ETHNOBOTANIQUE

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Le maïs en Corrèze, une céréale de complément

Article de Monique Chastanet, « Le maïs, de l’or en épi », catalogue d’exposition, pp.26-30

Les premières attestations de la culture du maïs en basse Corrèze datent de la seconde moitié du 17ème siècle (1663 et 1665). Des habitants de la région de Brive s’opposèrent notamment à la dîme sur le  » blé d’Espagne  » (et le sarrasin) pendant près d’un siècle, de 1665 à 1755. Ce qui montre l’importance accordée à cette plante, même si dans la région elle est restée, jusqu’au milieu du 20ème siècle, une culture de complément. Des sources du 18ème et du 19ème siècle, croisées avec des enquêtes orales, ont permis de reconstituer les modalités de cette culture et les différents usages du maïs, tant pour le bétail et la volaille que pour l’alimentation humaine. Sans oublier les spathes ou  » panouilles « , dont on faisait des paillasses. Si le maïs a pu entrer dans la fabrication du pain, on le consommait surtout sous forme de bouillie ou  » pou « , et de deux autres préparations : une pâte cuite dans un bouillon, appelée  » farcedure « ,  » poule sans os « ,  » mique  » ou  » colombe « , et une galette épaisse cuite en cocotte appelée  » tourtel  » ou  » millassou « . Ces deux préparations étaient ou sont encore faites, en moyenne et haute Corrèze, avec d’autres céréales ou avec des pommes de terre. Pour revenir au maïs et à la basse Corrèze, seule la recette du  » millassou  » s’est maintenue de nos jours, mais dans une version sucrée et sous forme de dessert.

Article intégralement accessible (scan) en version PDF (6Mb) sur HAL-SHS.

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