ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour novembre, 2012

Les plantes, les animaux et les célébrités

Emission « Frontières », France Culture, 22.11.12

Fin octobre, les sites qui parlent de ceux qu’on nomme curieusement en France par un mot anglais les « people », ont explosé de joie : un nouveau type de fougère récemment découvert portera le nom de Stefani Joanne Angelina Germanotta, connue sous le pseudonyme de Lady Gaga. Le nom de cette nouvelle espèce sera « Gaga Germanotta ». La plante a été découverte près de la Colline de la Mort, au sud de la capitale costaricienne, San José, par des scientifiques de l’université américaine de Caroline du Nord. « . Kathleen Pryer, membre de l’équipe des chercheurs, a indiqué au journal local La Nacion, que la décision de baptiser ainsi cette fougère répondait à une volonté « de faire honneur à une artiste qui a brandi la bannière de l’égalité, du respect de la diversité, et de la liberté personnelle. Nous ne la connaissons pas, mais nous voulons créer un lien entre la botanique et l’univers d’une chanteuse comme Lady Gaga ».

Lady Gaga n’est pas la seule chanteuse pop à être honorée ainsi. Une mouche à cheval a été baptisée en l’honneur de Beyoncé. « Parce qu’elle a « un postérieur proéminent » ainsi que des « poils dorés sur l’abdomen » a indiqué le scientifique australien, qui a découvert la mouche en 1981, l’année de la naissance de la chanteuse…

A réécouter par là.

La naturalité en mouvement : environnement et usages récréatifs en nature. Le sauvage est-il une dimension forte des pratiques récréatives actuelles et à venir ?

Appel à communication, 20, 21 et 22 mars 2013, Le Pradel (Ardèche, France)

Les pratiques récréatives de nature ont toujours été l’expression d’un rapport historique à soi, aux autres, à la société et aux environnements de pratique. Derrière cet appel à la grande aventure et cette demande de contact avec les éléments se construit un rapport singulier avec les espaces de pratique. Certains aiment s’immerger dans les profondeurs des forêts, d’autres déambuler dans les lieux propices à la rêverie et à la contemplation, pendant que «les plus accros à la fun pratique» ne parlent que de jeux liftés avec les vagues, les ascendances et la neige. On observe ainsi une variété d’usages, attachés à des représentations sociales qui puisent leurs références dans des constellations symboliques diverses.

La nature est-elle en train de disparaître des environnements de pratique ? Quelle place occupe-t-elle aujourd’hui et qu’attendons-nous d’elle ? La notion de naturalité a-t-elle encore un sens dans cette recherche d’une relation primitive, sauvage et biologique ? Est-elle un actant qui a des droits dans une perspective environnementale et quelle place occupe-t-elle dans la définition des politiques publiques ? Sans aucun doute, peut-on observer des mouvements qui annoncent l’envie de retrouver des liens en profondeur avec elle : le goût pour les itinérances au long cours de la part de voyageurs qui partent sur les chemins du monde ; l’attrait pour le camping sauvage et les hébergements nature (yourtes, habitats en hauteur, éco-camping) ; le succès des AMAP et des produits bio ; l’attractivité publique pour des festivals sur les carnets de voyage et l’aventure ; le mouvement des randos nus, pieds nus et des stages de bien-être ou encore la montée de ces migrations d’agrément vers la ruralité (néo-ruraux) sont peut-être le signe d’une envie de repenser la place de la nature dans nos pratiques contemporaines.

Les thématiques du colloque

Ces thématiques ont pour finalité d’étudier les activités récréatives en naturalité telles que celles-ci se pratiquent, s’organisent et se développement. Mais aussi d’étudier la place occupée par la naturalité dans les pratiques d’aujourd’hui et en émergence en référence à la question initiale : le «sauvage» est-il une dimension forte des pratiques actuelles et à venir ?

1 / Pratiques, usages et représentations

Pratiques sportives des profondeurs ; habitabilité des immersions ; cultures et usages ; itinérances et voyages ; transitions récréatives ; spiritualité ; imaginaires, représentations et valeurs ; santé, bien être et développement personnel ; dissidences, expérimentations et pratiques alternatives ; esthétisme et métissage culturel.

2 / Gestion et développement

Technologie, aménagement et ingénierie ; parcs nature et espaces dédiés ; naturbanité, périurbain et nature en ville ; sécurité et gestion des risques ; institutions et pratiques organisées en milieu sauvage.

3 / Géo-politique et droit des espaces écologiques

Gestion, concertation, participation et médiation ; éthique, conflits et controverses ; droit de la nature, actant et usages.

4 / Le marché de la naturalité

Evénement, manifestations et festival ; communication, média et publicité ; marketing et commercialisation du sauvage ; éco-pratiques et tourisme scientifique ; explorateur, aventurier et scientifique.

5 / Formation et transmission

Projet éducatif, transmission et pratiques de sensibilisation ; pédagogie du sauvage et des engagements «extrêmes» ; métiers et culture professionnelle ; innovation et créativité en milieu sauvage.

6 / Histoire, société et épistémologie de la nature sauvage

Sciences et nature, écologisation, modèles émergents ; éco-connaissance et philosophie de la nature ; patrimonialisation, culture et idéologie ; valeurs et économie de la nature ; paradigme scientifiques et naturalité.

Date limite d’envoi de votre proposition de communication : 3 décembre 2012

Evaluation des propositions par le comité scientifique : réponse le 15 janvier 2013
Les inscriptions seront ouvertes à partir du lundi 4 février 2013 (clôture des inscriptions le 11 mars 2013)
Le colloque se déroulera les mercredi 20, jeudi 21 et vendredi 22 mars 2013 sur le site du Pradel (07170 Mirabel) en Ardèche
Soumission du texte intégral pour publication dans la revue Nature & Recréation (http://www.nature-etrecreation.com/) avant le 18 janvier 2013
Soumission du texte intégral pour publication dans un ouvrage collectif (collection sportsnature.org / Ed. du Fournel) avant le 15 mai 2013
Sélection d’articles pour un numéro spécial de la revue scientifique Revue du Développement Territorial, courant 2013.
Cette rencontre scientifique souhaite aussi associer les professionnels à la production et à la diffusion de connaissances. Nous encourageons donc les professionnels à soumettre une proposition de communication sur leur pratique et leur conception de la naturalité telles qu’ils la fabriquent concrètement et la vivent dans le quotidien de l’action.

Modalités d’inscription à la manifestation

Tous les participants devront remplir une fiche d’inscription et la faire parvenir aux organisateurs au plus tard le 11 mars 2013
Les transports vers le site et le logement sont à la charge des participants. Une liste des hébergements disponibles à proximité du site du Pradel sera envoyée lors de l’inscription (tarifs indicatifs : nuitée en gîte 20 euros ; en chambre d’hôte 45 euros et en hôtel 60 euros)
Des frais d’inscription liés à l’organisation et à la restauration durant la manifestation seront demandés à tous les participants (approximativement 60 euros par jour, 180 euros pour l’ensemble du colloque, un tarif réduit étudiant et doctorant sera proposé).
Contact du secrétariat technique du colloque : Brice JULIEN Cermosem/sportsnature.org / Domaine Olivier de Serres – Le Pradel / 07170 MIRABEL / Tel : 04.75.36.30.54 / Courriel : naturalite.cermosem@gmail.com

[Info Calenda]

Archéologie du thé

Emission « Le Salon noir », France culture, 3 octobre 2012 avec Avec Jean-Paul Desroches, commissaire d’exposition

« L’eau est le corps du thé et le thé l’esprit de l’eau ». L’archéologie du thé est une histoire de parfums, de couleurs, de sensations fugaces, c’est aussi des mythes d’origines, quelques grands textes dont le Chanjing de Lu Yu, des découvertes enfin. Pour remonter les âges du thé, bouilli, battu, infusé…

Ecouter l’émission sur le site de l’Inrap ou de France Culture.

L’exposition du Musée Guimet.

Asclepios montagnard

Communication de Pascal Luccioni, Colloque (re-) Cueillir la montagne, Saint-Etienne : France (2008)

Cette communication s’efforce d’analyser le rôle des montagnes dans les représentations des pratiques de cueillette de simples dans l’Antiquité et dans celles de l’époque contemporaine. On pense avoir montré que si la montagne des modernes est un lieu vide et pur, celle des anciens est plutôt un lieu habité par le sauvage, particulièrement par certains animaux sauvages comme les serpents, importants aussi parce qu’ils sont la source tant du remède que du poison.

Accessible en texte intégral en version PDF (398,4 Kb) sur HAL-SHS.

Vignes, raisins et vins dans l’Occident médiéval

Séminaire, 2e et 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h, du 22 novembre 2012 au 23 mai 2013, salle 9 – EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris (France)

Le vin, la vigne et la viticulture seront au centre de la thématique de ce séminaire qui est le prolongement des deux précédentes années. En 2012-2013, des perspectives seront ouvertes sur la place d’autres boissons (eau, alcool de distillation) et sur des aspects matériels du vin comme le transport. Des études plus ponctuelles mettront en valeur les spécificités des vignobles de certaines régions (Bourgogne, Île-de-France, Lyonnais ou Bordelais). Les données procurées par les textes normatifs, les archives et l’iconographie seront complétées par celles fournies par l’archéologie.

Programme

– 22 novembre 2012

« L’eau fait pleurer, le vin chanter ». Prescriptions et pratiques de la consommation de l’eau (D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

– 13 décembre 2012

La relation du vin au lieu en Bourgogne (Moyen Âge-Époque Moderne) (Jean-Pierre Garcia, Université de Bourgogne)

– 10 janvier 2013

Le transport du vin (D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

– 24 janvier 2013

La distillation au Moyen Âge (Nicolas Thomas, INRAP)

-14 février 2013

Le vin et l’amour (D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

– 28 février 2013

La construction de la notion de « climat » viticole en Bourgogne (XIVe-XVIIe siècle) (Thomas Labbé, Université de Bourgogne)

– 14 mars 2013

Vignes, vins et tonneaux dans les testaments du Lyonnais rural (XIVe-XVe siècle) (Marie-Thérèse Lorcin, Université Lyon II)

– 28 mars 2013

Vignobles et viticulture en Brie (XIIIe-XVe siècle) (Mickaël Wilmart)

-11 avril 2013

La viti-viniculture dans l’Occident musulman au Moyen Âge (François Clément, Université de Nantes)

– 25 avril 2013

Les vins de Bordeaux au Moyen Âge : entre « protectionnisme de clocher » et grand commerce (Sandrine Lavaud, Université de Bordeaux 3)

– 23 mai 2013

Les batailles des vins et du saké contre le riz (Claire Brisset, Université Paris-Diderot, D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

Responsables scientifiques : Perrine Mane, Danièle Alexandre-Bidon, Mickaël Wilmart (Groupe d’archéologie médiévale, Centre de recherches historiques, EHESS-CNRS)

Chanter pour planter le blé

Article de Véronique Ginouvès paru dans les Carnets de la phonothèque de la MMSH, 14 novembre 2012

« Dans son ouvrage Alimentation des populations de l’Ahaggar. Etude ethnographiqueMarceau Gast consacre un chapitre au blé (Partie II :  ”Production, préparation et consommation des aliments”,  p. 78-101).  Ses archives sonores documentent en partie sa démonstration scientifique. Une de ses enquêtes de terrain illustre en particulier un passage (page 79) qui décrit le défrichage collectif des jardins… »

Lire et écouter la suite sur le Carnet.

Le jardin individuel au cœur des enjeux fonciers et écologiques dans une métropole régionale : le cas de Tours en France

Article de Pascal Oillic, Jean Louis Yengué et Alain Génin paru dans VertigO, vol. 12, n°2, sept. 2012

Le travail présenté est une tentative pour saisir l’évolution de la place des espaces verts et la structuration des grandes villes qu’ils induisent à travers le sol, compris ici à la fois dans son horizontalité, composante foncière, et dans sa verticalité, entité vivante. Le sol est de fait le support des espaces verts, enjeu foncier de premier ordre, mais aussi investissement social et écologique. Le travail porte sur une métropole moyenne de rayonnement régional, Tours, caractérisée comme ville verte et plus précisément sur Saint-Cyr-sur-Loire, commune de l’agglomération, banlieue verte et aisée, riche en espaces verts avant tout de types privés. Fondée sur des entretiens menés auprès d’associations, d’habitants et de représentants de la municipalité, la recherche fait ressortir que le jardin individuel est le médiateur entre le sol, l’usager et la municipalité. Les pratiques spatiales des habitants dans les jardins sont au cœur de leur relation au sol comme entité vivante. Les représentations de la nature qui les motivent sont majoritairement celles d’un espace d’agrément dans lequel le sol est perçu comme une contrainte engendrant des stratégies d’adaptation variées.

Article en accès intégral sur le site de la revue.