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Du jardin comme paysage sacral en Italie à la Renaissance

Intervention de Hervé Brunon parue dans « Paysage sacré et exégèse visuelle du XVIe au XVIIe siècle », Paris : France (2007)

En forgeant, sur la base des travaux d’Alphonse Dupront, la notion de  » paysage sacral « , c’est-à-dire sacralisé, ayant acquis secondairement un caractère sacré, cette contribution vise à éclairer pourquoi les différents traits typologiques du jardin proprement sacré dans l’Antiquité – selon les principales conceptualisations du sacré élaborées en anthropologie depuis Émile Durkheim – s’appliquent si difficilement pour les jardins en Italie à la Renaissance, et en quoi la survivance de la mythologie dans le répertoire iconographique et sur le plan imaginaire, animant le paysage de présences divines et  » peuplant l’univers d’élégants fantômes  » comme le dira Chateaubriand, vient troubler – en posant à l’historien l’épineuse question de la tentation humaniste du syncrétisme – l’éventuelle valeur religieuse du jardin, qui, toutefois, s’appréhende d’autant mieux que l’on tient compte de ce paradigme culturel fondamental du paysage issu des premiers siècles du christianisme qu’est le désert, postérieurement assimilé à la montagne et à la forêt.

Texte intégralement accessible en version PDF (260.7 Kb) sur HAL-SHS.

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