ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de décembre, 2012

Analyse comparative des processus d’adoption et des impacts du Semis direct sur Couverture Végétale permanente (SCV) sur les exploitations agricoles familiales dans 3 régions tropicales : Madagascar, Cameroun et Laos

Memoire d’ingénieur de Anais Lamantia, Agrocampus Ouest, 19/09/2012, Patrick Dugue (Dir.)

Le Semis direct sous Couverture Végétale permanente est un des systèmes d’Agriculture de Conservation qui a été développé dans le cadre du Programme d’Actions Multi Pays en Agroécologie. Les SCV reposent sur trois principes : non travail du sol, couverture du sol permanente et rotation et/ou association des cultures. Ce mémoire traite de trois terrains où les SCV ont été diffusés depuis plus de 5 ans : le lac Alaotra à Madagascar, la zone cotonnière du Nord-Cameroun et les provinces de Xieng Khouang et Sayabouri au Laos. L’objectif de l’étude est d’expliquer les faibles taux d’adoption des SCV dans ces terrains en comparant les processus d’adoption des SCV dans le but ensuite de développer un modèle générique expliquant l’adoption des SCV en agriculture familiale. L’analyse de différents facteurs montre que le contexte au lac Alaotra est propice à la pratique des SCV et que les projets de développement ont un rôle essentiel dans leur diffusion. Ce rôle est cependant temporaire contrairement au Nord-Cameroun où la société cotonnière apporte un soutien sur le long terme. Au Nord-Cameroun, la principale contrainte repose sur un problème de gestion collective des ressources (vaine pâture et feux de brousse) qui rend difficile la conservation du mulch en saison sèche, il y a compétition entre agriculture et élevage. L’étude montre également la capacité des paysans à s’adapter aux contraintes en modifiant les systèmes diffusés (SCV à bas niveau d’intrants, Systèmes de Culture Innovants fourragers). Cependant, l’impact de ces innovations paysannes reste à étudier par la recherche.

Accessible integralement en version PDF (6,4 Mb) sur Dumas.

D’ « incroyables comestibles » et des potagers en partage

Article de Aline Leclerc paru sur le blog « Une annee en France », 17.12.2012

« C’est calme en ce moment, trop calme… » En essuyant les verres du restaurant où il est salarié à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Cédric Dérouin, 34 ans, évoque en quelques minutes, pêle-mêle, les fermetures successives de dizaines de commerces dans le centre-ville, le licenciement économique de son unique collègue il y a quelques mois, l’incertitude qui pèse sur son avenir comme sur celui des ouvriers des chantiers de l’Atlantique, principal employeur du secteur. « Y’a plus de commandes… Que va-t-il se passer quand les deux derniers bateaux seront livrés ? » s’interroge-t-il morose.

Mais où est-il celui dont nous avions lu les messages enthousiastes et fédérateurs sur Facebook ? Celui au ton plein d’espoir que nous avions eu au téléphone ? Il faut lui laisser le temps de fermer boutique. Le suivre jusque chez lui et le voir enfin nous présenter avec un plaisir non feint, malgré la pluie battante, les poireaux et le petit chou qui ont poussé dans le bac qu’il a installé devant sa maison, surmonté d’un accueillant panneau « nourriture à partager », petit supplément d’âme dans ce lotissement neuf….

Lire la suite sur le blog.

Protection juridique du végétal et ses enjeux économiques

Les actes du colloque « La protection du végétal et ses enjeux économiques« , organisé en novembre 2011 par le Centre Jean-Bodin, GRANEM et CERHIO Angers viennent d’être publiés aux Editions Economica sous la direction de Serge Blondel, Sophie Lambert-Wiber et Camille Maréchal.

Cet ouvrage rassemble des contributions de chercheurs et praticiens appartenant à des champs disciplinaires variés tels que le droit, l’économie, et l’histoire.
La première partie explore les aspects historiques, épistémologiques, techniques du thème choisi, et se clôt sur le contexte international. La deuxième partie approfondit les enjeux, qui concernent l’économie, la concurrence, la compétitivité des entreprises, ou encore le développement durable. Cela met notamment en évidence le rôle ambivalent joué par la protection du végétal, au service de l’innovation mais également des stratégies d’appropriation. La dernière partie est consacrée aux outils de la protection juridique du végétal, à savoir le brevet et le certificat d’obtention végétale. Elle analyse notamment les différences mais également les liens qu’entretiennent ces deux régimes juridiques.

Site de l’éditeur Economica.

(Info Horticombio)

L’iboga, une racine aux pouvoirs hallucinants

Article de Sabah Rahmani paru dans Le Monde, 29.11.2012

« En 1962, un jeune toxicomane, Howard Lotsof, expérimente avec six compagnons une nouvelle substance hallucinogène dont lui a parlé un ami chimiste : l’ibogaïne. Contre toute attente, après trente-six heures d’expérience, le jeune Américain et ses amis, tous accros à l’héroïne ou à la cocaïne, se sont libérés de leur dépendance. Un sevrage définitif pour Howard Lotsof et d’au moins six mois pour les autres, période durant laquelle ils sont restés en contact.

Hasard ou grande découverte ? Depuis les années 1980 et jusqu’à sa mort en 2010, Howard Lotsof n’a pas cessé de tenter de convaincre scientifiques, laboratoires, politiques et société civile de soigner les toxicomanes avec de l’ibogaïne. Cette molécule de la famille des alcaloïdes est extraite de l’iboga (Tabernanthe iboga), un arbuste endémique de l’Afrique centrale équatoriale. L’écorce de sa racine concentre une douzaine d’alcaloïdes très actifs utilisés dans la médecine traditionnelle et les cérémonies initiatiques bwiti au Gabon…. »

A lire en intégralité sur le site du journal.