ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Patrimoine de l’écologie et ecologie du patrimoine

Appel à communication, colloque organisé par le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (Université de Versailles-Saint Quentin), le Musée du Vivant, musée international sur l’écologie (AgroParisTech) et HISTECOLOGIA, Réseau de recherches international sur l’histoire de l’écologie, 11 et 12 octobre 2012, Université de Versailles.

L’originalité de l’initiative vient du fait qu’elle touche à des domaines de recherche en pleine expansion dans le monde et qui, pourtant, ont peu tendance à se croiser dans la réflexion et la recherche scientifiques : l’écologie et le patrimoine. Initiative fondatrice, liant bilan et prospective, rassemblant les universitaires (sciences humaines, sciences de la nature, sciences exactes) et les professionnels (des musées, des bibliothèques, des institutions culturelles…), cette rencontre pluridisciplinaire envisagera la thématique proposée sous des angles multiples.

Première grande question : que doit-on conserver au nom de l’écologie ? Elle nécessite d’étudier un panel extrêmement varié, des oeuvres d’art aux graines, des territoires aux modes de vie, des archives papier aux productions visuelles et audiovisuelles, etc. Elle conduit aussi à réfléchir à différentes échelles (locale, régionale, nationale, internationale) et aux niveaux de la mises en réseau. Il conviendra alors de s’interroger : ne risquons-nous pas de verser dans un « toutconservation», jusqu’à nier l’évolution elle-même ?


Consubstantielle à la première, la question de la médiation et de la valorisation du patrimoine de l’écologie sera naturellement posée. Il ne s’agit pas seulement de questionner les conditions de mise à disposition des collections patrimoniales au service de la recherche universitaire ou les usages qui en sont faits, mais plus profondément de comprendre les voies par lesquelles les institutions culturelles parviennent à sensibiliser le grand public au vaste domaine du patrimoine de l’écologie. La question de sa diffusion matérielle et immatérielle est ici centrale.

Enfin, un autre grand pan d’études s’impose, celui de la mise en question des outils et métiers du patrimoine par la notion même d’écologie (prise au sens très large). Se dégage tout un faisceau d’interrogations ; ainsi : comment les impératifs de l’écologie réorientent-ils les pratiques professionnelles (conservation, préservation,
innovation) et les choix programmatiques (ex : constructions de nouveaux bâtiments)? Quelle structuration éthique du travail doit-elle, alors, guider les institutions ? Etc.

Ces réflexions –volontairement très larges et ouvertes—aboutiront, en conclusion, à un travail sur des labels d’excellence « patrimoine écologique » (« ecolheritage » ?) pour inciter de façon concrète les institutions de toute nature à progresser dans ces domaines essentiels à notre planète en fortes mutations, alors même que la notion de culture et les métiers qui lui sont liés sont en crise.

Voir l’appel en PDF.

[Info du blog du Cresson]

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