ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour novembre, 2011

Les femmes cueillent l’açaï

Extrait du webreportage « Amazonie : le souffle indien », 5 min

L’açaï est le fruit d’un palmier (Euterpe oleracea) que les femmes cueillent pour en faire du jus. Pour ces femmes dont la survie dépend de la forêt, le changement climatique a son importance. Quelques jours avant le sommet mondial sur le climat de Durban, ARTE Reportage donne la parole aux Indiens d’Amazonie : avec leur regard et leurs mots, ils nous offrent leur vision du changement climatique et de ses conséquences.

Reportage intégral à visionner .

Forêts du patrimoine mondial

« Forêts du patrimoine mondial », Patrimoine mondial, UNESCO, n°61, 2011, 106 p., 7,50 euros

2011, proclamé « Année internationale des forêts » par les Nations Unies, est une année particulièrement importante pour le patrimoine forestier à l’échelle mondiale. On compte aujourd’hui 104 sites du patrimoine mondial reconnus pour la riche diversité biologique de leurs forêts.
Ce numéro spécial de Patrimoine mondial rend compte de cette diversité comme également de
la fragilité des milieux naturels.

Sommaire :

Les sites du patrimoine mondial et l’avenir des forêts
2011, proclamé  » Année internationale des forêts  » par les Nations Unies, est une année particulièrement importante pour le patrimoine forestier à l’échelle mondiale. On compte aujourd’hui 104 sites du patrimoine mondial reconnus pour la riche diversité biologique de leurs forêts.

La Réserve de la biosphère Río Plátano
Un rare vestige de forêt primitive

Le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison de l’exploitation forestière illégale, de l’occupation des terres, du braconnage et de l’augmentation rapide du trafic de drogue.
Les forêts du bassin du Congo. Patrimoine commun de l’humanité
En dépit de l’importance mondiale et de la reconnaissance internationale des forêts du bassin du Congo, de nombreux sites dans cette région sont toujours menacés par le développement non durable, le tourisme excessif et les conflits armés.

Le Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra. Un site à la croisée des chemins
La nécessité de mobiliser le soutien et la sensibilisation afin de faire face aux menaces qui pèsent sur le Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra a conduit le Comité du patrimoine mondial à placer le site sur la Liste en péril.

Le séquoia : un patrimoine naturel éternel
Les Parcs d’État et national Redwood abritent les plus grands arbres du monde et de nombreuses espèces menacées. Depuis le début des années 1900, les écologistes sont mobilisés afin de protéger ces forêts et leur écosystème.

Focus
Nouveaux sites du patrimoine mondial 20110
Présentation des 25 nouveaux sites du patrimoine mondial inscrits lors de la 35e session du Comité du patrimoine mondial à Paris (France) en juin 2011.
Forum
Nouvelles
Préservation
– La 35e session du Comité ; des formations en gestion du patrimoine ; une réponse rapide aux Galápagos face au passage du tsunami ; vente aux enchères en faveur du site marin de Malpelo ; L’impact du changement climatique sur le patrimoine mondial ; l’autoroute contestée ne traversera pas le Parc national de Serengeti ; une belle réussite au Népal ; les couloirs des routes de la soie ; mesures prises par la région arabe.

Sites en péril
– La Liste en péril s’allonge alors même qu’un site en est retiré.

Se nourrir en forêt équatoriale : Anthropologie alimentaire des populations des régions forestières humides d’Afrique

HLADIK C.M., BAHUCHET S. et GARINE I. de , « Se nourrir en forêt équatoriale : Anthropologie alimentaire des populations des régions forestières humides d’Afrique », Unesco, Paris, 1989, 51 p.

Nous proposons au lecteur un ensemble de documents recueillis par les membres de l’équipe de recherche du C. N. R. S. « Anthropologie Alimentaire différentielle », dans des populations dont la localisation permetde suivre cette diversité à travers le vaste bloc forestier africain. Cet ouvrage qui ne saurait prétendre à l’exhaustivité fait suite à l’exposition que nous avons présentée à Paris (Maison des Sciences de l’ Homme). Nous avons cherché à en conserver le caractère visuel et l’efficacité documentaire. Afin d’en augmenter l’impact, nous avons indiqué quelques références et présentons, à côté de résultats déjà publiés, des données comparatives encore en cours d’analyse mais dont l’intérêt nous paraît justifier cette première synthèse sur l’alimentation des populations forestières d’Afrique.

Accessible intégralement en version PDF (10,9 Mb) sur HAL-SHS.

La nature des citadins

Revue Penn ar Bed, édité par l’association Bretagne vivante, n°210, novembre 2011

Ce numéro présente quelques résultats d’une enquête sociologique sur la perception de la nature par les citadins, réalisée à Angers, Nantes et Rennes, dans le cadre de contrats de recherche financés par le PIRVE et l’ANR. Il peut être commandé auprès de l’association.

Les riches journées du Parc EthnoBotanique du Marin

Conférences-débats autour de la connaissance, la protection et la valorisation de la biodiversité, du 22 au 26 novembre 2011, de 18h à 20h à la salle audiovisuelle de la Mairie du Marin (Martinique)

Les peintres de Barbizon et la forêt de Fontainebleau : témoins et acteurs par Micheline HOTYAT Professeur (Université Sorbonne Paris 4)

Rabelais et les Plantes Yves Monnier Professeur (Muséum d’Histoires Naturelles de Paris) « Avec plus de 200 plantes répertoriées, l’oeuvre de Rabelais constitue l’ultime inventaire de la flore d’usage avant l’arrivée des plantes américaines sur le continent européen. »

Enseignements sur la biodiversité végétale Martiniquaise Philippe JOSEPH Professeur (Université des Antilles et de la  « Face au développement sociétal inexorable comment conserver la diversité floristique, éco-systémique et paysagère singulièrement les formations sylvestres patrimoniales érigées en monuments naturels ? »

La Mouzaïa Yves Monnier Professeur (Muséum d’Histoires Naturelles de Paris) – « Trenelle à Fort-de France et la Mouzaïa à Paris apparaissent comme des fragments de campagne dans la ville »

Agriculture vivrière, autosubsistance et pression foncière : l’exemple du jardin créole urbain dans les Petites Antilles d’aujourd’hui Jean Valéry MARC Maître de Conférences (Université des Antilles et de la Guyane) «Au croisement de la culture, du patrimoine, de l’environnement et de l’autoconsommation, le jardin créole urbain révèle une véritable stratégie de survie économique pour les populations défavorisées dans une société martiquai-se désormais centrée sur la consommation et de plus en plus urbanisées.»

Espèces végétales introduites : le cas de la Martinique ? Philippe JOSEPH Professeur (Université des Antilles et de la Guyane) « Contrairement à certaines îles tropicales (Réunion, Maurice, Tahiti) où des plantes introduites sont la cause d’un véritable désastre écologique, les Petites Antilles, en dépit d’une forte anthropisation et importation de végétaux exo-gènes, semblent être protégées des impacts des invasions floristiques […] Cette situation étant transitoire il s’avère nécessaire de considérer ce risque écologique. »

Les métiers verts et les problèmes de correspondances entre les diplômes et les débouchésMicheline HOTYAT Professeur (Université Sorbonne Paris 4) « On assiste à une véritable explosion de l’offre de formation dans le domai-ne de l’environnement débouchant sur une arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. Quels sont les secteurs susceptibles d’intégrer ces jeunes diplômés ? A-t-on besoin de tous les niveaux de diplômation ? Et quelle est la rapidité d’insertion des jeunes sortant des formations environnementales ? »

La ville du futur : entre conservation de la biodiversité au-tochtone, productions agricoles et développement Serge GUNOT – Architecte et doctorant en biogéographie (Université des Antilles et de la Guyane)

Thé, Café, Cacao ? Professeur Yves Monnier (Muséum d’Histoires Naturelles de Paris) « Dès le début du XXème siècle, le Nord et le Sud se trouvaient réunis par un lien puissant mais invisible. Et depuis cette époque, dans la lumière de l’été ou le silence mouillé de l’hiver, à l’heure où les villes se réveillent, une même question court de table en table : – Thé, café ou chocolat ? »

Renseignements

0696 89 14 07 / 0596 74 11 03 ville-marin@wanadoo.fr

Gouverner le vivant : savoirs, cultures et politiques de la biodiversité

Séminaire annuel de recherche, 17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Ce séminaire interdisciplinaire explore la diversité des dispositifs que mettent en place les sociétés humaines pour gouverner le vivant, du gène à la biosphère. La biodiversité, comme façon de définir le bon usage de la nature, est tout à la fois objet de savoirs et de pouvoir, dans des contextes culturels qui déterminent en partie les représentations qui y sont associées. L’intérêt de ce séminaire est d’éclairer l’objet biodiversité depuis les perspectives de disciplines différentes, de l’histoire et l’épistémologie des sciences à l’économie, en passant par l’anthropologie, la sociologie et les sciences politiques. On s’intéressera aux façons de se représenter, de connaître et de manipuler le vivant, aux dynamiques de socialisation et de politisation de la biodiversité, ainsi qu’aux rapports complexes que celle-ci entretient avec l’économie de marché.

Cette année, nous porterons une attention particulière aux évolutions de la gouvernance mondiale de l’environnement (Sommet de la Terre Rio+20, rôle des acteurs industriels, ethnographie des négociations globales, devenir des savoirs traditionnels suite au Protocole de Nagoya…), aux différents instruments de marché pour gouverner la biodiversité (Droit de Propriété Intellectuels, Paiement pour Services environnementaux, économie verte, …), ou encore aux expressions localisées de cette gouvernance (articulation avec les savoirs locaux, mobilisation par les acteurs locaux de la diversité bio-culturelle). Ce séminaire espère devenir un lieu de rapprochement entre les communautés des sciences sociales et des sciences de la vie sur la gestion de la biodiversité, et un lieu de réflexivité sur la place des savoirs dans celle-ci.

PROGRAMME DU 1er SEMESTRE DE L’ANNéE 2011-2012

Mercredi 9 novembre 2011

Autour du livre d’Amandine Orsini, La biodiversité sous influence ? Les lobbies industriels face aux politiques internationales d’environnement. Éditions de l’Université de Bruxelles, Science Politique, 2010. Présentation du livre par Jean Foyer, puis réaction de l’auteure. Amandine Orsini-Bled est chargée de recherche au laboratoire « Recherche et enseignement en politique internationale » (REPI) de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Cet ouvrage propose de manière convaincante la thèse d’une influence très limitée des firmes sur les négociations qui ont suivi l’adoption de la Convention sur la Diversité Biologique (protocole sur la biosécurité de Carthagène et sur l’Accès aux Ressources Génétiques de Nagoya), remettant en cause les théories de l’Economie Politique Internationale sur le rôle dominant des acteurs industriels. Au-delà de ce constat, peut-on quand même parler d’un régime marchand de l’environnement et, si c’est le cas, qui en est le porteur principal ?

Mardi 15 novembre 2011

Recherche écologique et nouveaux instruments de marché de gestion des services écosystémiques : Fabien Quetier (écologue, LECA, UFJ Grenoble, CDC-Biodiversité et Biotope), Katia Karousakis (économiste, OCDE)

Discutant : Christophe Bonneuil

De nouveaux instruments de marché sont apparus pour gérer la biodiversité et les services écosystémiques. Ils impliquent une isolabilité, une quantification, une additionnalité et une substituabilité des processus écologiques. Quels nouveaux outils et concepts la  recherche en écologie a-t-elle développés pour rendre possible ces nouveaux agencements ? Quelles nouvelles métrologies des services écosystémiques émergent ?

Mercredi 30 novembre 2011

Autour du livre de Manuela Carneiro da Cunha, Savoir traditionnel, droits intellectuels et dialectique de la culture. Eclat. 2010. Présentation du livre par Elise Demeulenaere, puis réaction de l’auteure. Manuela Carneiro da Cunha est professeure émérite au département d’anthropologie de l’Université de Chicago. Elle sera professeure invitée au Collège de France au printemps 2012.

Dans cet ouvrage, Manuela Carneiro da Cunha se penche sur les conséquences culturelles en Amazonie d’une gouvernance de la nature qui depuis 20 ans s’est attachée à conserver et valoriser les savoirs écologiques traditionnels. La volonté de placer les savoirs naturalistes indigènes sous la coupe des régimes de propriété intellectuelle internationaux n’entre-elle pas en contradiction avec la manière dont les populations amazoniennes considèrent leurs propres connaissances ? Dans le même temps, les représentants de ces communautés ont intégré les enjeux liés à la mise en avant de leur diversité culturelle, comme en témoigne l’adoption dans leur vocabulaire du terme portugais cultura. L’auteure propose de distinguer la culture, cette catégorie que la tradition anthropologique s’attache à objectiver, et la « culture » (entre guillemets), notion réflexive qui se réfère à ce que les communautés disent de leur culture. La production de ce métalangage est favorisée par tout contexte interculturel, et notamment par le régime de protection de la diversité biologique et culturelle instauré par la CDB. La proposition conceptuelle de Manuela Carneiro da Cunha pose inévitablement la question des relations dialectiques entre culture et « culture ».

Mercredi 14 décembre 2011

Vers une financiarisation de la biosphère ? (séance commune avec séminaire Climat), Jeremy Walker (University of Technology of Sydney, Cosmopolitan Civil Societies Research Centre)

Discutant : Fabian Muniesa  (Ecole des Mines, Centre de Sociologie de l’Innovation)

Spécialiste des circulations de concepts et métaphores entre l’écologie et l’économie depuis les années 1960, J. Walker analysera l’émergence des marchés des services écosystémiques de la biosphère à la croisée de l’économie néoclassique des ressources, de l’écologie des fonction des écosystèmes et d’initiatives des grandes ONG de conservation dans un contexte de « néolibéralisation » de la nature.

Mercredi 11 janvier 2012

Vingt ans après, que sont les droits (de propriété intellectuelle) des populations autochtones et locales devenus ? : Jean-Dominique Wahiche (MNHN, UMR Eco-anthropologie & Ethnobiologie), Jean-Patrick Le Duc (MNHN, chargé des affaires internationales)

Discutant : Frédéric Thomas (IRD, UMR Paloc)

La séance rappellera brièvement l’histoire de l’étrange compromis postmoderne de Rio en 1992 qui a prétendu pouvoir poser sur une même table d’opération les puissants droits de propriété intellectuelles des industriels et les vagues droits communautaires de populations autochtones sur leurs savoirs traditionnels. Elle examinera, ensuite et principalement, les derniers avatars (protocole de Nagoya et sa mise en place dans les réglementations nationales, code éthique de respect du patrimoine culturel et intellectuel…). On s’interrogera enfin sur le devenir de la protection des savoirs traditionnels fondée sur l’outil APA (Accès et Partage des Avantages), alors que le protocole de Nagoya est une belle façon diplomatique de refermer la page des APA pour faire place à une gouvernance mondiale de la biodiversité par les paiements pour services écosystémiques (mécanismes REDD+ notamment). Comment les savoirs traditionnels et les droits des populations autochtones et locales vont-ils se recomposer dans ce nouveau régime ?

Contact : Sarah Benabou, Valérie Boisvert, Christophe Bonneuil, Elise Demeulenaere Jean Foyer et Frédéric Thomas : gouvernerlevivant (at) gmail [point] com

Rencontres de l’honnête volupté 2011-2012

Histoire de l’alimentation, Gastronomie  par la Société des amis de Jean-Louis Flandrin, 18-20 h Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme, 190 Avenue de France 75013 Paris (France)

18 novembre 2011 salle du Conseil A
– Assemblée générale de Honesta Voluptate Société des Amis de Jean-Louis Flandrin.
– Vincent Chenille : Conclusion cinématographique au banquet De Honesta Voluptate.

2 décembre 2011 salle du conseil A
– Françoise Pouget (Catador) : Les huiles d’olive fruité noir : richesse patrimoniale ou niche marketing ?
– William ChanTat Chuen (Sinologue) : Les rituels alimentaires du nouvel an chinois.

6 janvier 2012 salle du conseil A
– Florent Quellier (Univ. Tours) : Les métamorphoses de Gula : gourmandise et identité à l’époque moderne.
– Nikita Harwich (Univ. Paris 10) : Le Dictionnaire de l’Académie française du chocolat et de la confiserie : structure et enjeux d’un ouvrage de référence au XXIe siècle.

20 janvier 2012 salle du conseil B
– Olivier Bignon (CNRS MAE Univ. Paris 10) : Biogéographie des communautés animales et économie des sociétés préhistoriques : l’exemple des Magdaléniens du Bassin parisien.
– Olivier Assouly (IFMParis) : L’âge esthétique de la cuisine : sacrifier le goût à la jouissance.

3 février 2012 salle du conseil B
– Claire Delfosse (Univ. Lyon 2) : Quelle géographie de la France fromagère ?
– Rolande Bonnain Dulon (EHESS) : Livres de cuisine : Les lois du genre.

9 mars 2012 salle du conseil B
– Claude Fischler (CNRS. Centre E Morin) : A propos des pratiques et des représentations sur l’alimentation et la santé (titre exact à préciser).
– René Lejoncour (LH Guillaume Tirel Paris) : L’histoire d’une cuisson : celle de l’onde.

23 mars 2012 salle du conseil B
– Gilly Lehmann (Univ. Besançon) : L’Art de la cuisine anglaise : la cuisine maniériste, 1580-1630.
– Antoine Jacobsohn (Potager du Roi) : Pour une histoire des graines.

11 mai 2012 salle du conseil A
– Olivier Durand Berenguer (Designer) : Martell, le tricentenaire d’une marque française.
– Anik Buj (LH Belliard Paris) : Les falsifications alimentaires du XVIIème au XXème siècle, un exemple : le chocolat.

25 mai 2012 salle du conseil A
– Maria José Palla (Univ. Lisbonne) : « Repas de famille » pièce de théâtre de la fin du XIXème siècle portugais sur l’importance de la pomme de terre.
– Laurence Madeline (Musée d’Orsay) : Vincent Van Gogh obsession alimentaire.

1er juin 2012 salle du conseil A
– Organisation finale du banquet de fin d’année.
– Présentation d’ouvrages …

Dimanche 17 Juin 2012 Banquet de De Honesta Voluptate Société des amis de Jean-Louis Flandrin