ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour mars, 2012

Science et culture du végétal

Colloque organisé par la Société d’épistémologie et d’histoire des sciences de la vie  (SHESVIE), Amiens (Logis du Roy), 3 et 4 avril 2012

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, une série de congrès réunissent des botanistes et les horticulteurs des pays européens à Bruxelles (1864), Amsterdam (1865, 1877), Saint-Pétersbourg (1869), Paris (1878), Anvers (1885). L’étude des sujets abordés et des communications présentées dans ces congrès met en évidence les contours d’un espace de rencontre entre les problématiques scientifiques et les questionnements pratiques : nomenclature des plantes cultivées, hybridation, physiologie de la croissance et du fleurissement, pathologie végétale, enseignement théorique et pratique de la culture des plantes, etc. Ces rencontres illustrent la proximité entre les milieux scientifiques et les professionnels. Elles permettent de s’interroger autant sur les influences réciproques entre botanique et horticulture que sur les différences visibles dans les approches du végétal en tant qu’objet de connaissance d’une part et objet de production économique d’autre part.

Programme du 4 avril

9 h15 • Christian Bange. « Une forme particulière de société savante : les sociétés d’échange de plantes ».

9 h 50 • Cristiana Oghina-Pavie  – CERHIO, Université d’Angers . « Science et culture du végétal. Les congrès de botanique et horticulture dans la deuxième moitié du XIXe siècle ».

10 h 45 • Antonine Nicoglou– IHPST, Université Paris 1 et Paris 7. « Les origines de la notion de « plasticité » dans le vivant : retour sur l’usage du concept dans la philosophie de la nature des XVIIe et XVIIIe siècles ».

11 h 20 • Brice Poreau – S2HEP, Université Lyon 1. « La portée des travaux de Pierre – Joseph Van Beneden sur le commensalisme ».

13 h 30 • Olivier Perru – S2HEP, Université Lyon 1. « L’abbé Jacques – François Dicquemare (1733-1789), un zoologiste havrais et ses découvertes sur les anémones de mer ».

14 h 05 • Laurent Loison – Centre François Viète, Université de Nantes. « Le concept de gène dans la pensée biologique d’André Lwoff, aux origines du modèle de l’opéron ».

14 h 40 • Barthélemy Durrive – ENS, Lyon. « Rupture épistémologique et « connaissance de la vie » ».

15 h 30 • Sébastien Dutreuil – ENS, Paris. « Évaluation philosophique de l’hypothèse Gaïa ».

16 h 05 • Stéphane Tirard – Centre François Viète, Université de Nantes. « La vie latente comme forme de vie : le regard de Claude Bernard sur une limite du vivant ».

[Info Horticombio]

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Les fruits, nourritures ambiguës du corps et des pensées

Le Musée départemental ethnologique de Haute-Provence, Prieuré de Salagon, organise les 11 et 12 octobre 2012 son onzième séminaire d’ethnobotanique autour du thème « Les fruits, nourritures ambiguës du corps et des pensées ».

Vous trouverez ici l’appel à communication rédigé par Pierre Lieutaghi.

Les personnes intéressées pour intervenir à ce séminaire devront envoyer un texte de 10 lignes maximum résumant leur proposition. La date limite pour l’envoi de ce résumé est le 4 mai à cette adresse mail : elisebain@hotmail.fr

Voir ici le programme définitif du colloque.


4e Ecole d’été sur l’agriculture urbaine

Aborder l’aménagement urbain viable et le développement des quartiers par l’agriculture

Pour une 4e année consécutive, le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD), en association avec l’Institut des sciences de l’environnement (ISE) de l’Université du Québec à Montréal, vous convie à cinq jours de formation sur l’agriculture urbaine (AU) et ses différentes facettes. L’École d’été se veut une occasion unique de stimuler la réflexion, les discussions, l’apprentissage et l’action en matière d’agriculture urbaine. Elle se veut également un lieu et un moment de rencontre entre les différents acteurs-trices du milieu du Québec, mais aussi de France, du Liban, de Belgique, d’Espagne et des États-Unis.

La thématique

Pour son édition 2012, l’École d’été propose une nouvelle thématique autour de la place de l’agriculture urbaine dans un aménagement urbain viable multifonctionnel. Les aspects sociaux, économiques, environnementaux et éducatifs seront abordés. Chaque journée de l’école se fera sous le signe d’une de ces facettes, la multifonctionnalité devenant ainsi le fil conducteur des différentes conférences et activités proposées.

Encore cette année, la formation s’articulera autour d’un apprentissage théorique et pratique qui s’appuiera sur l’intervention de spécialistes autour de tables rondes, de discussion autour de projets réalisés, d’ateliers pratiques et de visites sur le terrain. Plus d’espace sera aussi accordé aux échanges et discussions, ainsi qu’aux interactions entre les intervenant-e-s et les participant-e-s. Enfin, un projet intégrateur qui s’échelonnera sur les cinq jours d’activité matérialisera les apprentissages en une réalisation commune.

Deux niveaux de formation

Afin de répondre à la demande grandissante, l’École d’été sur l’agriculture urbaine offrira cette année deux niveaux de formation, tout en conservant une cohésion entre tous les participant-e-s. Un premier niveau sera plus adapté aux néophytes de l’agriculture urbaine qui désirent se familiariser avec le sujet. Un deuxième niveau sera également offert aux participant-e-s plus expérimenté-e-s. Ainsi, les participant-e-s profiteront d’un apprentissage mieux adapté à leurs connaissances. De plus, l’ouverture de ces deux niveaux permettra à l’École d’été d’accueillir jusqu’à 160 participant-e-s lors de cette 4e édition!

Date limite d’inscription pour l’école d’été

1er  juin 2011

Pour s’inscrire : http://ecoleagricultureurbaine.org

Le coût de l’école d’été

Le coût d’inscription à l’école d’été, pour 5 jours de formation est de 100 $

Pour information:

  • Marie-Eve Julien-Denis, Chargée de projet pour l’école d’été : mariezia@hotmail.com
  • Éric Duchemin, Professeur associé et chargé de cours — Institut des sciences de l’environnement : duchemin.eric@uqam.ca

De retour cette année : un cours de maitrise sur l’agriculture urbaine

Un cours de maitrise est aussi offert. Le cours se déroulera à la session d’été. Pour plus d’information, communiquez avec Eric Duchemin, professeur associé et chargé de cours — Institut des sciences de l’environnement, Université du Québec à Montréal, à duchemin.eric@uqam.ca

Pour des participants français

Cette année l’Office franco-québécois pour la Jeunesse (OFQJ) propose à cinq jeunes étudiants et professionnels de prendre part à la 4e Ecole d’été sur l’agriculture urbaine, organisée par le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD), en association avec l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) du 13 au 17 août prochain.

Pour en savoir plus : http://www.ofqj.org/~ofqj/appels/participation-la-4-me-ecole-d-t-sur-lagriculture-urbaine

[Info VertigO]

Identifier les Fleurs du Maroc Atlantique par leurs couleurs

Le site Fleurs du Maroc Atlantique ouvert depuis 2007  permet de déterminer facilement, à partir de leurs couleurs, plus de 200 espèces de fleurs situées dans cette région du Maroc. Désormais, une version au format pdf téléchargeable, rédigée par François Collin, vient d’être publiée. Elle offre non seulement un intérêt botanique, mais également ethnobotanique puisque les propriétés et les usages des plantes y sont mentionnés.

(JPEG)

La version « Aperçu » de 17 pages est gratuite.
La version est complète disponible en deux qualités (35 et 62 Mo) au prix de 6 euros.

[Info Telabotanica]

Koelreuteria paniculata. Jefferson, le sphinx et les fleurs

Article de Hervé Dumez paru dans Le Libellio d’Aegis 7, n°3 – Automne (2011), pp 49-55

C’est un arbre de Chine. Il fleurit l’été en panicules, c’est-à-dire en grandes grappes désordonnées de fleurs jaunes, qui, à la fin de la floraison, tombent sur le sol en une pluie d’or. Pour cette raison sans doute, on le plantait sur la tombe des mandarins. Les Chinois n’aimaient pas les missionnaires qui furent toujours mal reçus dans l’empire. Mais ils faisaient une exception pour les Jésuites qui s’intéressaient à leurs traditions et à leur langue, et qui leur apportaient des savoirs utiles, comme la cartographie. Le père Pierre-Nicolas le Chéron d’Incarville arriva à Pékin en 1740. Il n’en repartit jamais. Il rédigea bientôt un dictionnaire de Chinois qui fait encore autorité mais sa passion était la botanique. Elle le rapprocha de l’empereur, grand amateur de fleurs, dont il devint l’intime et le jardinier. Le premier, il décrivit un fruit savoureux que les Chinois de la vallée du Yang Tsé cueillaient à l’état sauvage, le Yang Tao, connu bien plus tard comme le kiwi. Il correspondait avec tous les botanistes d’Europe, à qui il envoyait des graines par la caravane de chameaux qui, tous les trois ans, arrivait de Russie à Pékin. C’est dans un envoi qu’il fit à Bernard de Jussieu en 1747 que les graines de l’arbre à pluie d’or arrivèrent au Jardin du Roi. Les botanistes s’écrivaient pour se tenir au courant de leurs découvertes. Joseph Gottlieb Koelreuter était professeur d’histoire naturelle et directeur du jardin botanique de Karlsruhe. Sur des plans de tabac, il faisait des expériences touchant à l’hybridation qui annonçaient celles de Mendel. Il fut le premier à démontrer le rôle des insectes et du vent dans la pollinisation des fleurs. En hommage à ses travaux, l’arbre à panicules fut nommé Koelreuteria paniculata.

Article intégralement accessible en version PDF (958,2 Kb) sur HAL-SHS.

Forêt et montagne. Évolution et aménagement

Colloque organisé par le Groupe d’Histoire des Forêts, 12-14 septembre 2012, Chambéry (France)

Après une liste déjà longue de colloques thématiques dont « forêt et chasse » à Paris en 2003, « l’eau et la forêt » à Bordeaux en 2006, « forêt et paysage » à Besançon en 2009, le Groupe d’Histoire des Forêts organise en 2012 son traditionnel colloque interdisciplinaire qui portera sur le thème « forêt et montagne ».

Programme 

Mercredi 12 septembre 2012 – Matin

Thème n° 1 : Des outils pour mesurer la longue durée

– M. Christophe Corona : Du cerne aux risques naturels en montagne : dendro-géomorphologie et reconstitution historique
– M. Hervé Richard ; Mme Émilie Gauthier : Histoire des forêts jurassiennes : le regard du palynologue
– M. Pierre Gresser : Histoire des forêts jurassiennes : le regard du médiéviste
– M. Jean-Paul Metailie, M. Didier Galop: 8000 ans d’histoire forestière : l’évolution de l’environnement pyrénéen

Thème n° 2 : Un milieu d’usages et d’angoisses
– Mme Vanessa Py ; M. Bruno Ancel: La gestion de la forêt dans la Haute Durance pour la mine et le charbonnage, Xe-XIIIe siècle
– M. Fabrice Mouthon : La gestion communautaire des forêts savoyardes d’altitude, XIIIe-XVIe siècle
– M. François Lormant : La sorcellerie dans la haute forêt vosgienne : approche politique, sociétale et religieuse, XVe-XVIIe siècle

Mercredi 12 septembre 2012 –Après-midi

Thème n° 3 : Des forêts épuisables ?

– M. Michel Bartoli :Louis de Froidour (1626-1685), inventeur du jardinage moderne en forêts de montagne
– M. Sébastien Poublanc : L’espace montagnard méridional dans la Grande Réformation (1665-1673)
– Mme Emilie-Anne Pepy : Les forêts de la Grande Chartreuse : l’exploitation d’une ressource industrielle, XVII-XVIIIe siècle

Thème n° 4 : Des forêts pour vivre ou survivre ?

– M. Eric Maire; Mme Sylvie Guillerme : L’évolution d’un paysage pastoral identitaire : la moyenne montagne du Pays Welche, XVIIIe-XXe siècle
– M. Laurent Astrade : L’évolution des paysages dans la moyenne montagne du Sud-Est, XIXe-XXe siècle : le fait du climat ou des hommes ?
– M. Philippe Hanus : Les forêts du Vercors : forestiers, bûcherons et maquisards, 1930-1950
– Mme Ada Acovitsioti-Hameau : La montagne, la forêt et le berger en Ligurie : traditions et changements
Carillon et réception à l’hôtel de ville de Chambéry

Vendredi 14 Septembre – Matin

Thème n° 5 : La restauration des terrains de montagne
– M. Charles Buffet; Mme Anne Gaël Noussan : Le fonds photographique de restauration des terrains de montagne, 1880-1963
– M. Bertrand Lefebvre :L’épopée de la RTM : ses besoins actuels
– M. Hervé Nemos-Rajot : La RTM en Bulgarie : une greffe française réussie
– M. Eduardo Araque Jimenez; M. José Manuel Crespo Guerrero : En Andalousie, la Sierra de Segura : reforestation et contestations

Thème n° 6 : Divergences et concertations

– M. Jean-Claude Guerin : Les forêts cévenoles : des reboisements RTM au Parc National des Cévennes
– Mme Lucie Bettinger : La forêt conquérante : la fermeture des paysages en moyenne montagne
– Mme Véronique Dassie : Le sapin dans le Haut Jura : une montagne à l’épreuve de la modernité
– M. Olivier Chaumontet : Les communes forestières de la région Rhône-Alpes : une gouvernance Forêt et Bois partagée

Vendredi 14 Septembre –Après-midi

Thème n° 7 : Protéger, oui, mais jusqu’où ?

– M. Fabrice Gallet; M. Frédéric Berger: Les forêts à rôle de protection : comparaison des approches et des principes à l’échelle alpine
– M. Roland Metral : En Suisse, les forêts du Mont-Chemin : de la surexploitation à la sous-utilisation
– M. Sylvestre Vernier : Les forêts à rôle de protection : la prise de conscience actuelle

Thème n° 8 : Exploiter, oui, mais comment ?
– M. Denis Mathis : Le massif du Donon et ses périphéries mosellanes : dynamiques paysagères
– Mme Émilie Evrard : La forêt vosgienne et la valorisation énergétique
– M. Jean-Marie Baland; M. François Libois : Les forêts du Népal et l’usage du feu, 1995-2003

Chorologie, écologie et ethnobotanique de certains Ficus sp. L. (Moraceae) au Sénégal

Article de Doudou Diop, Mame Samba Mbaye, Aboubacary Kane, Bienvenu Sambou et Kandioura Noba paru dans  la revue « Biotechnologie, Agronomie, Société et Environnement »,  2012, n°16(1), pp.13-24

Le genre Ficus (Moraceae) est l’un des plus importants de la flore tropicale par le nombre d’espèces. Au Sénégal, il constitue, chez les ligneux, le genre le plus diversifié de la flore avec plus de 30 espèces. Si les espèces les plus connues font déjà l’objet de protections sous diverses formes, les taxons les moins connus sont fréquemment abattus pour faire place aux cultures. Cette étude se focalise sur les aires de répartition, l’écologie et les usages afin de disposer de données  pour mieux valoriser Ficus au Sénégal. Pour ce faire, des enquêtes ont été menées auprès des populations et les résultats obtenus ont été complétés par la recherche bibliographique et les informations mentionnées sur les parts d’herbier. L’étude chorologique et écologique a montré que ces espècessont d’origine africaine et occupent des milieux divers. Au Sénégal, ellessont essentiellement localisées au Sud du pays où règne un climat guinéen ou soudano-guinéen. Elles affectionnent les forêts humides de la Casamance, les galeries forestières et les vallées humides de la région orientale du Sénégal. Toutefois, F. abutilifolia, F. cordata, F. dicranostyla, F. glumosa, F. platyphylla et F. sycomorus sont rencontrées dans les savanes chaudes et sèches de la zone soudanienne, sur des sols sablo-argileux, latéritiques et rocheux. L’étude ethnobotanique a montré un large éventail d’usages des espèces du genre Ficus. Des 19 espèces autochtones utilisées par les populations, 7 types d’usages ont été mis en évidence.

Article accessible intégralement en version PDF (468 ko) sur le site des Presses agronomiques de Gembloux.