ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de juin, 2012

Notes d’ethnobotanique normande

Article de L. Hédin paru dans les Annales de Normandie, vol. 6, n°6-2, 1956, pp. 175-189

« Sous cette rubrique, nous nous proposons de présenter un certain nombre d’études personnelles ou de documents bibliographiques concernant l’ethnobotanique de notre région…. »

Lire la suite de l’article accessible en intégralité sur Persée.

Le patrimoine végétal ou l’herbier du village

Ouvrage de Anne Audier, ed. SHASM,2012

Anne Audier, née en 1920, a été sensibilisée dès son plus jeune âge aux valeurs du patrimoine. Elle a écouté et recueilli patiemment les témoignages des anciens sur tout ce qui touchait de près ou de loin au patrimoine saintongeais.

« L’Herbier du village » est l’un des résultats de ses recherches. Il nous transmet les connaissances des anciens sur les plantes de la Saintonge (Charente-Maritime) aux XIXe et XXe siècles.

L’herbier complet peut être téléchargé en une seule fois ou en quatre parties : Tome A, Tome B, Tome C, Noms Saintongeais-Français.

L’herbier complet imprimé au format A4 représente un peu plus de 100 pages. La SHASM prépare une édition papier à 30 exemplaires : couverture couleurs, le reste en noir et blanc, dos carré collé, au format A4. 
L’exemplaire sera vendu 9€ (+ frais de port 3€50). Si vous êtes intéressés veuillez en informer la SHASM (via shasm@laposte.net) avant le 30 septembre 2012, qui enverra un formulaire de souscription.

[Info Telabotanica]

Des vignes centenaires classées monument historique

 Article du Monde, 20.06.2012

« C’est une première en France. Une parcelle de vigne vieille de plus de 150 ans dans le village de Sarragachies (Gers) vient d’être inscrite à l’inventaire des monuments historiques. La préfecture de Midi-Pyrénées a avalisé, lundi 18 juin, la démarche lancée par le groupement de caves Plaimont Producteurs. « Cette inscription est due au caractère exceptionnel des souches et aux modes de culture ancestraux dont témoigne ce lopin de terre », a précisé l’administration… »

Lire la suite de l’article ici.

Quelles natures en ville ?

Journée d’étude organisée par le Grand Lyon en partenariat avec l’Institut d’Urbanisme de Grenoble et le laboratoire PACTE (UMR 5194), 28 juin 2012, Lyon (France)

La volonté d’organiser cet évènement autour de ce thème est née de l’envie de montrer comment la ville, en tant qu’agent de la transformation, anticipe et accompagne les mutations du territoire et de la société. Ce séminaire, envisagé comme une rencontre interdisciplinaire visant à faire dialoguer des praticiens issus de divers champs disciplinaires (urbanistes, architectes, paysagistes etc.) ainsi que des acteurs en charge des territoires, suggère des connaissances nouvelles situées à la croisée de pratiques riches et variées.

A cette occasion, nous souhaitons revisiter nos pratiques depuis l’échelle territoriale de la planification jusqu’à celle du projet urbain en conjuguant à la fois des savoirs-faire, des retours sur expériences de projets réalisés et des productions rationnelles de la recherche action.

Programme

8h30 – 9h00 – Accueil café des participants

9 h 00 – INTRODUCTION

Mot de bienvenue. Allocution d’ouverture

Gilles Assi,Vice-Président du Grand Lyon en charge du pôle agroalimentaire, des espaces naturels et de l’agriculture péri-urbaine, Pôle environnement
Michel Desvigne – Grand témoin Paysagiste DPLG, Agence MDP
Marcus Zepf- Discutant Directeur de l’Institut d’Urbanisme de Grenoble – Docteur et Professeur Université Grenoble 2, PACTE UMR CNRS 5194

9 h 30 – SESSION 1 : Le champ des savoirs : appréhension des acceptations multiples de la nature en milieu urbain

De quelle nature parle-t-on en ville ?
Chris Younès Philosophe, Professeur ENSAPLV et ESA, Directrice du laboratoire Gerphau/UMR 7218 LAVUE
Qu’est-ce qu’un lieu habité et habitable? Rôle de la nature pour l’habitabilité urbaine contemporaine
Nathalie Blanc Géographe, Directrice de recherche CNRS – Section CNRS39 – Université Paris-Diderot Paris 7
Nature en ville. Enjeu de projet, enjeu de gestion, enjeu social
Marie-Christine Couic Sociologue-Urbaniste OPQU, Docteur en Sciences pour l’ingénieur, spécialité Architecture. BazarUrbain- Responsable d’agence
Jean-Michel Roux Urbaniste OPQU – BazarUrbain. Maître de Conférences IUG, Université Grenoble 2, PACTE UMR CNRS 5194
Muriel Delabarre Urbaniste, Doctorante Grand Lyon, Institut d’Urbanisme de Grenoble, PACTE UMR CNRS 5194
Échanges avec le public

11 H 30 – SESSION 2 : LES CHAMPS D’APPLICATION POUR AMENAGER ET MENAGER LA NATURE EN MILIEU URBAIN

Axe 1. Valorisation des dispositifs questionant les interfaces entre composantes de la nature

Changement climatique et paysage urbain
Frédéric Ségur Responsable du service Arbres et Paysage, Grand Lyon
Paysage et eaux pluviales : une culture Suisse ?
Laurent Daune Architecte-Paysagiste, Professeur à la Haute école du Paysage, d’Ingénierie et d’Architecture de Genève
Projet BiodiverCity – Valeurs écologiques et sociologiques de la nature en milieu urbain : promotion d’outils pour identifier, maintenir, améliorer la biodiversité en milieu urbain
Marco Morreti Chef de projet – Research group leader in the Community Ecology Unit at the Swiss Federal Research Institute WSL, Bellinzona
Échanges avec le public

14 H 00

Axe 2. PLU : inscription de la nature dans les valeurs réglementaires

Table ronde composée de :

Andrée Buchmann Vice-Présidente à l’Écologie, au Développement Durable et au Plan Climat de la Communauté Urbaine de Strasbourg
Martine David* Vice-Présidente du Grand Lyon en charge du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et du Schéma de cohérence territoriale (SCOT), Pôle urbanisme et cadre de vie
Fabienne Giboudeaux Ajointe au Maire de Paris chargée des Espaces verts
Serge Lamaison* Vice-Président Chargé de la Métropole Verte de la Communauté Urbaine de Bordeaux
Échanges avec le public

15 h 30 – SESSION 3 LOGIQUES DE PROJETS : REALITES DE PRODUCTIONS, DE DISCOURS ET DE TRAJECTOIRES

Projet Franco-Valdo-Genevois (Grand Genève) La campagne comme nouvelle « monumentalité » de la ville. Principe de maillage et repositionnement des acteurs depuis l’échelle territoriale jusqu’à celle du projet urbain
Marcellin Barthassat Architecte, co-dirigeant de l’Atelier Ar-Ter basée à Genève
Les berges du Rhône : un nouveau territoire urbain
Jean-Claude Durual Paysagiste ffp Directeur d’Etude – Agence Ilex Paysages et Urbanisme
Le tracé de l’eau, axe du vivant dans la ville – Projet d’écoquartier du Raquet, Douai
Didier Larue Paysagiste DPLG – Urbaniste, Atelier LD
D’une friche militaire à un parc contemporain : regards sur le Parc Blandan
Laurence Roux-Moschetto Chef de Projets, Direction de l’Aménagement du Grand Lyon
Échanges avec le public

17 h 15 Propos conclusifs

Marcus Zepf – Discutant Directeur de l’Institut d’Urbanisme de Grenoble – Docteur et Professeur Université Grenoble 2, PACTE UMR CNRS 5194
Michel Desvigne – Grand témoin Paysagiste DPLG, Agence MDP
Gilles Buna* Vice-président en charge de l’urbanisme appliqué et opérationnel, des projets urbains et des grands projets d’équipement, Pôle urbanisme et cadre de vie
*(sous réserve)

Informations

La participation au séminaire est gratuite et le nombre de places est limité. Vous trouverez ici le programme de la journée ainsi que le coupon réponse à retourner avant le 24 Juin 2012.

[Info Calenda]

Les jardins partagés gagnent du terrain

Vidéo de promotion du « jardin partagé », 06 juin 2012

Outil de sensibilisation à la nutrition et à la protection de l’environnement, promoteur de lien social, et désormais créateur d’emplois : le jardin communautaire n’en finit pas de séduire les collectivités à l’instar de la région Ile-de-France qui voudrait lancer 500 projets dans les 2 ans à venir.

Planter des fruits et légumes en ville : une possibilité que peu de citoyens peuvent s’offrir. Et pour cause, le mètre carré atteint des sommets et sorti de la jardinière sur le bord du balcon il est rarement envisageable de cultiver son potager.

Lien social

Né en Amérique du Nord dans les années 70, le jardin partagé est un espace communautaire mis à disposition des habitants d’un quartier par la collectivité (ville, bailleur social, voire copropriété). L’objectif : partager voire collaborer aux cultures de fruits et légumes sur quelques mètres carrés. Une solution efficace pour renforcer le lien social, partager les expériences, sensibiliser au lien santé / nutrition / protection de l’environnement, notamment en ce qui concerne la culture sans produits phytosanitaires.

Création d’emplois

Avec l’essor des jardins partagés, le concept est même devenu créateur d’emplois à l’instar de l’installation sur des parcelles restées en friches en région parisienne par une association qui a pu proposer des emplois à des jeunes en insertion. Désormais, ces initiatives sont en effet prises au sérieux. Pour preuve, la région Ile-de-France qui étudie actuellement 51 projets de jardin, vise l’installation de 500 jardins partagés d’ici 2 ans.

Baptiste Clarke [Info Actu-environnement.com]

Eléments pour une étude des représentations de la canne à sucre chez les Ankave-Anga (Papouasie Nouvelle-Guinée)

Article de Pascale Bonnemère paru dans le Journal de la Société des Océanistes, n°114-115 (2002), pp 181-185.

Dans l’ensemble des représentations qu’ont les Ankave des aliments, la canne à sucre est associée sans ambiguïté aucune au lait maternel, du moins à première vue. Car les modalités de consommation de celle-ci lors des rituels masculins révèlent une situation plus complexe, que l’auteur analyse à la fois dans le contexte ethnographique concerné et à l’aune de ce que l’on sait des associations entre les substances corporelles et certains aliments dans d’autres groupes anga.

Article accessible intégralement en version PDF (126,3 Kb) sur HAL-SHS.

The first migrants to Madagascar and their introduction of plants : linguistic and ethnological evidence

Article de Philippe Beaujard (en anglais) paru dans Azania, n°46, 2 (2011), pp 169-189.

The Austronesians who settled in Madagascar in the first millennium of the Christian Era were probably different from the Austronesians who reached the East African coast earlier at different times, bringing bananas, taro and yam (Blench 2010). Based on linguistic data, this article proposes that four plants were brought by the first Austronesians in Madagascar: rice, water yam, coconut and Indian saffron. These plants helped the Austronesians to begin the process of colonizing well-watered areas, cultivated both through wet and swidden agriculture. A little later, populations coming from the East African coast introduced other plants (sorghum, cowpea, Bambara pea, banana…) that allowed them to occupy other ecosystems. At the end of the first millennium, different parts of the island were thus already inhabited, on the coasts and in the Highlands, and cultural blendings were already underway. The continuation of migrations, from South-East Asia, from the East African coast and from India in the 2nd millennium would bring increasing complexity in the cultural blendings and allow the repeated introduction of many cultivated plants.

Article accessible intégralement en version PDF (651,5 Kb) sur HAL-SHS.