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L’histoire européenne du maïs revisitée à la lumière de la génétique : la contribution de la côte est de l’Amérique du Nord

Article de Monique Chastanet et Alain Charcosset in R. TREMBLAY (éd.), Les Iroquoiens du Saint-Laurent, peuple du maïs, Montréal, Musée d’Archéologie et d’Histoire/Les Editions de l’Homme, 2007, pp. 50-51 et 137.

Des analyses génétiques de variétés de maïs cultivés en Europe jusqu’au milieu du 20e siècle, avant l’introduction des hybrides, ont mis en évidence l’importance d’un maïs  » de 8 à 10 rangs  » dans le développement du matériel végétal européen. Ce maïs évoque les variétés cultivées sur la côte est de l’Amérique du Nord à l’époque des découvertes européennes. Comme le montrent les Herbiers de la Renaissance, il s’agit manifestement d’un apport ancien qui, en se combinant avec des variétés tropicales, a donné naissance à de nombreuses variétés locales européennes. Bien qu’il soit difficile de reconstituer précisément cette histoire, plusieurs voyageurs ont pu introduire ce type de maïs en Europe : Verrazano (1524), Jacques Cartier (1534-1536), etc. Quoi qu’il en soit, les analyses génétiques et la relecture de textes du 16e siècle vont dans le sens d’une introduction multiple du maïs en Europe.

Accessible en version PDF (3,2 Mb) sur HAL-SHS.

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