ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour juillet, 2013

La nature « projetée ». Appropriations, usages et représentations de la nature

Programme MISHA 2013-2015 « La nature à la lettre. Écritures et production des savoirs sur la nature dans l’Europe moderne et contemporaine. », Journée d’étude du 18 septembre 2013 – salle de la Table Ronde, MISHA, Strasbourg

Cette journée d’étude interdisciplinaire interroge les enjeux de l’appropriation de la nature et de sa « projection » – matérielle (le projet urbain…) et symbolique (les représentations…) – dans un système de pensée propre aux acteurs mobilisant la notion même de « nature ». On cherchera à voir comment, à travers d’un côté des projets de développement territorial et politique, et de l’autre la production de savoirs et d’écritures sur la nature, cette dernière est appropriée et utilisée par différents groupes d’acteurs.

Programme

9h00 – 9h30 :

  • Ouverture : Isabelle Hajek et Philippe Hamman, Maître de conférences et Professeur de sociologie, Faculté des Sciences sociales / UMR SAGE, Strasbourg, Responsables du Programme MISHA « La nature à la lettre »
  • Présentation de la journée : Marie Mangold, doctorante en sociologie à l’UMR SAGE, Strasbourg

9h30 – 10h40 : Conférence thématique :

« Mobilisations associatives et enjeux de durabilité dans les projets d’écoquartiers »

  • Camille Gardesse, docteure en urbanisme et aménagement de l’espace, en post-doc au LATTS (Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés), Paris

11h-13h : Session 1 : « L’enjeu nature dans le projet de développement territorial »

Animateur : Albert Lévy (chercheur CNRS au Laboratoire « Théories des mutations urbaines », Paris)
  • Nirina Andriamanantenasoa (doctorant en sociologie à l’UMR SAGE, Strasbourg) :« Les enjeux environnementaux autour de l’implantation du projet minier Dynatec-Ambatovy à Madagascar »
  • Séverine Borderon (doctorante en droit à l’UMR GREDEG, Nice-Sophia Antipolis) : « La nature devenue projet de compensation écologique »
  • Jawad Daheur (doctorant en histoire à l’EA ARCHE (Arts, civilisation et l’histoire de l’Europe), Strasbourg) : « La nature comme espace de légitimation : le cas du projet colonial allemand en Pologne (1850-1918) »

14h30-16h30 : Session 2 : « Imaginaires de la nature : écriture et savoirs »

Animatrice : Aurélie Choné (MCF HDR au département d’études allemandes, EA 1341 Études germaniques)
  • Karen Hoffmann-Schickel (docteure en ethnologie et chercheure associée à l’UMR SAGE, Strasbourg) : « Nature projetée, nature rejetée : l’ethnocide missionnaire chez les Sâmes de l’Europe du Nord. La destruction des tambours chamaniques comme symboles d’une culture naturelle »
  • Dominique Lévy-Jahanbakht (doctorante à l’EA Etudes germaniques, Strasbourg) : « L’expérience de la nature dans les récits de voyages des écrivains allemands en Iran (1850-1950) : mythes et « réalités » »
  • Marie Mangold (doctorante en sociologie à l’UMR SAGE, Strasbourg) : « La place de la nature dans le logement dit « durable ». Pratiques et représentations d’habitants en questionnement »

17h-18h30 : Conférence thématique :

« L’enjeu sanitaire de la nature dans l’urbanisme : regards rétrospectif et prospectif. »

  • Albert Lévy (chercheur CNRS au Laboratoire « Théories des mutations urbaines », Paris)

Voir le programme et les contacts ici.

[Info Calenda]

Le jardin comme lieu de l’intériorité au Moyen-Âge

Emission de radio « L’éloge du savoir », France Culture, 19 juillet 2013

Emission consacrée au jardin médiéval avec l’historienne Pascale Bourgain. 

A réécouter sur le site de l’émission.

La jungle dans Platoon et Apocalypse Now : le soldat américain face à sa propre nature

Mémoire de Master 2 de Suzanne Montagner, UFR Arts plastiques, cinéma, 15/07/2013, Frédéric Sojcher (Dir.), Frédéric Sojcher (Pres.), 108 p.

Ce mémoire interroge la place de la jungle et de la nature dans l’espace filmique, qu’elle soit géographique, stratégique ou symbolique. Dans un contexte particulier de guerre du Vietnam, il tente de définir le lien entre la nature sauvage théâtre des combats et des questionnements et propos propres aux deux films étudiés, Platoon et Apocalypse Now.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (27,4 Mb) sur Dumas.

Le cassis (Ribes nigrum L.)‎ : études botanique, chimique et effets thérapeutiques

Thèse de Stéphanie Gerbaka, Thèse d’exercice de Pharmacie, 11/07/2013, Serge Krivobok (Dir.), 79 p.

Ce mémoire permet de faire une synthèse des connaissances sur une plante médicinale inscrite à la Pharmacopée Française XIe édition, le cassis, Ribes nigrum L., ainsi que ses usages pharmaceutiques. Le nom du cassis dérive du mot casse (dialecte poitevin signifiant en latin fausse cannelle). De la famille des Grossulariacées, le cassis est un arbrisseau d’un à deux mètres, non épineux à fleurs vertes-rougeâtres en grappes, à feuilles vertes foncées. Originaire du nord de l’Europe et de l’Asie, cette plante se rencontre souvent dans les environnements humides comme les bois ; et c’est en Bourgogne que la culture du cassis est la plus répandue en France. De part sa composition chimique riche en polyphénols, flavonoïdes, et anthocyanosides, contenus dans ses feuilles, ses fruits, ses bourgeons et son huile essentielle, le cassis montre une grande diversité d’actions pharmacologiques : anti-oxydante, protectrice vis-à-vis des maladies cardiovasculaires, anti-herpétique, anti-infectieuse, anti-inflammatoire, hypo-tensive, et diverses actions sur l’acuité visuelle. Ses applications dans l’industrie agro-alimentaire comme colorant naturel et en liquoristerie avec les crèmes et les liqueurs de cassis, sont aussi responsables de sa renommée.

Thèse intégralement accessible en version PDF (4,2 Mb) sur Dumas.

Evaluation du potentiel textile des fibres d’Alfa (Stipa Tenacissima L.) : caractérisation physico-chimique de la fibre au fil

Thèse de Mohamed Dallel, Université de Haute Alsace – Mulhouse (Laboratoire de Physique et Mécanique Textiles, Génie des Procédés), 12/12/2012, Abdelaziz Lallam (Dir.), 141 p.

Compte tenu des propriétés spécifiques de l’Alfa, de son haut potentiel fibreux, des conditions de sa production et de sa transformation très écologiques, nous nous sommes proposés de mener une étude ayant pour objectif l’extraction des fibres cellulosiques à partir de la plante en vue d’applications textiles. L’extraction est conduite suivant différentes voies : mécanique, classique à la soude et enzymatique. A la lumière des différentes caractéristiques de ces fibres issues des différents procédés d’extraction, nous avons établi des corrélations entre la structure et les propriétés des fibres cellulosiques obtenues. Les fibres 1, 2 et 3 issues de différentes extractions ont fait l’objet d’une étude comparative dans le but d’évaluer au mieux, d’une part, leurs caractéristiques physico-chimiques (finesse et longueur, densité, MEB, FTIR-ATR, diffraction aux rayons X, comportement au mouillage et énergie de surface, taux de reprise, cinétique d’absorption-désorption…) et leurs propriétés mécaniques, d’autre part. L’efficacité de chaque traitement a été approuvée par l’élimination progressive des composants non cellulosiques et l’obtention de fibres longues prêtes à être intégrées dans le processus de transformation textile. Dans un second temps, nous avons produit des fils par le procédé conventionnel anneau- curseur afin d’obtenir une structure organisée et homogène. Ainsi, le potentiel textile des fibres d’Alfa a été confirmé. Afin de valoriser les fibres très courtes, nous les avons mises en solution dans un solvant écologique : le NMMO. La solution concentrée est extrudée à travers une filière selon le procédé de filage humide appliqué aux fibres Lyocell. Finalement, une comparaison entre les fibres extraites des tiges d’Alfa, les filaments obtenus par coagulation et les autres fibres naturelles couramment utilisées dans l’industrie textile, a été effectuée tout au long de cette étude pour permettre de bien situer les fibres d’Alfa dans le paysage général des fibres textiles.

Thèse intégralement accessible en version PDF (6,2 Mb) sur TEL.

Étude ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement du diabète chez les femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi (Bénin)

Article de Fah L., Klotoé JR, Dougnon V., Koudokpon H., Fanou VBA., Dandjesso C., Loko F. paru dans « Journal of Animal &Plant Sciences », 2013. Vol.18, Issue 1: 2647-2658.

La présente étude a permis d’identifier les plantes à propriétés antidiabétiques vendues aux femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi. Il est revenu, de ces enquêtes, que les espèces les plus vendues par les herboristes pour le traitement du diabète chez les femmes enceintes sont : Catharanthus roseus L., Lippia multiflora Moldenke et Phyllanthus amarus Sch. et Th. Les recettes sont composées de plantes uniques (14,29%) ou d’association de deux à onze plantes (85,71%). Leurs coûts accessibles varient de 200 à 1000 Francs CFA. Les parties de plantes les plus utilisées sont la tige feuillée, la tige, la plante entière, l’écorce et la racine et les recettes sont préparées essentiellement par décoction et administrées exclusivement par voie orale. Ces résultats constituent la base d’études ultérieures visant à évaluer expérimentalement les potentialités de ces plantes. Cela permettra de mettre à la disposition des parturientes, de substances nouvelles d’origine endogène.

Article intégralement accessible en version PDF (684 Ko) sur le site d’Elewa.

Produire et discuter des normes environnementales. Écologues et forestiers face à la biodiversité associée au bois mort

Thèse de Philippe Deuffic, Université de Bordeaux, Bordeaux Segalen Sciences Po Bordeaux Centre Émile Durkheim (UMR 5116 du CNRS), (17/10/2012), Charles-Henry CUIN (Dir.), 527 P.

Depuis plus de 40 ans, les mobilisations autour d’enjeux environnementaux interrogent les relations que l’homme entretient avec la nature. Mais toutes les questions d’environnement ne retiennent pas l’attention des pouvoirs publics et du public. Fondée sur une approche constructiviste de sociologie des problèmes publics et de sociologie cognitive, la thèse permet de comprendre, à partir de l’exemple de la conservation des bois morts, comment cette question a été instituée en problème public – sous l’impulsion de scientifiques et de responsables d’associations environnementales – et inscrite à l’agenda des politiques environnementales. Si la dimension sectorielle de ce type de problème a rendu difficile sa médiatisation, la thèse montre aussi qu’il a bénéficié de l’alignement du cadre interprétatif sur des catégories de problèmes publics déjà identifiés comme celui de la biodiversité. La thèse interroge également la production normative inhérente à la publicisation de cette question ainsi que les conditions d’élaboration de solutions. Si la production de normes censées résoudre ces problèmes est de plus en plus décentralisée et négociée, ce travail de normalisation montre ses limites en termes d’asymétrie de pouvoir, de légitimité sociale accordée aux différents acteurs de la négociation et de l’hétérogénéité des référentiels qui reposent parfois sur des compromis minimalistes et fonctionnels. Malgré cette absence de cadres interprétatifs et de référentiels normatifs stabilisés, les forestiers de terrain, enquêtés dans les Landes de Gascogne et la forêt de Rambouillet, se montrent de plus en plus réceptifs à la question de la biodiversité associée aux bois morts mais aussi à l’utilisation de cette biomasse comme source d’énergie renouvelable. Notre approche de sociologie cognitive, et en particulier de la pensée technique, montre que cette mise en concurrence et ce recadrage autour de problèmes publics environnementaux présentés comme d’égale importance interrogent à nouveau les forestiers sur leur façon de concilier éthique environnementale et économie dans le cadre de leur gestion forestière.

Thèse intégralement accessible en version PDF (4,4 Mb) sur TEL.