ETHNOBOTANIQUE

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Approche ethnopharmacologique comparative des traitements phytothérapeutiques de la leishmaniose en Amazonie. Application aux communautés Chayahuita (Pérou) et du haut et moyen Oyapock (Guyane française)

Thèse de Guillaume Odonne, Université des Antilles-Guyane (Chimie), 22/06/2010, Didier Stien et Geneviève Bourdy (Dir.),

Après avoir dressé un inventaire des connaissances, attitudes et pratiques concernant les leishmanioses en Amazonie d’après la littérature, le présent travail s’est focalisé sur les espèces végétales connues et utilisées dans le traitement de ces maladies. L’utilisation d’indices de diffusion (géographique, culturelle) a permis de caractériser des taxons antileishmaniens panamazoniens et de définir certains mécanismes impliqués dans leur diffusion. Des cohérences entre usages traditionnels et résultats de laboratoire ont été recherchés. Deux enquêtes de type  » connaissance, attitudes et pratiques  » effectuées au sein du groupe chayahuita (Pérou), et sur le haut et moyen cours du fleuve Oyapock (Guyane, communautés teko et wayãpi) ont permis d’affiner les connaissances sur la perception de cette maladie dans ces différents groupes culturels, de comprendre les recours aux différentes thérapeutiques et de dresser un inventaire des espèces médicinales utilisées. Trente et une espèces collectées chez les Chayahuita ont été soumises à des essais in vitro sur amastigotes axéniques de Leishmania amazonensis. Pseudoelephantopus spicatus (Asteraceae) compte parmi les espèces les plus actives et les plus fréquemment utilisées, et des dérivés du piptocarphol très actifs sur les parasites in vitro ont été isolés conjointement à l’acide ursolique. La présence de ces molécules permet de justifier en partie l’usage de cette espèce comme antileishmanien traditionnel par les Chayahuita.

Thèse intégralement accessible en version pdf (4,6 Mb) sur TEL.

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