès ou de l’if taillé en formes géométriques ou représentant une scène quelconque ou des animaux. Nous allons dans ce billet essayer de comprendre d’où vient ce mot de topiaria, en suivant ce qui fut la thèse de Pierre Grimal et à la lumière d’un auteur plus récent : Paolo Cottini. »…

Lire l’intégralité du billet sur le site.

« Haures terres » : l’anthropisation des monts d’Aubrac et du Lévezou (Massif Central, France) durant l’holocène : approche palynologique des dynamiques socio-environnementales en moyenne montagne

Thèse de Élodie Faure, Université Toulouse le Mirail – Toulouse II (Géographie de l’environnement), 17/09/2012, Jean-Paul Métailié;Didier Galop (Dir.), 309 p.

L’étude des interactions sociétés-milieux sur la longue durée, à l’origine de la construction des paysages de l’Aubrac et du Lévezou, a été menée à partir d’une démarche largement pluridisciplinaire dans laquelle la palynologie constitue l’outil principal. La constitution d’un référentiel actuel a conduit, dans un premier temps, à discriminer les principaux taxons polliniques représentatifs des activités humaines et d’en préciser la représentativité spatiale et fonctionnelle. L’étude multi-proxy de six séquences sédimentaires, étayées par 24 datations radiocarbones, a, dans second temps, permis de retracer l’histoire de la végétation et de l’anthropisation, notamment par l’identification des rythmes, des seuils et des ruptures durant l’Holocène. L’évolution des paysages en lien avec le développement des déboisements et des activités agricoles a pu être appréhendée à une échelle locale grâce aux apports combinés des pollens, des macrocharbons, des microfossiles non polliniques, de la confrontation avec les données archéologiques disponibles et de l’examen des sources archivistiques. Les premiers indices tangibles de fréquentation du massif de l’Aubrac apparaissent au cours du Néolithique moyen et les pratiques semblent se généraliser au Néolithique final sur l’Aubrac et le Lévezou. L’âge du Fer et le début de l’Antiquité marquent les premiers déboisements importants sur le plateau de l’Aubrac, concomitants d’une hausse de la pression agropastorale observée dans tous les sites. Enfin, les périodes médiévales et modernes contribuent à ancrer les formes du paysage esquissées aux époques plus anciennes. L’ensemble de ces dynamiques suggère avant tout l’importance des variabilités territoriales qui renvoient à des modes d’occupation temporaires jusqu’à l’âge du Bronze et à une grande mobilité des pratiques. Ces territoires présentent également des tendances communes qui répondent pour une part aux grandes trajectoires de colonisation des espaces montagnards. A l’examen de ces dynamiques d’anthropisation, le forçage climatique ne semble pas avoir été un facteur limitant et pourrait constituer un stimulus positif favorisant le développement de nouvelles stratégies adaptatives.

Thèse intégralement accessible en version PDF (19,7 Mb) sur HAL-SHS.

L’événementiel « agriculturel » en Rhône-Alpes

Rapport d’étude de P-A. Landel, C. Delfosse, N. Canova, N. Robinet et P. Caritey, sept 2008, 215 p.

Réaliser une étude sur les fêtes agriculturelles revêt un caractère particulier dans la mesure où c’est un domaine relativement peu étudié. A la croisée des chemins entre culture et agriculture, ces événements sont des objets complexes et difficiles à appréhender. Le regard du géographe est quelque peu perdu dans l’étude des fêtes tant la production scientifique géographique est à la marge dans la discipline. Hormis l’ouvrage de référence de Guy Di Méo, seuls quelques articles font état de l’intérêt des géographes français pour les fêtes . L’explication de ce constat est sans doute donnée par le caractère polymorphe des fêtes. Elles peuvent prendre des formes multiples selon les pays, les territoires, les populations. Parallèlement, d’autres sciences sociales se sont emparées de cet objet : l’ethnologie dont c’est un thème prisé, l’histoire qui voit là une manifestation sociale qui s’inscrit souvent dans la durée, la sociologie qui peut analyser les comportements de la population lors de ces événements, tout comme leur impact sur l’ensemble du monde social et plus récemment l’économie dans le renouvellement des formes de la fête avec l’essor des festivals. Ainsi, peu de gens connaîtraient Marciac dans le Gers s’il n’y avait pas le festival Jazz à Marciac. De la même façon, le Festival Interceltique de Lorient fait figure de moteur pour l’économie de la ville. Dans le cadre de cette étude, l’étude porte plus précisément sur les fêtes dîtes « agriculturelles ». Fruit de la contraction des termes agriculture et culture, ce nouveau vocable né lors du colloque « A propos du patrimoine agriculturel rhônalpin », a été notamment porté par Denise Menu et François Portet. Souvent appliqué au terme de patrimoine en tant que « patrimoine lié aux pratiques de l’agriculture « , ce terme peut être résumé par la définition qu’en donne Jean-Marc Giacopelli :  » l’agriculturel étant l’ensemble des valeurs, des connaissances, des représentations et des biens issus des actions de l’homme sur son environnement, sur ses modes de production, végétale et/ou animale « . D’autres préfèrent parler de fêtes agraires en les définissant comme « des manifestations dont le dénominateur commun est de célébrer des produits ou des moments précis d’un cycle de production agricole ». Il semble que la définition d’agriculturel englobe la définition de fête agraire dans le sens où l’agriculturel fait référence aux représentations, aux valeurs et aux connaissances. La fête agriculturelle peut donc être définie comme le moment où l’ensemble de ces valeurs, connaissances et représentations sont exprimées soit en mettant en avant une production agricole, soit en célébrant des pratiques agricoles ou d’autres aspects de la culture agricole d’un territoire.

Rapport intégralement accessible en version PDF (6,3 Mb) sur HAL-SHS.

Que donne la nature? L’écologie par le don

Revue du MAUSS, n°42, 2013/2, 432 pages, Editeur La Découverte
Toutes les cultures traditionnelles ont considéré les relations entre les hommes et les êtres de leur environnement naturel – animaux, plantes, montagnes, étoiles, esprits du lieu, génies, etc. – comme des relations de don et de contre-don: il fallait donner ou rendre à la nature pour qu’elle continue à se montrer féconde et généreuse. La caractéristique centrale de la culture moderne, concomitante à l’apparition du capitalisme, réside sans doute dans la rupture radicale avec cette conception : vue seulement comme un ensemble de réalités inertes, la nature a cessé d’être considérée comme partenaire possible d’une relation de don. Le déconstructionnisme nihiliste parachève ce travail de désenchantement du monde naturel en congédiant toute naturalité.
Résumés des articles accessibles sur CAIRN (articles payants).

Fête des Simples 2013 : Conférences Audio

Conférences de la Fête des SIMPLES de la Palud sur Verdon (France), 5-6 octobre 2013 intégralement disponibles en accès libre, au format mp3 sur le site du Syndicat des Simples.

– Jean-Luc DOMENGE – Enseignant (04)
‘‘Collecte et héritage des savoirs et savoir-faire dans le Verdon’’

– Jean-François ROUSSOT -Producteur Simples (05)
‘‘La transmission d’un savoir-faire’’

– Élise BAIN-Ethnologue (68)

“L’ethnobotaniste, acteur ou rouage de la transmission des savoirs faire liés au végétal ?”

– Daniele MUSSET- Ethnologue, directrice de l’ethnopôle de Salagon (04)

“La lavande dans le Verdon aujourd’hui : pratiques, images et paysages”

– Alain SANGUINETTI & Christophe COTTEREAU – Producteurs d’huiles essentielles Simples (06)

“Place aux jeunes, transmission d’une ferme de plantes aromatiques”

– Mickaël MOISSEEFF – Asquali, biologiste, chercheur indépendant en olfaction (31)

‘‘Les plantes parlent aux plantes, aux insectes et aux hommes, le langage des odeurs”

– Pascale MILLIER – Pharmacienne, conseillère et formatrice en élixirs floraux Directrice scientifique et pédagogique du laboratoire DEVA (38)

‘‘Élixirs floraux, Le message des fleurs”

– Julie SUBIRANA – Médecin généraliste (69)

“Comment parle-t-on de la phytothérapie sur les forums internet et pourquoi se soigne-t-on par les plantes à l’heure actuelle ?”

– Laurence POURCHEZ – Anthropologue, Université de La Réunion (97)
‘‘Vraies et fausses transmissions culturelles autour de la pharmacopée à la Réunion : vraies transmissions familiales, charlatanisme et pouvoir’’

-Table Ronde ‘‘La transmission des savoirs du végétal, entre hommes et plantes’’ avec la participation de Pierre LIEUTAGHI, ethnobotaniste et écrivain. Cette table ronde, animée par Laurence Chaber, rassemble les différents conférenciers et intervenants du week end. Comment s’effectue cette passation aujourd’hui au travers des producteurs-herboristes, des guides de pays, des stages, des chercheurs et d’Internet ?