ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Les pharmacopées de tradition orale. Quelle écriture ? Pour quel patrimoine ?

Article de Élisabeth Motte-Florac paru dans les Cahiers de littérature orale, n°63-64, 2008, 391-423.

En 1978, lors de la réunion d’Alma Ata, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu l’utilité des médecines traditionnelles pour les soins de santé primaire des pays du Sud et pour les besoins en médecine complémentaire et parallèle des pays du Nord. En conséquence, les recherches sur les pharmacopées de tradition orale se sont considérablement développées. À la suite du Sommet de la Terre de Rio en 1992 et de l’intérêt porté à la notion de «développement durable », le recueil de ces pharmacopées s’est encore amplifié. Cette démarche de « mise en patrimoine » n’est ni simple ni neutre. Elle impose de faire des choix nombreux et importants, concernant langues et langages, formulations et présentations, informateurs et informations, délimitations spatiales et temporelles, etc. Quelles formes d’écriture sont (peuvent, doivent) être utilisées selon que le projet engagé est principalement axé sur la sauvegarde, l’évaluation ou la valorisation ? Nous aborderons les différentes options, particulièrement celles qui peuvent se révéler lourdes de conséquences, et leurs répercussions sur les populations concernées, sur les savoirs et sur les thérapeutes.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue.

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