ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour février, 2013

Le monde du thé

Emission « On va déguster » de F. R. Gaudry, France Inter, 24 février 2013, 11h-12h, avec F.X. Delmas et Lydia Gautier

François-Xavier Delmas est à l’origine de la création du Palais des Thés. Depuis 25 ans, il parcourt les plantations et passe plusieurs mois par an dans les meilleurs sites de production pour y sélectionner les thés que l’on retrouve dans ses boutiques en France et à l’étranger. Sa connaissance approfondie des pays de thé et ses compétences émérites en matière de dégustation font aujourd’hui de lui l’un des meilleurs experts dans ce domaine.
Dans l’ascendance de François-Xavier Delmas ne figurent ni marchand de thé, ni voyageur au long cours. Elevé au sein d’une famille dont le père est inspecteur des finances et la mère amatrice de café, rien ne le prédestinait au négoce du thé.
Aujourd’hui, son expérience est pourtant reconnue au plan international, et sa connaissance du secteur a imposé Palais des Thés comme l’un des principaux importateurs directs des meilleurs thés récoltés dans le monde.
François-Xavier Delmas se passionne tout particulièrement pour deux aspects de son métier : le voyage sur le terrain à la recherche des meilleurs crus et l’exercice de ses compétences de dégustateur. Un travail qui s’appuie sur la qualité des relations humaines avec ses fournisseurs et une expertise forgée au fil des 24 années d’existence de Palais des Thés.
Dès le départ, la volonté de ce passionné est claire : proposer des thés de haute qualité, introuvables à Paris. Il décide donc de ne plus se contenter des mélanges classiques proposés par les importateurs traditionnels européens ; les approvisionnements se feront directement à la source, dans les pays producteurs.
Depuis, chaque année, François-Xavier Delmas visite les plantations et déguste sur place les différents crus.
Aujourd’hui encore, il passe plus de la moitié de l’année à parcourir les pays producteurs de thé (Népal, Inde, Chine, Japon…) à la recherche des meilleures récoltes de thé.
Cette sélection draconienne des thés se poursuit également à Paris où des séances de dégustation quotidiennes ont lieu dans les bureaux parisiens de Palais des Thés où des milliers d’échantillons arrivent chaque année depuis les plantations.
Au plus fort de la production, au printemps, ce sont ainsi plus de 200 thés qui peuvent être dégustés chaque jour afin de sélectionner les crus les meilleurs et les plus frais, ceux qui se distingueront par leur richesse aromatique et leur parfait équilibre.

Ingénieur agronome, Lydia Gautier travaille depuis 18 ans dans le domaine du thé. Consultante pour de grandes marques (Fauchon, Hédiard, Alter Eco, …), elle source des thés rares, crée des mélanges, des gammes et des cartes de thé.
Elle collabore avec des chefs (Eric Trochon, François Pasteau, Christophe Felder…), des parfumeurs (Mathilde Laurent – Cartier) et anime de nombreuses formations professionnelles (Ecole Ferrandi, Universi Thé de Cafés Richard …).
Auteur de 7 ouvrages sur le thé dont Le thé, arômes et saveurs du monde, ouvrage de référence, Thés et Mets : Subtiles Alliances traitant de la sommellerie du thé, la Teabox : Rituels et Musiques du Monde autour du thé mêlant les rituels de thé de 10 pays et leurs musiques traditionnelles, et dernièrement 1001 Secrets sur le Thé paru en septembre 2012 aux Editions Prat.

A écouter sur le site de France Inter.

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École d’été sur l’agriculture urbaine

Ve édition de l’École d’été sur l’agriculture urbaine du Laboratoire d’agriculture urbaine (AU/LAB) et du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine (CRAPAUD), du 12 au 16 août 2013, université du Québec (Montréal)

La quatrième édition de l’École d’été sur l’agriculture urbaine est organisée par le Laboratoire d’agriculture urbaine (AU/LAB) et le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine (CRAPAUD). Cet évènement réunit chaque année plus d’une centaine d’étudiant(e)s issu(e)s de l’ensemble du Québec et de la Francophonie pour cinq jours de formation intensive s’articulant autour d’un apprentissage à la fois théorique et pratique. Rassemblant des citoyens, des chercheurs, des étudiants et des acteurs de l’agriculture urbaine, cette école d’été a pour vocation de susciter des débats et des rencontres autour de l’agriculture urbaine.

Pour son édition 2013, l’École d’été s’articulera autour de la notion de résilience : comment peut-on mieux préparer nos villes à répondre aux défis écologiques et sociaux du XXIe siècle ? Comment l’agriculture urbaine sous toutes ses formes peut-elle y contribuer ?

Chaque journée de l’école illustrera un nouvel aspect de cette résilience urbaine souvent évoquée par les citoyens et les médias, sans que l’on sache toujours comment y parvenir. Villes en transition, systèmes alimentaires alternatifs, arts et culture(s) pour réinterroger la ville, aménagements paysagers comestibles, seront autant d’outils proposés pour réfléchir au potentiel de l’agriculture urbaine dans la construction d’une ville résiliente.

Cette année encore, la formation s’organisera autour d’un apprentissage théorique et pratique qui s’appuiera sur l’intervention de spécialistes autour de tables rondes, de retours d’expérience, d’ateliers pratiques et de visites sur le terrain. Une place importante sera aussi accordée aux échanges et discussions, ainsi qu’aux interactions entre les intervenant(e)s et les participant(e)s.

Afin de répondre à la demande grandissante et d’adapter le programme à la réalité du terrain, l’École d’été sur l’agriculture urbaine offre cette année trois formations, tout en conservant une cohésion entre tou(te)s les participant(e)s. L’ouverture de ces différentes formations permet à l’École d’été d’accueillir jusqu’à 160 participant(e)s et une vingtaine de formateurs et formatrices lors de cette Ve édition.

Les formations de l’École d’été 2013 sur l’agriculture urbaine

La formation générale pourra accueillir 120 participant(e)s

Comme chaque année depuis 5 ans, une formation générale sera offerte à celles et ceux qui désirent en apprendre davantage sur l’agriculture urbaine et sur les initiatives innovantes à Montréal et ailleurs.

La formation sur l’inclusion de l’agriculture urbaine dans l’aménagement des villes pourra accueillir 20 participants (es)

En 2013, une formation sur l’agriculture urbaine dans l’aménagement de la ville offrira aux participants plus expérimentés un apprentissage pointu, à même de répondre à leurs préoccupations et à leurs besoins en tant que praticiens. Cette formation vise à permettre l’acquisition de connaissances théoriques et pratiques sur l’inclusion de l’agriculture urbaine dans l’aménagement des villes. Les concepts urbanistiques, les enjeux, les différents éléments en jeu (système alimentaire, transport, développement social et économique, etc.) y seront abordés. Les participants et participantes sont amené(e)s à travailler en atelier à l’aménagement d’un « quartier agricole ». Cette formation donne droit à une attestation de formation en continu.

La formation sur les jardins pédagogiques dans les institutions d’enseignements l’AU pourra accueillir 20 participants (es)

La troisième formation, spécifiquement dédiée aux personnes voulant mettre en œuvre des projets pédagogiques dans les institutions d’enseignement permettra l’acquisition par celles-ci de connaissances théoriques et pratiques sur la mise en œuvre, l’animation et la gestion de jardins pédagogiques en institutions d’enseignement (primaires, secondaires, collégiales et universitaires). Des études de cas seront présentées et analysées, et les participants et participantes effectueront des visites de projets. Cette formation donne droit à une attestation de formation en continu.

Le cours ENV773i (Agriculture urbaine : enjeux, défis et approches) de la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM est aussi offert. Le cours se déroulera à la session d’été. Pour plus d’information, communiquez avec Eric Duchemin, professeur associé et chargé de cours — Institut des sciences de l’environnement, Université du Québec à Montréal, à duchemin.eric@uqam.ca

Inscription et informations sur le site de l’École d’été sur l’agriculture urbaine.

La nature urbaine patrimonialisée : perception et usage. Les cas de deux jardins marocains

Article de Gaëlle Gillot paru dans GRAVARI-BARBAS, Maria (dir.). « Habiter le patrimoine. Enjeux, approche, vécu« , ed. Presses universitaires de Rennes, 2005, p. 105-124 

Partout, les jardins attirent, ils plaisent, quel que soit leur statut. Publics ou privés, ils constituent des lieux dans lesquels la végétation est mise en scène à l’aide de divers attributs pour créer une ambiance, un paysage, une aération dans le tissu urbain, un décor-écrin autour d’un bâtiment, ou un espace de repos, de jeux et de promenade. Ils constituent les hauts lieux de nature urbaine. Associés par exemple à la pureté, à la salubrité, dans les représentations sociales (notamment occidentales) depuis au moins deux siècles, ils résistent moins bien que les bâtiments au passage du temps. Pourtant, depuis environ vingt ans en France notamment, des historiens et des paysagistes, de même que des amoureux des jardins cherchent à reconstituer des jardins selon leur tracé originel et, pour les préserver, cherchent à convaincre les services du patrimoine des administrations centrales de les classer, tout au moins de les inscrire sur la liste du patrimoine national. Les « jardins historiques » reconstitués se sont ainsi multipliés. Ce mouvement n’est pas propre à la France, ni même à l’Europe, on l’observe également au Maroc…

Article en accès libre intégral sur la plateforme OpenEdition Books.

Paysage au pluriel. Pour une approche ethnologique des paysages

Ouvrage dirigé par Claudie Voisenat, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Coll. Ethnologie de la France, 1995, 268 p.

Qu’est-ce au juste qu’un paysage ? Pourquoi lui accorde-t-on aujourd’hui tant d’importance ? Rarement naturel, presque toujours façonné par l’homme, il est dans nos sociétés le fruit d’une histoire vieille de quatre siècles au cours de laquelle se sont peu à peu élaborés, transmis, modifiés des modèles paysagers qui déterminent notre perception de l’espace. Récemment le paysage est aussi devenu un enjeu social, écologique et économique… voire électoral. Le contrôler, c’est bien sûr contrôler l’espace, mais, plus largement, le devenir de notre société et de ses valeurs. Il est également un marché potentiel, avec ses professionnels, ses stratégies d’intervention, ses systèmes d’expertise qui jouent souvent de l’ambiguïté entre crise paysagère et crise sociale, et du consensus qui assimile de plus en plus le paysage à un patrimoine à sauvegarder, ou tout au moins à gérer. Finalement, le paysage fonctionne comme un symbole, une représentation, dont chacun use à des fins différentes. Et qui mieux que l’ethnologue peut témoigner de la force et parfois de la violence des symboles ? Ces dix-huit articles sont pour la plupart issus d’un appel d’offres initié par la mission du Patrimoine ethnologique (ministère de la Culture), avec la participation du SRETIE (ministère de l’Environnement).

Ouvrage intégralement accessible sur la plateforme OpenEdition Books.

Paysage au pluriel

Les loisirs en espace agricole. L’expérience d’un espace partagé

Ouvrage de Yvon Le Caro, ed. Presses Universitaires de Rennes, 2007, 431 p.

L’espace agricole c’est d’abord des agriculteurs, mais il est aussi utilisé par les habitants locaux, par les visiteurs (en particulier des villes voisines) et par les touristes, pour exercer des loisirs tels que les promenades pédestres, équestres ou en VTT, la chasse, la pêche ou la cueillette. En un même lieu, l’agriculteur habite et travaille, le promeneur ou le chasseur circulent et se récréent. À l’échelle des territoires comme à l’échelle des parcelles, cela illustre et questionne la multifonctionnalité de l’espace agricole. Pour les individus, cela entraîne des contacts directs, et ces rencontres entre agriculteurs et usagers peuvent mettre leur tolérance à l’épreuve. Plus généralement, la fonction récréative de l’espace agricole concourt-elle à l’utilité sociale des agriculteurs ? Joue-t-elle un rôle significatif dans la qualité de vie des citoyens ? L’ouvrage, qui porte à la connaissance du public les résultats d’une décennie de recherches, balaie quelques idées reçues. Non, ce ne sont ni les touristes, ni les citadins qui fréquentent le plus l’espace agricole français, mais ce sont d’abord les habitants du coin ! Non, la fonction récréative n’est pas l’apanage des espaces agricoles montagnards, c’est au premier chef une fonction sociale essentielle des régions agricoles intensives du grand Nord-Ouest et des périphéries urbaines ! Non, le droit de propriété n’est pas suffisant pour comprendre les règles d’usage, car il est mâtiné de tolérance et de jeu… Contrairement au tourisme à la ferme, les loisirs en espace agricole concernent quasiment toutes les exploitations, et les deux tiers de la population. Ils permettent aux agriculteurs et aux usagers, autour de valeurs comme le travail, la nature, la propriété, de construire une expérience de l’altérité dans un espace agricole effectivement partagé, hybridé d’espace privé et d’espace public. S’appuyant sur une connaissance précise du terrain et un faisceau d’enquêtes en Ille-et-Vilaine, l’auteur illustre de cartes originales la cohabitation entre loisirs et agriculture à l’échelle du parcellaire, et montre que les agriculteurs, en régulant les usages, construisent un « assolement récréatif » de leur exploitation. Il explique pourquoi les nombreuses gênes ressenties par les uns ou les autres se résolvent généralement en accords informels, et rarement en conflits ouverts. Avec une ouverture pluridisciplinaire, il développe les fondements géographiques de ces interactions sociales. L’ouvrage s’adresse aux médiateurs territoriaux et animateurs de territoires, aux chercheurs, enseignants, aménageurs et étudiants qu’intéresse une réflexion de fond sur la multifonctionnalité et le partage de l’espace (bien au-delà du seul espace agricole), mais aussi aux usagers des loisirs et aux agriculteurs qui souhaitent mieux maîtriser la dimension territoriale de leurs pratiques.

Ouvrage intégralement accessible sur la plateforme OpenEdition Books.

Loisirs espace agricole

La forêt sur le devant de la scène : une ressource naturelle témoin de notre temps ?

Numéro thématique de la Revue de Géographie Alpine, n°99-4, 2011 

La RGA présente un numéro consacré à la forêt, une ressource territoriale ancienne qui revient au premier plan ; cette forêt aux intérêts multiples et croissants a été « mise en scène » dans des travaux récents. Aujourd’hui les enjeux liés aux besoins énergétiques futurs, l’impact du changement climatique et la conservation de la biodiversité remettent la forêt sur le devant de la scène mondiale. Ainsi 2011 a été décrétée année internationale des forêts par les Nations Unies. A l’échelle locale, un regain d’intérêt est également perceptible depuis plusieurs années ; en France les acteurs publics et privés se mobilisent, des dispositifs pour mieux gérer la forêt se mettent en place (Chartes forestières, Plan d’Approvisionnement Territoriaux, Schémas de desserte, …). Les territoires alpins sont de ce point de vue des espaces particuliers du fait de la topographie, de l’altitude et du climat, qui impliquent des moyens de gestion adaptés. La forêt est ainsi le témoin de notre temps, de l’évolution du climat, des changements énergétiques de nos sociétés, elle structure la dynamique des paysages, elle est aussi l’espace récréatif de nos populations aujourd’hui majoritairement urbaines.

Sommaire

– Franck Giazzi
Préface

– Hélène Avocat, Antoine Tabourdeau, Christophe Chauvin et Marie-Hélène De Sede Marceau
Énergie et bois dans le territoire alpin : stratégies autour d’une ressource incertaine

– Bernard Elyakime, Laurent Larrieu, Alain Cabanettes et Laurent Burnel
Les accrus de frêne dans les Pyrénées Centrales : un avenir énergétique local ?

– Dominique Dumas
Impact de la forêt sur l’évolution des ressources en eau en moyenne montagne alpine depuis le milieu du XIXe siècle (massif de Chartreuse, France)

– Van Tuan Nghiem, Rachid Nedjai et Nacer Nasreddine Messaoud

L’évolution forestière dans les massifs alpins et jurassiens : conséquence directe sur l’état physico-chimique des niveaux profonds des lacs ? 

– Pascal Papillon et Rodolphe Dodier
Les forêts périurbaines : des usages récréatifs à l’espace prophylactique

Numéro intégralement accessible sur le site de la revue.

Implications tactiles et visuelles de la rugosité du bois et des matériaux dérivés du pin maritime

Thèse de Tahiana Ramananantoandro, Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne Université Jean Monnet – Saint-Etienne (04/07/2005), Mireille Fouletier (Dir.), 190 p.

Les industriels sont actuellement de plus en plus nombreux à s’intéresser aux propriétés psychosensorielles de leurs produits. Le toucher, au même titre que les autres sens, joue un rôle important dans la décision d’achat des consommateurs. Ce travail porte sur l’exploration de l’incidence des propriétés topographiques de surface sur les sensations de rugosité au toucher et sur l’influence de la texture couleur sur les perceptions de rugosité tactile. Les expériences ont été menées sur divers matériaux dérivés du bois de pin maritime. Ces matériaux sont soit bruts ou poncés avec différentes tailles de grains. Pour cela, trois études complémentaires ont été réalisées : A) mesures des paramètres de rugosité par deux techniques d’acquisition 3d sans contact, B) acquisitions d’images à l’aide d’un appareil photo numérique sous la même condition d’illumination, C) évaluation sensorielle des échantillons par un panel de sujets naïfs. Les résultats sont confrontés afin de trouver les corrélations entre les propriétés physiques mesurées et les résultats de mesures sensorielles.

Thèse intégralement accessible en version PDF (19,4 Mb) sur TEL