ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de mars, 2013

Création musicale et jardins. Influences réciproques : de l’action à l’interaction

Cette quatrième rencontre (samedi 26 janvier 2013, Parc de Bercy – Pavillon du Lac, Coordination Sophie Barbaux) a exploré différents modes de créations musicales interagissant avec la nature, le jardin, le paysage urbain ou naturel. Le spectateur et/ou son environnement devenant partie des œuvres au même titre que les autres éléments qui les composent.

Ainsi, le soleil permet la sonorisation d’installations poétiques, autonomes énergétiquement. Le vent improvise sa propre symphonie, faisant vibrer, sonner des objets inconnus. Une promenade déclenche, à certains endroits, l’émission de sons particuliers, pour une écoute individuelle ou collective. Les arbres ou les herbes deviennent instruments de musique le temps d’une pratique particulière. De même, en ville, le mobilier des rues et des parcs fait entendre une musique originale. La téléphonie contemporaine et participative propose de se balader, casques aux oreilles, à la découverte d’un paysage sonore…
Qu’ils utilisent des moyens numériques ou non, ces projets artistiques ont tous une dimension sensorielle forte et multiple, invitant à écouter, entendre, se percevoir, voir et regarder autrement. Proposant de (re)découvrir des relations particulières entre nature et culture… Individuelles, collectives ou participatives.

Accueil et présentation de la journée par Laure Marcel-Berlioz, Sophie Barbaux
10:50 minutes (9.93 Mo)
Laure Marcel-Berlioz, directrice du Cdmc et Sophie Barbaux, paysagiste

Interactions et sérendipité, moteurs de la création et de la démarche pédagogique par Gilles Malatray
26:42 minutes (24.45 Mo)
Gilles Malatray, artiste‐formateur, spécialiste de l’art et de la création sonore environnementale

Chasseur cueilleur par Erik Samakh
61:21 minutes (56.16 Mo)
Erik Samakh, plasticien

Garden Party par César Vayssié
15:27 minutes (14.15 Mo)
César Vayssié, réalisateur

Jardin Sharawadji par Michel Risse
33:21 minutes (30.54 Mo)
Michel Risse, compositeur / Cie Décor Sonore

Urban Musical Game par Frédéric Bevilacqua
26:54 minutes (24.63 Mo)
Frédéric Bevilacqua, responsable de l’équipe Interactions musicales temps réel à l’Ircam

(((l’ECHO systM))) par Erwan Lhermenier
29:39 minutes (27.14 Mo)
Erwan Lhermenier, musicien, plasticien

Parcours sonores interactifs par Cécile Le Prado
30:40 minutes (28.08 Mo)
Cécile Le Prado, compositrice

Planter des sons ? par Louis Dandrel
16:42 minutes (15.29 Mo)
Isabelle Depret Bixio, directrice de la Fondation La Borie-en-Limousin et Louis Dandrel, compositeur et designer sonore, directeur artistique du pôle de design sonore à La Borie

Topophonie par Roland Cahen, Xavier Boissarie
30:10 minutes (27.62 Mo)
Roland Cahen, compositeur, designer sonore, chercheur, professeur en charge du studio de design sonore de l’ENSCI-Les Ateliers et Xavier Boissarie, artiste numérique, programmeur et directeur de Orbe.mobi

Tout est écoutable (et téléchargeable) en ligne sur le site du CDMC.

[Info du bon Cresson]

Caractérisation mécanique de la loupe de thuya (Tetraclinis Articulata (Vahl) Masters) en vue de sa valorisation

Thèse de Mohammed El Mouridi, Université Montpellier II – Sciences et Techniques du Languedoc (Mécanique et Génie civil), 15/12/2011, Joseph Gril, Abdelillah Hakam (Dir.), 120 p.

La loupe de thuya joue un rôle économique et social important pour le secteur artisanal marocain. Ces dernières décennies, pour répondre à une forte demande, le bois de la loupe de thuya a été surexploité entraînant une dégradation importante des forêts de thuya marocaines. Une réponse possible à cette problématique, à court terme, consiste à limiter les déchets d’usinage. Cette voie d’investigation passe par la caractérisation du matériau et notamment l’identification de son réseau de symétries matérielles. L’objectif de ce travail est donc de caractériser le bois de la loupe de thuya (Tetraclinis articulata (vahl) Masters) dont le comportement mécanique n’a pas été étudié jusqu’à présent. Pour atteindre cet objectif, on passe tout d’abord par une caractérisation multi-échelle. A l’échelle globale, la caractérisation est réalisée en étudiant la structure interne d’une loupe entière par tomographie X, et plus particulièrement la distribution des excroissances foncées caractéristiques de la loupe. Cette étude macroscopique est complétée, à l’échelle microscopique, par une analyse comparative de coupes anatomiques de bois de thuya et de loupe. À l’échelle du matériau, le bois de la loupe est caractérisé en étudiant la dispersion de sa rigidité par une méthode ultrasonore par contact direct. L’étude plus approfondie du comportement mécanique a nécessité la mise au point d’une méthode ultrasonore par contact direct sur des échantillons sphériques afin d’identifier les symétries matérielles d’un matériau. Cette méthode, appliquée au bois de la loupe de thuya, montre que la loupe a un comportement isotrope transverse. Par conséquent, il ne présente pas les mêmes symétries naturelles que le bois présent dans le tronc du même arbre. Cette méthode ne permet pas d’obtenir la matrice de rigidité complète : dans le cas d’un matériau orthotrope, elle donne accès aux 3 termes diagonaux de la matrice et à 3 combinaisons linéaires des 6 autres termes. Pour identifier complètement la matrice de rigidité, nous proposons, en perspective, l’utilisation de la Spectroscopie Ultrasonore Résonante (RUS). Le couplage de la méthode ultrasonore par contact direct développée et de la méthode RUS permettra de déterminer les symétries matérielles et la matrice de rigidité sur le même échantillon. Enfin, des coupes obtenues par tomographie X peuvent être superposées aux graphes de rigidité pour analyser la relation entre la structure interne et le comportement élastique de la loupe de thuya.

Thèse intégralement accessible en version PDF (11,6 Mb) sur TEL.

Temps des plantes, temps des humains

Appel à communication, douzième séminaire d’ethnobotanique de Salagon, 10 et 11 octobre 2013, Forcalquier (France)

L’appel à communication rédigé par Pierre Lieutaghi est consultable ici.

Si vous souhaitez intervenir à ce séminaire, veuillez communiquer un texte d’une dizaine de lignes résumant la proposition, et ce avant le 6 mai.

Les textes sont à envoyer à l’adresse suivante : elisebain[at]hotmail.fr

Jardin et éducation. Un espace pour l’avenir ?

Colloque organisé par l’association Option Diagonale, 11 et 12 avril 2013, Versailles

Faire que le jardin et l’éducation se rencontrent, c’est ne pas tenir le jardin pour un simple décor, mais l’inscrire dans des démarches singulières en quête de l’universel. Longtemps conçu comme un lieu clos, le jardin est porteur de relations : de la nature à l’artifice, de l’effort du corps et de l’esprit au ravissement, de l’espace public au lieu préservé, peut-être est-il essentiellement éducatif, comme un pont vers l’avenir qui échappe aux formules préfabriquées. À partir d’un examen du rôle que le jardin a tenu et tient encore dans l’éducation sous toutes ses formes, mais aussi de l’éclairage que la problématique de l’éducation peut apporter pour repenser le sens des jardins aujourd’hui, il s’agit dans ce colloque de poser les jalons d’une réflexion contemporaine sur les jardins, et au-delà sur les « espaces en culture » de notre avenir terrestre. Le colloque, réunissant chercheurs et praticiens pendant deux journées, est ouvert à tous.

Programme

Jeudi 11 avril 2013

9 h 45. Présentation

Séquence 1. Le jardin et le monde

  • 10 h. Un jardin de l’américanité. Les jardins du précambrien de René Derouin, par Alain Kerlan, Pofesseur à l’Université Lyon 2, directeur de l’ISPEF.
  • 11 h. Enjardiner le monde. Une éthique selon les plantes, par Sylvie Pouteau, chargée de recherche à l’INRA, Institut J.-P.Bourgin, UMR 1318 INRA Agro Paris Tech.

Séquence 2. Les jardins à l’épreuve de l’expérience

  • 13h30. Pédagogie du jardin, transmission et interprétation du patrimoine naturel et culturel : l’expérience des Jardins d’Utilités, et le nouveau centre de Port-Royal-des-Champs, par Sylvain Hilaire, historien et responsable du nouveau centre de Ressources et d’Interprétation du musée national de Port-Royal-des-Champs.
  • 14h15. Des petits jardins qui ne manquent pas de sel! (un programme de jardinage pédagogique, les « petits jardins saugrenus »), par Phlippe Mahuziès, chargé de mission Sciences et Développement Durable, Direction Académique de l’Hérault.

Séquence 3. Une scénographie des jardins

  • 15h30. Martine à Chevetogne, ou : comment concrétiser le bonheur, par Bruno Belvaux, auteur dramatique et de livres pour enfants, directeur du domaine de Chevetogne en Belgique.
  • 16h30. Le Zoo d’Anvers, quintessence d’un parc paysager « french style » : lieu de connaissance et de civilité, par Benoit Fondu, Architecte des jardins et du paysage, diplômé en horticulture, architecture du paysage et conservation des parcs et jardins historiques.

Vendredi 12 avril 2013

Séquence 4. Une leçon pour vivre

  • 9h30. Le jardin, image et matrice de vie, par Christine Delory-Momberger, professeur en sciences de l’éducation Université Paris 13/Nord.
  • 10h30. Concevoir un jardin, ou : les jardins poussent d’abord dans la tête!, par Aline Hébert-Matray, responsable du cabinet d’ingénierie culturelle « Jardins de culture », en charge de l’accompagnement du dispositif « imaginaire et jardin » de la communauté d’aglomération Plaine Commune.
  • 11h30. Le jardin : le clos et l’ouvert, par Jean-Jacques Sarfati, juriste et philosophe, lycée J.D’Albret de Saint-Germain en Laye/Laboratoire Culture, idées, savoirs de l’Université Paris Est Créteil.

Séquence 5. Des jardins post-modernes ?

  • 14h. Jardins d’enfance ou du développement ?, par François Chomarat, docteur en épistémologie et histoire des sciences, lycée Descartes de Montigny le Bretonneux.
  • 15h. Jardins, vi(d)e scolaire et hétérotopie, par Thomas Dequin, formateur des CPE, IUFM Haute-Normandie, UFR Rouen.
  • 16h. Table-Ronde finale, conduite par Catherine Chomarat-Ruiz, Maître de Conférences HDR, INRA, UMR SAD-APT.

[Info Calenda]

Des jardins pour ménager les bords de route et de voie ferrée ?

Les compte-rendus sonores et écrits de la journée d’études qui a eu lieu le 17 décembre 2012 à Grenoble sont disponibles sur le site du Cresson.  Un article vient également de paraître dans la revue Anthos sur ce sujet. Une synthèse écrite de cette journée d’études est en cours de préparation et sera disponible en avril 2013.

Les jardins familiaux : outils d’aménagement urbain et social, Jérôme Clément, Urbaniste, Directeur de la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs

Entre ambiances et écologie : le jardin comme écotone(s), Grégoire Chelkoff, Architecte, Magali Paris, Paysagiste, chercheurs au laboratoire CRESSON et responsables de la recherche La nature au bord de la route (ITTECOP 2), Marine Linglart, Ecologue, SCOP Urban-Eco Villejuif

Qualité des sols des jardins de bord de voies le cas francilien, Philippe Branchu, Géochimiste, Ingénieur d’études et de recherches ERA N°35 de l’IFSTTAR – Responsable de l’Unité Qualité des eaux et des sols, CETE IDF

Le mesnage dans les communautés-territoires rurbaines, Claude Jacquier, Architecte et économiste, Président de l’ODTI (Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels)

Les collectifs de jardins urbains français dans le miroir du jardinage urbain à grande échelle de Russie, Marcel Marloie, Economiste, INRA ESR MONA

[Info du Cresson qui veille]

André Le Nôtre (1613-1700)

Exposition virtuelle sur la biographie et l’œuvre d’André Le Nôtre (dont on fête en 2013 le 400ème anniversaire de la naissance) ainsi que sur le contexte historique dans lequel elle s’est déployée. L’exposition, qui fait état des recherches les plus récentes sur l’histoire des jardins, a été dirigée par Georges Farhat et Monique Mosser et réalisée par le Ministère de la culture.

Exposition visible à cette adresse : http://www.lenotre.culture.gouv.fr/#

Chantilly

[Info Topia]

A écouter également l’émission de radio « La marche de l’histoire«  (France Inter) du 12 mars 2013 qui lui est consacrée.

De la ressource disponible à la ressource exploitée : Méthodes de quantification des ressources alimentaires dans les régions forestières et les savanes du Cameroun

Article de Edmond Dounias, Annette Hladik et  Claude Marcel Hladik paru dans « Bien manger et bien vivre. Anthropologie alimentaire et développement en Afrique intertropicale : du biologique au social », FROMENT, A., GARINE, I. DE, BINAM BIKOI, C. et LOUNG, J.F. (Ed.) (1996), pp 55-66

A partir de l’exposé du protocole des enquêtes sur la quantification de ressources naturelles forestières, nous présentons les problèmes spécifiques qui se posent lors de l’établissement d’inventaires et d’estimations quantifiées des ressources spontanées en forêt tropicale humide, en les comparant à ceux qui concernent les régions de savane. La quantification des ressources en fruits et de la disponibilité en ignames sauvages dans le sous-bois forestier nécessite l’emploi de techniques particulières, de même que la mesure du gibier capturé par une communauté de chasseurs. Ces deux formes d’enquêtes permettent de montrer que si, à force d’extrapolations successives, l’on parvient à estimer ce qu’une communauté prélève sur le milieu, les contraintes inhérentes à la forêt et à la complexité de son fonctionnement rendent extrêmement délicate l’estimation des ressources qui sont effectivement disponibles, en vue de déterminer les seuils tolérables d’intensification des systèmes d’exploitation traditionnels.

Article intégralement accessible en version PDF (365,1 Kb) sur HAL-SHS.