ETHNOBOTANIQUE

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La nature urbaine patrimonialisée : perception et usage. Les cas de deux jardins marocains

Article de Gaëlle Gillot paru dans GRAVARI-BARBAS, Maria (dir.). « Habiter le patrimoine. Enjeux, approche, vécu« , ed. Presses universitaires de Rennes, 2005, p. 105-124 

Partout, les jardins attirent, ils plaisent, quel que soit leur statut. Publics ou privés, ils constituent des lieux dans lesquels la végétation est mise en scène à l’aide de divers attributs pour créer une ambiance, un paysage, une aération dans le tissu urbain, un décor-écrin autour d’un bâtiment, ou un espace de repos, de jeux et de promenade. Ils constituent les hauts lieux de nature urbaine. Associés par exemple à la pureté, à la salubrité, dans les représentations sociales (notamment occidentales) depuis au moins deux siècles, ils résistent moins bien que les bâtiments au passage du temps. Pourtant, depuis environ vingt ans en France notamment, des historiens et des paysagistes, de même que des amoureux des jardins cherchent à reconstituer des jardins selon leur tracé originel et, pour les préserver, cherchent à convaincre les services du patrimoine des administrations centrales de les classer, tout au moins de les inscrire sur la liste du patrimoine national. Les « jardins historiques » reconstitués se sont ainsi multipliés. Ce mouvement n’est pas propre à la France, ni même à l’Europe, on l’observe également au Maroc…

Article en accès libre intégral sur la plateforme OpenEdition Books.

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