ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de avril, 2013

Des cafés phyto

Café Phyto, soirées de partage sur les plantes médicinales au Café Lecture Les Augustes, à Clermont-Ferrand (France), 20h30

Le 28 mai 2013 : La Monarde par Christine Roche

Monarde-28-mai-2013

Le 4 juin 2013 : La hêtraie par Thierry Thévenin

La-hetraie-4-juin-2013

[Info blog de Jean-Marc Lugné]

Auprès de nos arbres, vivions-nous heureux ?

Emission de radio « Concordance des temps », de J.N. Jeanneney, France Culture, 27 avril 2013

Alain Corbin est le maître reconnu de l’histoire des sensibilités et a ouvert à la curiosité bien des pistes nouvelles selon bon nombre d’intuitions fécondes. Voici à présent qu’il s’attache dans un livre tout neuf à l’imaginaire des arbres, dans la crainte que cet imaginaire se perde, et dans la conviction qu’il mérite en notre siècle de fer et d’industries brutales d’être restitué avec tendresse. Sur les souffrances des arbres bien des événements récents ont attiré l’attention collective. Les événements naturels comme l’effroyable tempête de 1999, qui en a jonché nos paysages, nos parcs et nos jardins, ou bien encore, plus récemment, le cyclone Dean de 2007, qui a martyrisé les forêts martiniquaises. Des ravages dus aux hommes, aussi bien, telle la déforestation à l’œuvre au Brésil ou en Indonésie, sous l’effet de la quête dévergondée de bois exotiques ou d’une extension irréfléchie des terres agricoles. Sans compter, ici ou là, des violences symboliques, telle la menace accablant le marronnier d’Anne Franck, que la municipalité d’Amsterdam projetait d’abattre en 2007, et que les riverains se sont acharnés à préserver pour sauvegarder la mémoire de la jeune fille assassinée. La sensibilité des humains devant les arbres, telle que l’ont exprimés les artistes, les peintres, les écrivains depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, méritait bien qu’Alain Corbin s’y attache, et que nos auditeurs y prêtent, une heure durant, attention.

A réécouter sur le site de l’émission.      

Une offrande de ciste dans une tombe carthaginoise (VIe-Ve s. av. J.-C.). Une approche interdisciplinaire alliant archéo-ethnobotanique et chimie organique analytique

Article de Nicolas Garnier et Elisabeth Dodinet paru dans Archéosciences, n°37, 2013, pp. 51-66

Dans les collections du musée Fragonard à Grasse, un bloc de résine noire fortement odorant provenant d’une tombe carthaginoise du vie-ve s. av. J.-C., était étiqueté « labdanum » (résine de ciste), mais sans aucune documentation pour soutenir l’identification. L’absence de macrorestes végétaux obligeait à rechercher chimiquement les marqueurs conservés. Les lacunes et le manque d’exhaustivité de la littérature sur la chimie du genre, issue essentiellement de la parfumerie et de la pharmacognosie, conduisirent à échantillonner différentes résines de Cistus spp. La forte présomption, tirée de la littérature antique, de l’utilisation de plusieurs espèces en Méditerranée pour la période et la localisation de la trouvaille dictèrent le choix des espèces candidates analysées à partir de spécimens authentifiés botaniquement.
Plus de 300 constituants chimiques, fractionnés suivant leur polarité puis analysés par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC-MS), ont été identifiés dans la résine archéologique, relevant essentiellement des sesquiterpènes, diterpènes et cires végétales. La comparaison chimique de sept résines fraîchement récoltées sur différentes espèces permit de définir les marqueurs communs spécifiques au genre Cistus. La confrontation des profils a permis de confirmer l’identification de Cistus ladanifer, fournissant ainsi, grâce à la collaboration entre chimistes et (ethno)botanistes, la plus ancienne attestation d’utilisation de résine de ciste en Méditerranée.

Article en accès payant sur Cairn (ou en accès libre en janvier 2017 sur le site de la revue).

Dîtes-le avec des fleurs

Emission « Culturesmonde » de Florian Delorme, France Culture, du 22 au 25 avril 2013, 11h-11h50

1-La culture des fleurs (avec Hervé Brunon, Clotilde Boisvert et Christian Chavagneux)

« La culture des fleurs », c’est le titre d’un ouvrage de l’anthropologue britannique Jack Goody qui fait référence chez les historiens de la fleur. L’auteur y montre comment les usages des fleurs évoluent au cours du temps, en fonction des cultures. Du pourtour méditerranéen durant l’antiquité jusqu’à l’époque moderne ; Goody se penche sur la présence des fleurs dans les différentes sociétés. 

Faire l’histoire des fleurs, c’est faire l’histoire de la botanique, c’est comprendre d’où viennent les variétés de fleurs, comment elles s’implantent sur de nouveaux territoires, mais c’est aussi faire une histoire culturelle: depuis quand cultive-t-on des fleurs dans des jardins? Sous quelles formes? Quelles sont leurs fonctions et leurs valeurs symboliques selon les époques et les régions du monde? Comment comprendre leurs usages, ou au contraire, leur rejet?

Les fleurs sont un objet éphémère et fragile, contrairement aux arbres, dont on trouve aujourd’hui encore, des traces dans les jardins. C’est donc un travail délicat que celui de faire l’histoire des fleurs dans les jardins. 

D’où viennent les fleurs que l’on trouve dans les jardins d’aujourd’hui? Depuis quand sont-elles là, qui les a rapportées, les a manipulées? Est-ce que les fleurs à la mode aujourd’hui l’étaient déjà au 16e siècle? Existe-t-il toujours plusieurs cultures des fleurs?

2- De Nakuru à Cundinamarca: la guerre des roses

3 – La route des fleurs

4- Les fleurs du bien

Emissions à (ré)écouter sur le site de l’émission.

La sagesse des herbes folles

Émission d’Alain Kruger « On ne parle pas la bouche pleine », France Culture, 21 avril 2013

Avec George Oxley et Diana Ubarrechena, auteurs du « Manifeste gourmand des herbes folles », éd. Du Toucan, 2013.

A (re) écouter sur le site de l’émission.

Régimes amaigrissants : place de la phytothérapie et du conseil officinal : étude de 3 plantes en particulier

Thèse d’exercice de pharmacie de Amélie Machut, Grenoble, 05/04/2013, Florence Souard (Dir.), 121 p.

Parallèlement au développement du culte du « corps parfait », les régimes amaigrissants prospèrent et sont souvent entrepris sans avis médical préalable. Ajouté à cela, le marché des traitements alternatifs, pour la phytothérapie en particulier, se fait de plus en plus présent, notamment sur internet. En étudiant 3 de ces plantes les plus vendues sur la toile (Garcinia cambogia, Hoodia gordonii, et le Nopal), on constate que les risques pour la santé sont encore souvent mal évalués et que les études sur leur efficacité n’ont pas encore fait leurs preuves. Le pharmacien d’officine a un rôle important à jouer dans la prise en charge des personnes entreprenant un régime amaigrissant. Il peut sécuriser le conseil en informant les patients des risques liés à ces régimes, et en adaptant son conseil aux besoins de la personne. Ce document donne quelques indications au pharmacien pour l’aider au quotidien à conseiller des produits issus de la phytothérapie en accompagnement d’un régime amaigrissant.

Thèse en accès libre et intégral en version PDF (2,1 MB) sur Dumas.

Hommes & Plantes n°83

Au sommaire du nouveau numéro 83 de la Revue « Hommes et plantes » (publiée par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées) :

– Editorial : Les archives de la planète (Jean-François Dewilde)
– Hommes et Plantes : Dimitrie Brandza,regard sur l’œuvre du fondateur de l’école de botanique roumaine. Dimitrie Brandza est aussi le créateur du jardin botanique de Bucarest et est à l’origine de ses larges collections. (Pr. Andrei Marin)
– Plantes utiles : Racines africaines, une réflexion ethnobotanique pour cerner l’influence des traditions africaines et de l’esclavage sur les plantes comestibles qui font partie des traditions de Guyane. (Marie Fleury)
– Collection à découvrir : Plantes carnivores de Nancy, comptant aujourd’hui près de 350 taxons très variés, la collection de plantes carnivores du Conservatoire et des Jardins Botaniques de Nancy s’étoffe en permanence. (Aurélien Bour, Katia Astafieff, Sébastien Antoine, Marc Rémy)
– Ville et plantes : Un village jardin, depuis quelques années, en Touraine, des centaines de rosiers décorent les façades du village… (Joëlle Richard)
– Plantes à découvrir : Bégonias malgaches, après nous avoir fait partager sa passion pour les bégonias africains et, en particulier, les espèces à fleurs jaunes du Gabon, l’auteur nous entraîne dans ses voyages à Madagascar à la découverte d’espèces étonnantes… (Jacky Duruisseau)
– Echos de saison & Agenda (Patrick Mioulane).

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La revue est en vente au bureau du CCVS au prix de 10 euros, plus les frais de port dans le cas d’un envoi.
Tel : 01 46 21 53 80 le mardi et le mercredi de 10h à 17h.
Email : ass-ccvs@wanadoo.fr
Site internet : www.ccvs-france.org