ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour décembre, 2011

Localisation et circulation des savoirs en Afrique

Revue d’anthropologie des connaissances, Vol. 5, n° 3, 2011/3, 210 pages, SAC éditions
Dans cette revue, à signaler deux articles dont seuls les résumés sont accessibles sur CAIRN :
– « Itinéraire du rooibos (thé rouge) en Afrique du Sud. Comment les savoirs locaux sont devenus un enjeu global » de Maya Leclercq
-« Charrue et variétés de riz. Maîtrise sociale des savoir-faire techniques au Lac Alaotra, Madagascar » de Patrice Garin et Eric Penot

La BnF en son jardin

Exposition, BnF François-Mitterrand, Allée de de l’encyclopédie, Paris, à partir du 21 décembre 2011

Cette exposition, en présentant quelques-unes des espèces présentes dans le jardin de la BnF, est une invitation à partager le « jardin-forêt », une manière d’y pénétrer sans en déranger les occupants et de recueillir des pistes pour apprécier pleinement ce paysage insolite.

À travers huit lutrins situés contre les façades vitrées de l’allée de l’Encyclopédie, en confrontation directe avec le jardin, découvrez les espèces et leurs échanges avec leur milieu environnant.

Les espèces présentées sont illustrées par des reproductions de planches naturalistes issues des collections de la BnF, département des Sciences et techniques. Une partie de ces illustrations est accompagnée de points sensoriels diffusant chants ou cris pour les oiseaux, odeurs pour quelques plantes.

Afin d’être accessible aux publics en situation de handicap visuel, tous les textes de l’exposition peuvent être écoutés et plusieurs planches naturalistes sont façonnées pour être perceptibles tactilement, accompagnées d’une description aidant au décryptage des éléments en relief.

Cette exposition, en accès libre, sera actualisée et évoluera au gré des résultats des inventaires effectués par des spécialistes du Muséum national d’Histoire naturelle.

Infos pratiques :

du mardi au samedi de 9h à 20h
dimanche de 13h à 19h
lundi de 14h à 20h
fermé les jours fériés

Entrée libre

Cours d’ethnobotanique 1969-1970 du Museum d’Histoire Naturelle de Paris

Mise en ligne en accès intégral et libre (sur HAL-SHS) de plusieurs cours d’ethnobotanique datant des années 1969-1970 de professeurs rattachés au laboratoire d’Eco-Anthropologie et Ethnobiologie (EAE) :

– Cours de Roland Porterès

– Cours de Jacques Barrau

– Cours de Jean-François Leroy, Jacques Barrau, Hubert Gillet et Raymond Pujol sur le thème « L’homme et son environnement végétal en région tropicale humide : l’exemple malayo-océanien »

–  Cours de Jean-François Leroy sur le thème « Origines des plantes cultivées – Problèmes et méthodes« 

Gérer durablement la foret méditerranéenne : exemple du parc naturel régional des Alpilles

Thèse de Sylvain Tillier, Université du Maine (Géographie), 27/09/2011, Yamna Djellouli;Vincent Andreu-Boussut (Dir.),  395 p.

Le paradigme du développement durable a été traduit pour les forêts par la notion de gestion durable dès 1992. Cette dernière, redéfinie et précisée par les forestiers (Helsinki, 1993), semble se résumer à des adaptations voire des modifications des pratiques courantes de gestion forestière basées sur la production et la récolte du bois. C’est en effet la fonction économique de la forêt qui sous tend toute la gestion en apportant les ressources financières nécessaires mais aussi en garantissant l’intérêt et l’implication du propriétaire. Mais qu’en est-il pour la forêt méditerranéenne dont l’une des principales caractéristiques est précisément la très faible productivité n’assurant presque aucun revenu à son propriétaire ? Peut-elle alors être l’objet d’une gestion durable ? C’est à ces questions que cette thèse tente d’apporter des réponses sur un plan théorique dans un premier temps puis en s’intéressant plus précisément au cas particulier de sa mise en oeuvre sur le territoire du Parc naturel régional des Alpilles. La première partie sonde la notion de gestion durable dans ces multiples approches et la forêt méditerranéenne dans toutes ses particularités. De ces analyses peuvent alors émerger les contours d’un projet de gestion durable. Ce projet ne peut être mené que sur des territoires clairement identifiés tels les PNR, pleinement investis dans la gestion de leur forêt en région PACA. La deuxième partie est en une présentation et une analyse de pratiques de gestion forestière tant individuelles que collectives mises en oeuvre dans le PNR des Alpilles. Elle montre ainsi que la gestion durable est envisageable voire qu’elle existe. Cependant, elle illustre aussi les difficultés que peuvent rencontrer les acteurs pour collaborer. La troisième partie montre que le territoire du PNR des Alpilles présente pourtant des atouts qui garantissent la mobilisation de ses acteurs. Le principal en est sans doute l’existence d’une véritable identité territoriale à laquelle tous adhèrent. Cependant une enquête auprès des acteurs partenaires du parc révèle des tensions, à défaut de conflits ouverts. Celles-ci peuvent s’expliquer par les stratégies des acteurs dans le cadre des jeux de pouvoir inhérents à la mise en oeuvre de la gouvernance voulue par le parc. Pour l’heure, ces difficultés ne conduisent pas à un blocage de la situation mais constituent autant de freins que le parc doit lever pour envisager la mise en oeuvre d’une véritable gestion durable.

Accessible intégralement en version PDF (11,4 Mb) sur TEL.

Tournez moulins ! Céréales, moulins et fours du Jura, Ve-XVIe siècles

Exposition au musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier (Jura)
Au travers des découvertes réalisées dans le Jura et la vallée de la Saône, en particulier sur le tracé de la ligne LGV, le public découvrira toutes les étapes qui permettent d’obtenir du pain à partir des céréales, du Néolithique à l’époque moderne : récolte, stockage, battage, mouture, fabrication et cuisson. 
L’exposition est présentée à l’occasion d’un colloque international sur la mouture et les moulins, de l’époque gauloise et à l’époque moderne, qui a lieu à Lons-le-Saunier du 5 au 12 novembre 2011.
Musée des Beaux-Arts 
Place Philibert de Chalon 
39000 Lons-le-Saunier. 
Tél. : 03 84 86 11 73. 
Contact : musee.archeologie@ville-lons-le-saunier.fr 

Du mardi au vendredi, de 14 h à 17 h ; samedi, dimanche et jours fériés, de 14 h à 18 h. 
Fermé le lundi et du 23 au 26 décembre 2011 et du 31 décembre 2011 au 2 janvier 2012. 

Documents ethnobotaniques en accès sur la bibliothèque numérique du Real Jardin Botanico

A signaler plusieurs documents intéressants (en espagnol), en accès libre et intégral, sur la bibliothèque numérique du Real Jardin Botanico (cliquer sur le livre pour accéder aux PDF) :

– « Estudi etnobotànic de l’Alt Empordà » de Montserrat Parada i Soler

– « Étude ethnobiologique d’aliments locaux de la Serrania de Cuenca » de José Fajardo Rodriguez

– « Étude ethnobotanique de la flore médicinale et aromatique de la municipalité de Cantalojas (Guadalajara) » de Marta Pinilla Gil

– « Étude de trois ethnopharmacologique zones de montagne de Castilla-La Mancha » de AlonsoVert Lopez

Étude ethnobotanique des ignames endémiques dans le Bas Mangoky (Sud-ouest de Madagascar) et essai de culture de quelques espèces

Rapport de Stephan Damson, Félicitée Rejo-Fienana et Serge Tostain, IRD

L’objectif de cet article est d’étudier les coutumes et traditions liées aux ignames (Dioscorea sp.) dans le Bas Mangoky (Sud-ouest de Madagascar). Une enquête a été réalisée auprès de 133 habitants de trois terroirs, Ambiky, Fiadanana et Vondrove dont des spécialistes du déterrage des tubercules d’ignames et des vendeurs d’igname de trois marchés hebdomadaires (Ambiky, Ankiliabo et Tanandava). Neuf espèces ont été recensées. Huit sont endémiques : D. soso
(« Sosa »), D. ovinala (« Angily »), D. maciba (« Oviala »), D. fandra (« Kianjiky »), D. bemarivensis (« Tringitringy »), D. bemandry (« Babo »), D. antaly (« Antaly ») et « Reroy » ou« Rerohy », une espèce inconnue . La neuvième espèce est non endémique : D. sansibarensis (« Veoveo » ou « Papa »). L’article décrit les coutumes de trois ethnies, Sakalave, Masikoro et Tanala, en particulier les façons de préparer les tubercules, et la manière de conserver in situ les ignames menacées par l’anthropisation de la région. Dans le calendrier agricole, les périodes de soudure ont été déterminées ainsi que les périodes de collecte des tubercules des différentes espèces. L’enquête a montré que la culture des espèces sauvages comme moyen de conservation à long terme serait possible pour environ 10% des paysans à Fiadanana (à majorité Tanala), 15% à Ambiky et 40% à Vondrove (à majorité Masikoro). Vondrove est un village enclavé avec une longue période de disette où l’on a l’habitude de détoxifier les tubercules amers de D. antaly. Enfin, les résultats d’un essai de culture sont rapportés.

Accessible intégralement en version PDF sur le site de l’IRD. Voir également d’autres rapports en texte intégral accessibles sur le même sujet.