ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour juillet, 2012

Collecte, diffusion et adaptation des savoirs traditionnels au monde d’aujourd’hui : organisation et préparation de la seconde session du Collège Pratique d’Ethnobotanique en France ; ethnobotanique médicinale au Togo

Rapport de stage de Lucie Benoit, Master Sciences et Technologie, Université de Montpellier, F. Couplan (Dir.), 2010, 21 p.

Depuis quelques années, les travaux sur les problèmes environnementaux ont soulevé deux obstacles majeurs sur la voie de leur résolution : la perte des savoirs traditionnels et la difficulté de leur reconquête (Bellakhdar, 2008). En France comme à l’étranger de nombreuses associations et médias œuvrent pour leur collecte, leur adaptation au monde d’aujourd’hui et leur retransmission.
L’objectif de ce stage était de participer à cette entreprise en ce qui concerne les savoirs botaniques et ethnobotaniques dans deux contextes sociaux, économiques et culturels différents – en France et au Togo – pour compléter et approfondir les activités de l’Institut de Recherche sur les Propriétés de la Flore (IRPF), association dont le siège se trouve à Barrême (04). Les tâches réalisées ont consisté à soutenir l’IRPF dans la mise sur pied de la seconde session de sa formation privée, le Collège Pratique d’Ethnobotanique (CPE) – établi à Vaugneray (69) – par la rédaction de cours de botanique et d’ethnobotanique. Cette formation est destinée à des personnes désirant approfondir leurs connaissances des relations entre l’homme et la nature, et les utilisations des plantes sauvages et cultivées. Il s’est également agi de continuer et d’approfondir le travail commencé au Togo par l’association dans les villages de Kouma Konda et Womé,
situés à 120 km au nord-ouest de la capitale Lomé (enquêtes ethnobotaniques, diffusion du compost, sensibilisation à la nécessité de préserver l’environnement proche et lointain des habitants). 

Rapport en accès intégral en version PDF (382 Ko) sur le site du Master Ecologie et Biodiversité de l’université de Montpellier.

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Identification et étude phytochimique de plantes utilisées dans le traitement traditionnel de l’ulcère de Buruli au Bénin

Article de A.L. Yemoa, J.D. Gbenou, R.C. Johnson , J.G. Djego, C. Zinsou , M. Moudachirou, J. Quetin-Leclercq , A. Bigot, F. Portaels paru dans « Ethnopharmacologia » , n°42, décembre 2008, pp. 48-55

Le traitement traditionnel de l’ulcère de Buruli (UB) au Bénin se fait principalement à base de plantes. L’enquête ethnobotanique menée auprès de 17 tradipraticiens dans la commune de Ouinhi (département du Zou) a répertorié 49 plantes différentes utilisées pour traiter cette maladie. Deux de ces plantes présentent un fort taux d’utilisation : Erythrophleum suaveolens (Guill. et Perr.) Brenan et Strophanthus hispidus DC.

L’étude phytochimique de dix-sept de ces plantes révèle la présence de grands groupes chimiques dont de nombreux composés possèdent diverses propriétés notamment anti-œdémateuses, anti-inflammatoires, antibactériennes, antiseptiques, sédatives, analgésiques, anesthésiques, cicatrisantes qui pourraient intervenir dans le traitement
de l’UB. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour identifier, isoler et purifier les composés de ces groupes chimiques présents dans les plantes et étudier leur place relative dans le traitement de l’UB.

Article accessible en intégralité en version PDF (381 Ko) sur le site de l’Université catholique de Louvain.

Etudes ethnobotanique, pharmacologique et chimique des plantes utilisées dans le traitement des dermatoses « mwandza »

Article de M. Onanga, E. Ekouya, A. Ouabonzi, G.B. Itoua paru dans la revue « Pharm. Méd. Trad. Afr. », 1997, Vol. 9, pp. 85-93

Une équipe a mené une enquête ethnologique dans la contrée de Bokouélé, Région de la Cuvette (République du Congo), pour recenser la plupart des plantes utilisées par les tradithérapeutes locaux contre la maladie localement désignée : « Mwandza ».

Dix tradithérapeutes ont été consultés individuellement et ont livré chacun les recettes utilisées pour combattre les différentes formes de « Mwandza ». Une soixantaine de plantes ont été ainsi signalées et recensées. Une étude
statistique de l’utilisation des différentes plantes dans les protocoles présumés les plus efficaces a permis d’identifier une vingtaine de plantes prioritaires.

Des tests pharmacologiques sur cette vingtaine de plantes prioritaires ont révélé des plantes à activités antibactérienne et/ou antitumorale. D’après les études chimiques préliminaires, ces plantes contiennent des composés de diverses familles chimiques comme les alcaloïdes, les flavonoïdes, les tanins, les saponines, les quinones, les terpénoïdes et les stéroïdes.

Article intégralement accessible en version PDF (156 Ko) sur Greenstone.

La vigne dans le paysage rural gallo-romain

Article de Jean-Pierre Garcia paru dans « Paysages en mouvement. Les paysages du Mâconnais et du Val de Saône de la Préhistoire à nos jours », ed. Groupement archéologique du Mâconnais, 2012, pp. 21-27

La culture de la vigne et la production de vin sont deux des traits marquants de la culture romaine. Avec la romanisation des villes et des campagnes gauloises, au début de notre ère, la viticulture est attestée par les textes et les découvertes archéologiques. Mais peut-on se faire une idée des changements que cette innovation a apporté dans le paysage agricole antique et en esquisser une image ?

Article accessible en intégralité en version PDF (20,4 Mb) sur HAL-SHS.

Etude ethnobotanique, phytochimique et activités biologiques de Nauclea latifolia Smith, une plante médicinale africaine récoltée au Mali

Thèse de Mamadou Badiaga, Université Blaise Pascal – Clermont-Ferrand II (Chimie organique), 07/12/2011, Yves Troin (Dir.), 183 p.

Nauclea latifolia Smith (Rubiaceae) est une plante aux vertus médicinales beaucoup plus connues en Afrique sub-saharienne dans la pharmacopée traditionnelle pour ses nombreuses activités pharmacologiques. N. latifolia Sm. est un arbre ou arbuste d’espèce soudano-sahélienne ; ses zones d’abondance sont principalement l’Afrique Occidentale et Centrale. Sa large utilisation en médecine traditionnelle , nous a incités à réaliser une enquête ethnobotanique et un screening phytochimique afin de mettre en cohérence les prescriptions et les activités potentielles des constituants chimiques présents. Les principales classes de métabolites secondaires, principalement les alcaloïdes, les flavonoïdes, les tanins, les stérols et terpéniques ont été recherchés dans les feuilles, écorces et racines de la plante. N. latifolia Sm. de par la présence des nombreuses familles chimiques, possède des activités biologiques intéressantes. Les extraits d’alcaloïdes totaux issus des 3 organes de la plante, ont prouvé une activité anticancéreuse. Ces extraits inhibent la prolifération des cellules cancéreuses mammaires MCF-7. Outre l’activité antitumorale, les extraits alcaloïdes de N. latifolia Sm. agissent contre la douleur. Ils inhibent en effet de la douleur après injection de l’acide acétique à 0,6 % chez la souris. Cependant, N. latifolia Sm. se présente comme une plante aux nombreux médicaments. Au regard de ces activités biologiques intéressantes, il convient de mener des investigations intenses pour enrichir la production des Médicaments Traditionnels Améliorés (MTA).

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,5 Mb) sur TEL.

Les Journées Coste 2012

Journées botanique, Saint Paul des Fonts (Aveyron), 4 et 5 août 2012

Programme

Samedi 4 août

Sur les hauteurs du Lévézou … en souvenir d’Hippolyte Coste
Exploration botanique des abords du signal de Ronsignac (alt.1100m) avec les botanistes aveyronnais Marie-Claire Barthélémy, Christian Bernard, Maurice Labbé et Claude Bouteiller.
De ce haut plateau cristallin, bien arrosé, nous découvrirons de superbes vues sur les Grands Causses et le Ségala et à nos pieds une flore de montagne, avec, peut-être, la grande Gentiane et la précieuse Arnica …
Au S-O de Montjaux, D169, puis à droite Jonquayrolles. Poursuivre jusqu’à la ferme de Gandadès et juste après, piste qui mène au Signal. RDV à 14heures à proximité des enrésinements, sous le Signal. Durée 3h environ. Prévoir boissons, vêtements, et équipements selon météo.

Dimanche 5 août

Documentaires, conférences, librairie, musée Coste à St Paul des Fonts

– Hippolyte Coste, médiateur de la biodiversité et plantes protégées de l’Aveyron.
Projection en avant-première de deux documentaires produits par « les Journées Coste ».
Ancienne école 15h45 – 16h15.

– Les « parfums » à l’âge du Bronze en Méditerranée : peut-on faire parler les odeurs antiques ? Conférence-Diaporama d’Elisabeth Dodinet, Chercheur en archéologie et textes antiques à EHESS-Université de Toulouse II et chercheur associé au CNRS-Ecole normale Supérieure, Vice-présidente de la Société Botanique de France. Ancienne école 16h30 – 17h45.

– Les plantes médicinales des environs de Millau, leurs propriétés dans les écrits de l’abbé Coste revues cent ans après. Conférence-Diaporama de Jean Guillot, Professeur émérite à la Faculté de Pharmacie de Clermont-Ferrand. Ancienne école 17h45 – 19h.

Vin d’honneur – Buffet de la municipalité de Saint Jean-Saint Paul et de l’Association « les Journées Coste ». Ancienne école 19h.

Informations complémentaires : lesjourneescoste@lesjourneescoste.com
& Syndicat d’initiative : 05 65 97 61 07

XXXIIIe Colloque international d’archéologie et d’histoire d’Antibes : Regards croisés sur les outils liés au travail des végétaux

Colloque international, Antibes (France), du 23 au 25 octobre 2012

Les humains ont toujours su tirer parti des ressources que leur offrait l’environnement, qu’elles soient minérales, animales ou végétales. Le caractère périssable des matières organiques rend celles-ci difficiles à cerner, et, si dans le domaine animal, les traces directes, comme les vestiges osseux sont relativement nombreux, les témoins directs issus du monde végétal sont ténus. 

Le développement de certaines disciplines aussi vastes que l’archéobotanique (anthracologie, palynologie, carpologie, phytolithologie…) ont pourtant permis d’améliorer nos connaissances dans le domaine végétal, ce fut d’ailleurs l’objet des rencontres APDCA en 2009 (Des hommes et des plantes). Cependant, d’autres approches permettent de compléter le dossier, en analysant particulièrement les systèmes de production liés aux végétaux. Aborder ces systèmes suppose de diversifier les études notamment des outils impliqués dans les productions liées à l’agriculture, la sparterie, la vannerie, le tissage, la parure, certains éléments d’architecture, la cynégétique, la guerre… Tous ces domaines appartiennent à des chaînes opératoires qui leur sont propres. Celles-ci résultent de suites d’opérations techniques, que l’on se doit d’analyser afin de mieux comprendre les productions, mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse ici, les outils employés. 

L’objectif du colloque est d’ouvrir le dialogue et de confronter les approches entre différentes disciplines qui abordent le rôle et le fonctionnement des outils impliqués dans les chaînes opératoires de production et de transformation de matériaux végétaux. Ces disciplines, issues des sciences humaines, des sciences biologiques, des sciences de l’ingénieur, ou des sciences de la matière aident à comprendre les gestes et les techniques de ces chaînes opératoires grâce à la tracéologie, à la tribologie, à la chimie, à l’ethnologie, à l’iconographie ou encore à l’étude de textes anciens. 

Les analyses portant sur des objets dont la fonction est souvent mal connue ou mal interprétée auront toute leur place lors de ces rencontres. De même, la diversité des matériaux impliqués dans les outillages sera particulièrement valorisée dans la sélection des communications. Les échanges sur les différentes approches méthodologiques devraient être ainsi favorisés. 

En 2002, le thème de cette réunion APDCA Le Traitement des récoltes avait ciblé les techniques post-moissons de la chaîne opératoire de traitement des végétaux, pour la plupart agricoles. Ce sujet, très apprécié, a abouti à une publication interdisciplinaire souvent cité. 

L’originalité du colloque proposé ici est de s’ouvrir à l’analyse des systèmes de production liés aux végétaux en général, et inclut notamment l’artisanat. Il s’articule avec le travail d’un GDR interdisciplinaire, Regards interdisciplinaires sur les activités et techniques agricoles anciennes et préindustrielles, (2002-2014) basé au Cepam à Nice, et avec le travail du programme européen EARTH (Early Agricultural Remnants and Technical Heritage), 2004-2009. 
Au moyen d’une quarantaine d’exposés et de posters, les communicants présenteront des approches interdisciplinaires portant sur les choix technologiques que les populations ont réalisé pour la récolte, la transformation, ou la fabrication d’objets végétaux. Ils aborderont ainsi la complexité de ces choix, leurs évolutions, et le rapport entre les technologies et d’autres aspects du monde humain, notamment l’organisation socio-environnementale. 

Renseignements, appels à contribution et inscription sur le site de l’Inrap.