ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour janvier, 2013

Flora ornamental española : aspectos históricos y principales especies

Daniel Guillot Ortiz, Monografías de Bouteloua, 8. 274 p. Blanc et noir. Jolube Consultor y Editor Ambiental. Jolube.es y FloraMontiberica.org. Reliure brochée. ISBN papier : 978-84-937581-3-8, 2012

Dans ce livre (en espagnol), l’auteur donne un bref historique du jardinage et de la présence de plantes ornementales dans la littérature botanique de l’Espagne. 
Nous incluons le plus représentatif de la flore ornementale espagnole. Chaque espèce possède une fiche comprenant le nom scientifique, ainsi que le nom de l’auteur qui décrivit, la famille à laquelle il appartient, le nom commun de la plante et les employés dans les ouvrages de botanique et horticole espagnoles du dix-neuvième siècle pas couramment utilisés aujourd’hui, synonymes, chorologie (en référence à la région naturelle de la plante en termes de géographie), les espèces sauvages d’accompagnement, période de floraison, description fondée sur les caractéristiques morphologiques, les conditions de culture (avec renseignements sur l’éclairage, l’irrigation, le type de sol, etc.) et leur utilisation dans la culture (literie, des couvertures, des arbustes massifs, d’arbres isolés, etc.).

L’ouvrage se lit en ligne  et s’achète ici.

[Info Telabotanica]

La nigelle, une épice d’intérêt médicinal

Thèse d’exercice de Pharmacie de Fabienne Orsi-Llinares,  Grenoble, 22/06/2005, Anne-Marie Mariotte (Dir.), 160 p.

Les graines de Nigelle (Nigella sativa L.) sont employées depuis des siècles au Proche et Moyen-Orient pour leurs valeurs culinaires et médicinales. La richesse de leur chimie, la présence d’une huile fixe et d’une huile essentielle avec un principe actif majeur, la thymoquinone, leur confèrent de nombreuses propriétés pharmacologiques et des effets : antioxydant, anti-inflammatoire, antalgique, immunostimulant, anti-infectieux, hypoglycémiant, hypotenseur, hypocholestérolémiant, anti-tumoral et cytotoxique. Les quelques essais cliniques montrent une action antiparasitaire, anti-allergique, hypoglycémiante et hypocholestérolémiante. Du fait de la faible toxicité des graines et de l’huile, et de leurs multiples usages traditionnels généralement confirmés par la pharmacologie, nous soulignons l’intérêt de poursuivre les essais cliniques en vue d’élargir les indications de la Nigelle tout en tenant compte de certains effets indésirables et de quelques précautions d’emploi.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5mb) sur Dumas.

Des jardins autres

Appel à communications, Journée d’Étude de l’École Doctorale « Europe Latine – Amérique Latine » (ED 122), vendredi 17 mai 2013.
L’importance et la pertinence renouvelées de la notion d’espace et du thème écologique dans les sciences humaines font du jardin un objet d’étude privilégié. Espace luxuriant, soumis à de constantes métamorphoses, le plus souvent morcelé, volontiers labyrinthique, le jardin relève d’une relation unique de l’homme à un lieu et c’est pourquoi il se trouve à la croisée des disciplines : littérature, sociologie, architecture, histoire, anthropologie s’attachent à en rendre compte. En effet, le jardin occupe une place indéniable dans l’imaginaire et les cultures humaines comme en témoigne le substrat mythologique dont il est le centre. Pour la géographie culturelle, l’extension des villes et le phénomène de périurbanisation font du jardin un des fondements du « paysage urbain », une bouffée d’air pur, permettant d’échapper à des espaces citadins de plus en plus agressifs. Mais ce sont véritablement les tensions qui le caractérisent qui en font un lieu à part : tension entre l’ouvert et le clos, le public et le privé, la nature et la culture, le travail et l’oisiveté, l’utile et l’esthétique. Reprenant ainsi la formule consacrée par Michel Foucault, la journée d’étude « Des Jardins Autres » vise à interroger, dans une approche pluridisciplinaire, l’altérité caractéristique du jardin. Les études de cas seront privilégiées bien que les approches théoriques soient aussi acceptées. 
Plusieurs axes de recherches sont proposés :
– Le jardin et ses représentations dans l’espace lusophone (Portugal, Brésil et Afrique Lusophone), hispanique (Espagne et Amérique hispanique) et italien.
– Les images du jardin dans les arts visuels (photographies, cinéma et arts plastiques).
– Le jardin de l’autre ou le jardin comme lieu de la co-présence, de la rencontre, mais aussi celui du devenir autre.
– Jardin et domestication de l’espace précaire.
– La limite du jardin et sa clôture.

Les propositions de communication (titre et résumé de 10 lignes) sont à envoyer jusqu’au 28 février 2013 inclus aux deux organisateurs : Paolo Alexandre Néné (alexandre_nene@hotmail.com) et Sarah Carmo (sarah.carmo@neuf.fr). Les communications se feront en français et dureront vingt minutes.

[Info Crévilles]

De l’Orient à l’Occident, une plante hallucinogène‎ : le Khat

Thèse d’exercice de pharmacie de Nicolas Zakar, Grenoble, 17/01/2013, Serge Krivobok (Dir.), 90 p.

Le khat (Catha edulis Forsk.), de la famille des Célastracées, est une plante endémique de l’est de l’Afrique et du Yémen. Traditionnellement consommées lors de longues séances de mastication, ses feuilles sont utilisées pour leurs propriétés euphorisantes et stimulantes. La cathinone, principal alcaloïde du khat responsable de ces effets, conduit à divers effets indésirables de trois types : à court terme (insomnie, léthargie, dépression), à moyen et long terme (hypertension artérielle, diabète, affections buccales, cancers, etc.). Le lien direct entre khat et maladie grave n’est pas systématiquement mis en évidence, mais n’est cependant pas à exclure. L’utilisation de cette plante comme anorexigène ou contre le sevrage tabagique est aujourd’hui désuète. Néanmoins, on s’intéresse de près aux propriétés cytotoxiques des alcaloïdes de cette plante pour développer de nouvelles thérapeutiques contre le cancer. Les drogues de synthèse issues du khat se sont fortement développées dans les pays occidentaux au cours de ces dernières années. Ainsi, la méphédrone prend une place grandissante auprès des jeunes du fait de la diminution de la qualité des autres drogues et de son prix attractif. Il est aussi à signaler que la consommation de Khat a des répercussions sociales, en particulier sur la vie de famille, et sur le plan économique. Concernant la législation vis à vis de cette plante hallucinogène, elle n’est pas uniforme de par le monde ; en France, le khat a été inscrit sur la liste des stupéfiants en 1957.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,6 Mb) sur Dumas.

Nature urbaine en projets. Vers une nouvelle alliance entre nature et ville

Colloque international
7 et 8 février 2013, Maison de l’Architecture, 148 rue du faubourg Saint-Martin, Paris

Intitulé « Nature urbaine en projets », le présent colloque a pour ambition de mieux comprendre et connaître ce qu’il en est du devenir de la ville –sa nature- dès lors qu’elle s’attache à la nature. Car s’il faut bien envisager l’avenir des formes urbaines naturelles –promenades plantées, parcs, jardins- héritées de l’histoire, c’est à l’aune d’une demande sociale de nature, elle-même fluctuante, que cela doit être fait. Et s’il faut dès lors appréhender le devenir des modèles de nature auxquels se réfèrent les architectes, les paysagistes et les urbanistes qui aménagent nos villes en espaces naturels, il convient tout autant d’interroger les mutations du « projet » en tant qu’outil de conception auquel ces professionnels ont recours. Il n’est pas jusque la question de l’ « innovation » architecturale, paysagère et urbanistique qui n’implique la notion de dépassement du présent inhérente aux projets de nature urbaine. Une nouvelle alliance entre nature et ville se dessinerait-elle ? 

Voir le programme complet sur le site du colloque.

[Info Calenda]

Paysage et politique du paysage dans le massif transfrontalier de Gavarnie/Mont-Perdu. Analyse pour servir de fondement à la gestion durable d’un bien inscrit au patrimoine mondial

Rapport de recherche de Briffaud S., Davasse B., Carré J., Galop D., Guttinger P., Heaulmé E., Henry D., Métailié J.-P., Moisset A., Rius D. et al., 2007, 229 p.

Cette recherche, appliquée à un territoire montagnard transfrontalier inscrit depuis 1997 au Patrimoine mondial de l’humanité au double titre des  » paysages naturels  » et des  » paysages culturels « , vise à explorer les relations effectives et potentielles que les politiques de protection/gestion/labellisation des paysages entretiennent avec la perspective de développement durable des territoires. Ce travail associe l’analyse, dans la durée, des politiques elle-mêmes à celle des paysages concernés. La combinaison de ces deux démarches de recherche interdisciplinaire, mises en œuvre ici simultanément, vise un double objectif : présenter une analyse et une évaluation des politiques, notamment celle du Patrimoine mondial, dans leurs liens avec les dynamiques du paysage et l’évolution des perceptions dont ce dernier fait l’objet ; dégager les enjeux, proposer une cadre problématique et des outils pour une politique paysagère axée sur la quête d’un développement durable du territoire concerné.

Rapport intégralement accessible en version PDF (15,2 Mb) sur HAL-SHS.

Impossible jardin

« Des herbes diverses et variées», Marseille 2013 : la culture contre les quartiers ? (5’17’’), Reportage Arte Radio de Pascale Pascariello et Anraud Forest, 19 janvier 2013

Après les parades du centre-ville, Marseille-Provence 2013 veut être aussi une capitale culturelle dans les quartiers Nord. Au Grand Saint-Barthélémy, le projet artistique est de créer un jardin éphémère pour 422 000 euros. Des habitants comme Karima, Fatima et Anne-Marie refusent le projet. Une réunion est organisée avec les représentants de Marseille-Provence 2013, dont Christophe Madrolle, élu Modem, en charge des financements européens. La culture a t-elle droit de cité ?

A écouter sur Arte Radio.