ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de octobre, 2012

Les formes du paysage

Série de conférences données par Philippe Descola, France Culture, émission L’éloge du savoir

Série de 9 émissions sur la notion de paysage vue par un anthropologue (chaire anthropologie de la nature).

L’architecte, l’habitant, le végétal et la densité

Communication (en français) de Olivier Balaÿ paru dans « Ambiances in action / Ambiances en acte(s) – International Congress on Ambiances », Montreal 2012, Montreal

The plant has a place in the thinking of the future of our urbanity because the densification of the current city will generate a greater proximity between housing and urban dwellers, some sensible proxémie. The role of plants in the sense of satisfaction in the neighborhood deserves has to be better known today for better tomorrow anticipation, especially on the side of the designer of the space that will have to densify the city thinking moods and sustainable construction. Hence this question: can we establish, for the architect, a scientific knowledge about the spatial distances, the atmosphere, the neighborhood and the plant ?

Article intégralement accessible en version PDF (165,5 kb) sur HAL-SHS.

Le jardin et ses mythes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis

Colloque organisé par le Laboratoire CRILA (UPRES EA 4639) et le CERHIO (UMR CNRS 6258), du 29 novembre 2012 au 1 décembre 2012, MSH Angers.

Il s’agit d’étudier le jardin, fictionnel, idéel ou existant, dans ses rapports aux archétypes des récits bibliques et des mythes grecs. Pour ce faire, on écartera les définitions essentialistes du mythe au profit de celles qui le déterminent à partir de ses fonctions. On peut, dans cette perspective, retenir la formule d’Eric Csapo:

“Myth [is] a narrative which is considered socially important, and is told in such a way as to allow the entire social collective to share a sense of this importance. There can be myths about recent events, contemporary personalities, new inventions. This is a symptom of myths’ function which should not be confused with their essence. Myth is a function of social ideology.” (Theories of Mythology, Malden, Oxford, Victoria : Blackwell, 2005, p. 9).

Le colloque sera interdisciplinaire. Dans le domaine littéraire, l’archétype est, certes, l’Eden; toutefois, il peut être aussi le jardin des Hespérides, le jardin d’Eros et Psyché, le bosquet de Perséphone, le jardin de Gethsémani ou encore celui de Babylone…  (entre autres). Espace de culture, d’harmonie et de félicité partagées entre l’homme et (les) dieu(x), le jardin peut être aussi un espace d’ennui, de tentation, de découverte, de révolte ou de supplice où le bien et le mal, le féminin et le masculin, l’imitation docile et la création hardie se confrontent. Il peut cependant être également un lieu d’enchantement, de métamorphoses et de recréation. Il s’agira de considérer la pragmatique des formes poétiques par lesquelles ces archétypes et les mythes qui les retiennent prennent leur signification à travers leur réécriture dans la fiction brève (nouvelles, contes, poèmes en prose).

Dans le domaine de la civilisation, on envisagera aussi bien le mythe dans la fonction structurante de type narratif qu’il a d’abord eu historiquement et dans l’acception contemporaine élargie en vertu de laquelle il a été très largement assimilé à la notion de stéréotype. On explorera les valeurs et les idéaux liés au jardin et ses rapports au paysage naturel, ainsi qu’aux divers mythes liés à la nature dans l’histoire de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

Programme sur le site de la faculté d’Angers

[Info Horticombio]

Transformations historiques des agricultures autour de Quito en Équateur : entre diversités et permanences

Article de Pierre Gasselin paru dans « Les entretiens du Pradel », 4e édition, « Agronomes et diversité des agricultures », Mirabel, France (2006)

Souhaiter étudier  » la diversité des agricultures  » suppose d’avoir au préalable établi la conception que l’on a de l’agriculture et la question à laquelle on souhaite répondre afin de choisir les catégories pertinentes. L’étude vise à décrire et comprendre les processus par lesquels une agriculture d’exportation très intensive en capital, main d’œuvre et intrants, telle que la production de fleurs fraîches coupées de climat tempéré, s’est rapidement développée sur des structures latifundiaires autour de Quito en Équateur dans les années 1990, simultanément au maintien et aux mutations d’une agriculture familiale manuelle.

Article intégralement accessible en version PDF (84,3 Kb) sur HAL-SHS.

Etude ethnobotanique des ressources forestières ligneuses de la forêt marécageuse d’Agonvè et terroirs connexes au Bénin

Article de M.E. Dossou, G.L. Houessou, O.T. Lougbégnon, A.H.B. Tenté, J.T.C. Codjia paru dans Tropicultura, 2012, vol. 30, n°1, pp. 41-48

Cette étude ethnobotanique a été réalisée au niveau des populations riveraines de la forêt d’Agonvè, une des forêts marécageuses du Sud-Bénin. Elle a permis de décrire les différentes formes d’utilisation des espèces végétales ligneuses par les populations et de calculer les valeurs d’usage ethnobotanique associées à ces espèces. Vingt-huit espèces ligneuses ont été inventoriées. Divers usages sont faits de ces espèces: médicinal, alimentaire, bois énergie, bois d’œuvre et artisanat. L’analyse en composante principale de la matrice (formes d’utilisation * espèces) a permis de montrer que les populations ne font généralement pas l’exploitation forestière des espèces qu’elles considèrent comme utiles en alimentation ou en pharmacopée. Les feuilles, écorces, fruits et racines constituent les parties les plus utilisées. La valeur d’usage ethnobotanique totale des espèces n’est pas significativement différente d’un village à l’autre (p= 0,344, F= 1,08 et ddl= 2). Dialium guineense (VUT= 8,98), Spondianthus preussii (VUT= 7,68) et Raphia hookeri (VUT= 7,16) sont les espèces végétales les plus utilisées par les populations. Au total, l’étude met l’accent sur l’importance de la valeur d’usage ethnobotanique comme outil de base pour sélectionner les espèces sur lesquelles l’accent devra être mis dans les plans d’aménagement pour répondre non seulement au besoin d’utilisation des populations mais aussi pour améliorer le statut de conservation des espèces.

Article intégralement accessible en version PDF (472 ko) sur le site de la revue.

Inventaire ethnobotanique des plantes du Tchad utilisées contre le diabète : effet anti-hyperglycémiant des extraits de Boscia senegalensis (Pers.) Lam. ex Poiret et de Colocynthis vulgaris (Schrad.)

Article de MNA Sakine, Y Mahmout, J Gbenou, W Agbodjogbe, M. Moudachirou, paru dans « Pharmacopée et médecine », 2012, 17 p.

Une enquête ethnobotanique menée dans la région du Chari Baguirmi (Tchad) a  permis d’identifier 14 espèces végétales utilisées contre le diabète. Parmi ces espèces deux sont couramment citées. Il s’agit de : Boscia senegalensis et Colocynthis vulgaris. En raison de leur utilisation courante par les malades, les extraits hydroalcoliques des graines de B. senegalensis et des fruits de C.  vulgaris ont été évalués sur les lapins albinos dont l’hyperglycémie a été provoquée par administration du D-glucose par voie orale. L’extrait de B. senegalensis, caractérisé par des alcaloïdes, des saponosides, des tanins et des mucilages, présente une activité optimale à la dose de  250 mg/kg, tandis que l’extrait de C. vulgaris manifeste une activité maximale à la dose de 100 mg/kg, ses constituants essentiels étant les alcaloïdes, les tanins, les terpenoïdes et les mucilages.

Accessible intégralement téléchargeable en version Word (130 ko) sur Google Scholar.

Conséquences économiques du changement de politique de fleurissement sur le coût des productions florales de la ville d’Angers

Mémoire de Florian Babet, Agrocampus Ouest (INHA, Angers), Horticulture, 04/09/2012, Marc Houdon (Dir.), Caroline Widehem (Pres.), 76 p.

La ville d’Angers, comme la plupart des villes françaises, est contrainte de revoir sa politique de fleurissement en raison de plusieurs facteurs liés au contexte économique et à la prise de conscience environnementale. Ce changement de mode de fonctionnement amène à une diminution de l’emploi de végétaux saisonniers tels que les annuelles et les bisannuelles et à la plantation croissante de plantes vivaces dans les espaces verts. Cette diminution a des conséquences directes sur les coûts de production pour la municipalité qui produit l’ensemble de ses plantes en régie et pose la question de l’intégration de nouvelles cultures. Le calcul des coûts de production et des coûts de revient s’impose donc pour évaluer la rentabilité des productions saisonnières et la faisabilité d’internaliser la production de vivaces. Ils montrent que d’un point de vue économique la production en interne est toujours justifiée avec des coûts de revient pour les annuelles et les bisannuelles inférieurs à ceux d’un achat au privé. Cependant, ils permettent aussi de mettre en avant différentes solutions alternatives à la production totalement internalisée qui apparaissent plus rentables. Celles-ci se basent sur l’externalisation d’une partie de la production. La diminution des quantités à produire permet de dégager un temps suffisant pour envisager la production en interne des plantes vivaces. La mise en place de ces dernières est possible mais impose une certaine organisation qui engendre un coût de revient supérieur à celui des producteurs privés. Néanmoins, des alternatives à un suivi du cycle de culture complet au centre horticole montrent qu’il est envisageable de cultiver des vivaces pour un coût de revient quasi similaire à celui d’un achat externalisé. Le coût de revient n’est en outre pas à lui seul le reflet de la valeur d’une plante, la comparaison intègre donc par la suite des paramètres d’ordre environnemental et sociétal.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (2,48 Mo) sur DUMAS.