ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Conséquences économiques du changement de politique de fleurissement sur le coût des productions florales de la ville d’Angers

Mémoire de Florian Babet, Agrocampus Ouest (INHA, Angers), Horticulture, 04/09/2012, Marc Houdon (Dir.), Caroline Widehem (Pres.), 76 p.

La ville d’Angers, comme la plupart des villes françaises, est contrainte de revoir sa politique de fleurissement en raison de plusieurs facteurs liés au contexte économique et à la prise de conscience environnementale. Ce changement de mode de fonctionnement amène à une diminution de l’emploi de végétaux saisonniers tels que les annuelles et les bisannuelles et à la plantation croissante de plantes vivaces dans les espaces verts. Cette diminution a des conséquences directes sur les coûts de production pour la municipalité qui produit l’ensemble de ses plantes en régie et pose la question de l’intégration de nouvelles cultures. Le calcul des coûts de production et des coûts de revient s’impose donc pour évaluer la rentabilité des productions saisonnières et la faisabilité d’internaliser la production de vivaces. Ils montrent que d’un point de vue économique la production en interne est toujours justifiée avec des coûts de revient pour les annuelles et les bisannuelles inférieurs à ceux d’un achat au privé. Cependant, ils permettent aussi de mettre en avant différentes solutions alternatives à la production totalement internalisée qui apparaissent plus rentables. Celles-ci se basent sur l’externalisation d’une partie de la production. La diminution des quantités à produire permet de dégager un temps suffisant pour envisager la production en interne des plantes vivaces. La mise en place de ces dernières est possible mais impose une certaine organisation qui engendre un coût de revient supérieur à celui des producteurs privés. Néanmoins, des alternatives à un suivi du cycle de culture complet au centre horticole montrent qu’il est envisageable de cultiver des vivaces pour un coût de revient quasi similaire à celui d’un achat externalisé. Le coût de revient n’est en outre pas à lui seul le reflet de la valeur d’une plante, la comparaison intègre donc par la suite des paramètres d’ordre environnemental et sociétal.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (2,48 Mo) sur DUMAS.

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