ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de mai, 2012

Développement et protection à l’œuvre dans les territoires de nature. Les Parcs Naturels Régionaux face à la réforme territoriale

Article de Romain Lajarge et Nacima Baron-Yellès paru dans Le Bulletin Association Géographes Français 2011, n°4 (2011), pp. 375-386

Le cadre dans lequel les territoires de nature ont à assurer leur mission de protection et/ou de développement a évolué et évolue sans cesse. La réforme territoriale de décembre 2010 en France est une étape supplémentaire qui met en lumière les problèmes inhérents des dispositifs qui, comme dans les Parcs Naturels Régionaux, demandent aux territoires de nature de mixer protection et développement. Après un rapide rappel des 40 ans d’expérience des PNR et en détaillant les différentes modifications envisagées dans l’architecture et les fonctionnements territoriaux, il s’agit d’analyser comment sont impactés les territoires à statut intermédiaire. En se référant aux situations antérieures multiples et diverses que les Parcs ont traversé, il s’agira d’avancer quelques éléments d’explication de la longévité et de la relative fragilité de ce modèle particulier de développement territorial.

Article intégralement accessible en version PDF (105,1 Kb) sur HAL-SHS.

La forêt dans les albums pour enfants

Article en ligne de Christophe Meunier dans le carnet « Les territoires de l’album », 14 mai 2012

 « La forêt est un espace très présent dans la littérature pour enfants et en particulier dans les contes et les albums. En tant qu’espace de l’abandon, elle semble très proche de la montagne dans ses représentations mentales et y est très souvent associée. Dans les albums qui constituent notre mini-corpus, nous pouvons distinguer quatre perceptions, parfois antithétiques, de la forêt : d’abord le lieu où les protagonistes cherchent à fuir ou à s’isoler de la civilisation ; puis un lieu démoniaque ou, a contrario, enchanté ; ensuite, comme tout espace rural, un lieu de régénérescence ; enfin, un lieu de plaisirs et d’amusements…. »

Lire la suite ici.

Agriculture et Ville

Appel à articles, revue Espaces et sociétés, novembre 2012

Ce numéro d’Espaces et Sociétés veut revenir sur les enjeux liés au rapport entre agriculture et ville. En effet l’engouement actuel pour les fermes urbaines, les jardins partagés, etc., ainsi que le développement des circuits-courts alimentaires témoignent d’un lien potentiellement renouvelé. On souhaite un examen des effets induits sur l’urbain et sur l’agriculture elle-même, que ce soit en termes d’organisation, d’évolution des pratiques et des techniques, d’allocation des espaces, de mutations économiques et sociales, d’aménagement et d’organisation spatiale et territoriale.

La question de l’agriculture urbaine revient sur l’agenda public et dans le débat scientifique. On observe en effet dans la plupart des villes d’Europe et d’Amérique du Nord un nouvel engouement pour les jardins partagés, les mini-potagers sur les balcons, l’apiculture sur les toits, les fermes urbaines, etc. Ces retrouvailles d’un lien perdu avec la nature, s’expriment notamment par le développement des circuits-courts alimentaires alternatifs (vente de paniers, associations de producteurs-consommateurs, ventes à la ferme, etc.). Elles actualisent trois fonctions : nourricière par l’approvisionnement urbain en produits agricoles de proximité ; environnementale avec l’agriculture biologique (réserve de biodiversité, protection des eaux, low energy et low carbon, etc.) ; mais également, et de manière sans doute moins reconnue, sociale. Ainsi les jardins ouvriers allemands sont devenus des sortes de résidences secondaires simplifiées de fin de semaine.

Avec les plans d’urbanisme, le développement des jardins publics, puis des espaces verts, avait condamné les potagers, en rendant publics les espaces non bâtis au profit des loisirs et des jeux d’enfants. On n’a d’ailleurs guère de recul sur l’évolution des espaces non bâtis à l’intérieur des résidences, ni sur la sociabilité de voisinage que leurs usages peuvent susciter. Or c’est peut-être au moment où la culture méprisée des potagers et des jardins ouvriers disparaissait qu’on a retrouvé une valeur paysagère aux carrés bêchés et aux arbres fruitiers. En même temps, certaines villes ont racheté des fermes en périphérie pour lutter contre le ‘mitage’ mais aussi pour montrer la campagne aux petits citadins.

Mais va-ton vraiment vers la production de nourriture ? Dans les villes qui cherchent à revégétaliser les rues et les terrasses pour contrer les effets du changement climatique, quelle place fera-t-on demain aux légumes et aux fruits, à l’élevage de poissons ou aux poulaillers ? Au-delà du paysage, des loisirs et de l’éducation, l’agriculture en ville pourrait en effet aider à lutter contre la paupérisation des temps de crise, comme par le passé. Allant plus loin, certains défendent le maintien d’une agriculture au milieu des extensions urbaines, afin d’auto-produire localement ensemble l’eau, l’alimentation et l’énergie (le fameux nexus).

Ce numéro d’Espaces et Sociétés « Agriculture et Ville » est ouvert aux contributions portant sur les enjeux liés au nouveau lien entre les deux :

– l’évolution de cette relation à travers le temps, notamment dans la pratique de ventes directes d’agriculteurs, parfois venus d’assez loin, mais en pied d’immeuble ;
– le développement et le maintien de l’agriculture urbaine et péri-urbaine au travers notamment du déploiement des circuits courts de distribution ;
– les problématiques foncières et territoriales associées ;
– les mutations des exploitations (en particulier les petites), des filières agricoles et des stratégies professionnelles, en termes technique, économique et sociale ;
– les acteurs institutionnels, privés, associatifs impliqués, et les politiques publiques ;
– les formes spatiales qu’elle suscite, les implications sur les organisations existantes, et des dispositifs institutionnels éventuellement associés ;
– l’aménagement urbain, en particulier des espaces verts et non-bâtis, y compris les espaces privés (des pelouses et piscines à la place des potagers) ;
– la place essentielle de l’agriculture urbaine dans les pays en voie de développement.

Coordination du dossier : Leïla Kebir et Bernard Barraqué

Calendrier

10 novembre 2012 : date limite de remise des articles

15 janvier 2013 : informations aux auteurs

Adresse pour la correspondance, de préférence en version électronique par courriel : leila.kebir@unine.ch et bernard.barraque@engref.agroparistech.fr
Ou par voie postale en quatre exemplaires : Bernard Barraqué, AgroParisTech – ENGREF, 19 avenue du Maine 75732 Paris Cedex 15

Attention :

Dorénavant la revue ne demande plus de propositions d’articles mais directement les articles.

Les articles ne dépasseront pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés.
Les normes de présentation et les conseils aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue : http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/conseils.html

[Info Calenda]

Le transport du feu au creux d’une férule

Article de Claude Marco, février 2012

La tige de la férule est-elle creuse ou pleine ? Quels étaient les usages de cette tige si légère et si robuste ? Ce sont quelques une des questions aux quelles Claude Marco essaie de répondre dans cet article. Claude Marco est un des principaux auteurs de l’ouvrage « les salades sauvages » publié par les Ecologistes de l’Euzière. Depuis une dizaine d’années il s’efforce de faire, du monde végétal, l’objet de spectacles de plein air. En cherchant à reproduire le geste de Prométhée, dérobant le feu « au creux d’une férule » (Hésiode), il a été amené à s’interroger sur un mode de transport du feu, dont il est dit, qu’il serait une « pratique millénaire » ( P. Lieutaghi, 2006) encore en usage (« les marins allument leur pipe avec cette herbe sur le pont de leur bateau » – D. Le DANTEC, 2011).

Article accessible intégralement en version PDF (1,48 Mo) sur le site de Télabotanica.

[Info Telabotanica]

Mission plantes urbaines

Reportage de Simon Bouisson, Arte (Universcience TV), 2012

Trois petites plantes sauvages – la cardamine hirsute, le séneçon du Cap et le pissenlit – se sont adaptées au milieu urbain. Pour cartographier cette implantation, le botaniste allemand Andreas Bettinger demande aux passionnés de nature de les pister dans les rues de nos villes. 

Compléments d’informations sur Missions Printemps.

Fiori è fiure : Plantes sauvages de Corse

 Dame Nature renouvelle sans cesse le tableau qu’offre le monde des plantes. Le regard qu’on lui dédie est au moins aussi varié que les approches possibles. Le botaniste amoureux des plantes privilégiera la rigueur scientifique, le littéraire y trouvera une source d’inspiration, l’apothicaire essaiera d’en exploiter les vertus, le linguiste explorera les pistes de l’étymologie, etc. L’énumération des centres d’intérêts que suggère l’univers végétal est infinie.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi quelques promenades d’observation en Corse. Seulement guidés par les périodes d’éclosion et de floraison, nous avons arpenté d’innombrables sentiers marins ou montagnards, quelques forêts et landes, le maquis bien sûr, pour y exercer nos talents de photographes.

Puis, après la moisson d’images, le désir de nous instruire davantage a aiguisé notre curiosité. Nous avons exploré les descriptions, les études et les recherches d’autres promeneurs bien plus illustres et bien plus érudits que nous. Est venue alors l’envie de partager nos découvertes.

Voici ce que nous avons récolté. Le contenu des textes que vous allez trouver ici est le fruit de tous ces cheminements…

Informations pratiques : 
Fiori è fiure : Plantes sauvages de Corse 
Auteurs : Lily Figari et Pierre Paul Grimaldi 
Colonna Edition 
ISBN : 9782915922660
Prix indicatif : 14 euros

Commandez le livre en ligne sur le site des éditions Colonna

[Info Telabotanica]