ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Naturalité urbaine : l’impact du végétal sur la perception sonore dans les espaces publics

Article en ligne de Solène Marry et Muriel Delabarre paru dans la revue Vertigo, vol. 11, n°1, mai 2011

Du point de vue de la requalification de la ville contemporaine, le sensible peut être considéré comme un opérateur de formes nouvelles d’urbanité et questionne à ce titre les différents modes d’intervention sur la ville. Il s’agit donc de se focaliser sur une logique d’action sur la ville par le sensible. La connaissance fine d’un espace passe par celle de ses ambiances sonores, révélatrices de pratiques individuelles et collectives. Ces ambiances socialisantes (ou a-socialisantes) de l’espace public sont le propre de l’urbanité. Formes spatiales et formes sociales s’y rencontrent. C’est d’ailleurs là que réside l’intérêt de la recherche amorcée : les méthodes développées en faveur de la perception sonore de l’espace public questionnent des dimensions de l’environnement (son, lumière, visibilité, objets saisis au niveau sensoriel et physique), du milieu (interactions, échanges, sociaux) et du paysage (formes saisies au plan esthétique). L’article s’attache à démontrer l’importance de la place de la nature en ville et, plus particulièrement, celle du végétal, comme facteur déterminant dans l’évaluation spatiale mais aussi la perception sonore du lieu à travers trois places grenobloises. De ce fait, la transformation de la connaissance et de la perception sonore des sites expérimentaux choisis émerge conjointement avec l’apparition de nouvelles pratiques et de nouvelles représentations sociales.

Accessible intégralement sur la site de la revue.

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