ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour septembre, 2013

Les séchoirs à fruits traditionnels en Provence

Article de Henri Pellegrini paru sur le site Itarkéo

« De nombreux villages de Provence portent encore les traces des appareillages destinés à la dessiccation des fruits en vue de leur conservation. Les habitants ont longtemps utilisé des aménagements spéciaux qui permettaient de bénéficier des effets de l’ensoleillement exceptionnel de ces régions pour garder tout l’hiver les fruits récoltés pendant l’été. Suivant les terroirs, les modes opératoires et les architectures sont différents et variés. On trouve les séchoirs solaires de fenêtre ou des greniers largement ouverts, mais aussi des constructions spécifiques, bâtiments affectés au séchage et des restanques clôturées qui portent selon les lieux des appellations variées. Cette tradition affecte largement les deux départements des Alpes-Maritimes et du Var et s’applique au traitement des fruits locaux, figues, prunes, châtaignes, voire champignons. On peut la comparer aux usages d’autres lieux où elle s’applique aux produits de la pêche, de l’élevage ou de la chasse et même aux fromages… »

Lire l’article en intégralité sur le site.

Quand toit de l’université rime avec potager

Article de Clément Guyot paru dans les Bulletins de l’Actualité technologique internationale, 27/09/2013

« Produire des aliments sur le toit de l’Université technique de Berlin (TU Berlin), tel est l’objectif de l’initiative « Essbarer Dachgarten » (« Des toits comestibles »).

En septembre 2013 les étudiants de la TU Berlin ont semé sur le bâtiment principal de leur université des graines de fruits, légumes et herbes aromatiques. Cette initiative a été financée dans le cadre d’un embellissement général du campus, et se veut donc esthétique mais aussi éducative. La charte de développement durable de la TU stipule, en effet, que l’université doit devenir un lieu de formation scientifiquement pragmatique et socialement agréable afin d’offrir des conditions optimales d’apprentissage. L’initiative servira donc d’appui aux formations agronomiques dispensées par la TU. De plus, les toits seront ouverts au public, permettant ainsi aux personnes extérieures d’assister à certains cours. La récolte du jardin sera, quant à elle, distribuée aux étudiants.

En parallèle, l’initiative « Essbarer Dachgarten » s’est ralliée à l’association universitaire Kulina, afin de sensibiliser les jeunes adultes aux problèmes liés aux habitudes alimentaires.

Ce projet se veut aussi un exemple d’agriculture urbaine à Berlin et vise à inciter de gestionnaires de bâtiment à opter pour une transformation écologiques de leurs toitures. Les surfaces ainsi concernées peuvent enrichir la biodiversité locale en plantes et organismes indigènes. Durant les trente dernières années, de nombreux projets d’agriculture urbaine ont vu le jour en Allemagne, comme le célèbre Prinzessinen Garten dans la capitale allemande. »

Le travail de la souffrance. Parcours biographique du cultivateur sénoufo (Côte d’Ivoire)

Article de Marianne Lemaire paru dans « Systèmes de pensée en Afrique noire« ,  n°18, 2008

Aux vainqueurs de leurs concours de travail agricole, les Sénoufo Tyebara imputent une souffrance morale à même de leur faire oublier toute souffrance physique. Cette profonde souffrance préfigure celle avec laquelle ils devront composer tout leur vie durant. Car le parcours biographique des champions de travail agricole est un parcours semé d’infortunes, au terme duquel ils sont contraints de renoncer au travail agricole pour pratiquer la divination. Une fois devins, ils expérimentent encore une nouvelle souffrance dont la dimension physique vient soulager la dimension morale. Ainsi, les Sénoufo valorisent une souffrance plénière, dont les deux dimensions, physique et morale, sont nécessairement réunies pour pouvoir venir au secours l’une de l’autre.

Article en accès libre et intégral sur le site de la revue.

L’invention de la nature : à la croisée des savoirs, des disciplines et des imaginaires

Journée d’étude, MISHA d’Alsace (programme 2013-2015 « La nature à la lettre »), Strasbourg, 25 octobre 2013

Cette journée d’étude du  questionne les rapports entre savoirs et imaginaires de la nature sous l’angle de leur production, c’est-à-dire des régimes de connaissance et des modes de percolation qui voient l’enjeu « nature » irriguer une pluralité de champs du savoir et leur ordonnancement disciplinaire.

Les sociétés contemporaines sont aujourd’hui confrontées à un problème de révision et de transformation des savoirs, des énoncés et des représentations sociales de la nature, voire même directement à la nécessité de concevoir de nouveaux dispositifs de connaissance de la nature et de production de normes (juridiques, sociales, culturelles…) en matière d’environnement. Dans cette optique, la question des régimes de connaissances de la nature propres aux sociétés de l’Europe moderne et contemporaine conduit à interroger une pluralité d’imaginaires, d’écritures et de savoirs, aux relations non moins diverses, aux hiérarchies et aux circulations recomposées, dans un contexte à la fois localisé et globalisé.

Programme

8h45 : Accueil

9h : Introduction. Aurélie Choné et Philippe Hamman, Maître de conférences HDR en études germaniques, EA 1341 Études germaniques, Université de Strasbourg & Professeur de sociologie, Directeur-adjoint de l’UMR 7363 Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (SAGE), CNRS-UdS

Session 1: 9h20 – 11h

Présidence de séance : Isabelle Hajek, Maître de conférences en sociologie, SAGE, UMR 7363 CNRS-UdS

– Interroger les cultures de la nature des habitants en leurs lieux : vers l’émergence de modes d’habiter durables ?
Nicole Mathieu, Directrice de recherche au CNRS, UMR 7533 Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS), Université Paris 1
– Petite phénoménologie environnementale : retour sur quelques cas de crise environnementale à la lecture de Dewey, Von Uexkull et Ingold Florian Charvolin, Chargé de recherche au CNRS, HDR, UMR 5283 Centre Max Weber, Université de Saint-Étienne

Session 2 : 11h20 – 13h

Présidence de séance : Pierre Le Roux, Maître de conférences HDR en ethnologie, SAGE, UMR 7363 CNRS-UdS

– Le Zanskar, entre Lha-yul (pays des esprits) et baromètre du réchauffement climatique
Salomé Deboos, Maître de conférences en ethnologie, SAGE, UMR 7363 CNRS-UdS
– Survivances du sentiment océanique dans l’art contemporain
Philippe Filliot, Professeur agrégé d’arts plastiques à l’Université de Reims Champagne-Ardenne

Session 3 : 14h20 – 17h

Présidence de séance : Maryse Staiber, Professeur en études germaniques, Directrice de l’EA 1341 Études germaniques, UdS

– Le monde naturel de C.F. Ramuz : une approche écocritique de son œuvre
Montserrat López Mújica, Professeure de langue française à l’Université de Alcalá
– « Ce ciel qui me traverse me surprend ». Approches de la nature chez un poète « tardif », Philippe Jaccottet
Peter Schnyder, Professeur de littérature française et européenne, Directeur de l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (EA 4363, ILLE), Université de Haute-Alsace
– Pierre Sansot (1928-2005). Poétique et Ville-Nature
Jean-Michel Rietsch, Docteur ès lettres, EA 4363 ILLE, Université de Haute-Alsace

[Info Calenda]

Flore sacrée : les reliquaires à paperoles, ornements sublimes

Article de Céleste Olalquiaga paru dans la revue de l’INHA « Perspective« , n°1, 2010, pp.151-157

« Objet de multiples études, notamment pour leur littérature et leurs extases mystiques, les ordres religieux féminins ont été peu analysés sous l’angle de leurs productions matérielles, témoignages pourtant tout aussi passionnants et bien plus tangibles. Parmi cette production se distinguent des objets de dévotion privée d’un type particulier : les reliquaires à papiers roulés, boîtes vitrées figurant une scène religieuse placée au cœur d’une végétation luxuriante, dont la première mention apparaît en 1643. Qu’il s’agisse de figurines en pâte ou de gravures découpées, des images relevant de l’iconographie chrétienne y sont fixées à la colle animale et entourées de reliques sacrées, elles-mêmes « habillées » par un foisonnement floral fait de papiers roulés, appelés « paperoles ». Encadrés et mis sous verre, ces tableaux en trois dimensions donnent l’impression de boîtes magiques évoquant des bois enchantés. »…

Lire l’article intégral sur le site de la revue.

L’ornement dans les parterres de jardins : XVIe-XVIIIe siècles

Article de Iris Lauterbach paru dans la revue de l’INHA « Perspective« , n°1, 2010, pp.144-150

« Au premier regard, la structure bidimensionnelle de l’ornement semble s’opposer au caractère spatial du jardin. L’ornement s’illustre ainsi tout particulièrement dans l’aménagement des secteurs plats du terrain, que ce soit dans les parterres du jardin à la française ou dans le pleasure ground du jardin paysager, situés à proximité des bâtiments. La recherche internationale sur l’art des jardins en général, et sur la Renaissance et l’époque baroque en particulier, a considérablement progressé ces trois dernières décennies. Or elle n’a pas seulement contribué à mettre en lumière les différentes phases du développement des jardins du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, mais s’est également focalisée sur l’élément le plus spectaculaire du jardin d’agrément : le parterre »…

Lire l’article intégral sur le site de la revue.

A quoi servaient les feuilles d’arbousier ?

Émission radio de RCF Méditerranée

L’historien Bernard Romagnan évoque l’utilisation des feuilles d’arbousier dans le département du Var du 16ème au 18ème siècle.

A écouter sur le site de la Mémoire orale du Var.