ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

De l’Orient à l’Occident, une plante hallucinogène‎ : le Khat

Thèse d’exercice de pharmacie de Nicolas Zakar, Grenoble, 17/01/2013, Serge Krivobok (Dir.), 90 p.

Le khat (Catha edulis Forsk.), de la famille des Célastracées, est une plante endémique de l’est de l’Afrique et du Yémen. Traditionnellement consommées lors de longues séances de mastication, ses feuilles sont utilisées pour leurs propriétés euphorisantes et stimulantes. La cathinone, principal alcaloïde du khat responsable de ces effets, conduit à divers effets indésirables de trois types : à court terme (insomnie, léthargie, dépression), à moyen et long terme (hypertension artérielle, diabète, affections buccales, cancers, etc.). Le lien direct entre khat et maladie grave n’est pas systématiquement mis en évidence, mais n’est cependant pas à exclure. L’utilisation de cette plante comme anorexigène ou contre le sevrage tabagique est aujourd’hui désuète. Néanmoins, on s’intéresse de près aux propriétés cytotoxiques des alcaloïdes de cette plante pour développer de nouvelles thérapeutiques contre le cancer. Les drogues de synthèse issues du khat se sont fortement développées dans les pays occidentaux au cours de ces dernières années. Ainsi, la méphédrone prend une place grandissante auprès des jeunes du fait de la diminution de la qualité des autres drogues et de son prix attractif. Il est aussi à signaler que la consommation de Khat a des répercussions sociales, en particulier sur la vie de famille, et sur le plan économique. Concernant la législation vis à vis de cette plante hallucinogène, elle n’est pas uniforme de par le monde ; en France, le khat a été inscrit sur la liste des stupéfiants en 1957.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,6 Mb) sur Dumas.

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