ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour avril, 2011

A la recherche de nos arbres perdus en Provence. Le mûrier noir, le sorbier domestique, l’amandier, le figuier

Ouvrage de Magali Amir, éditions Alpes de Lumière, octobre 2010

A la manière d’un détective, Magali Amir s’est lancée sur les traces de ces quatre arbres autrefois familiers de l’homme en Provence : le mûrier noir, le sorbier domestique, l’amandier et le figuier. Qu’ils soient encore présents dans le paysage, voire dans les cultures, comme l’amandier, ou déjà quasiment oubliés, comme le mûrier noir, elle a dû se livrer à une enquête de terrain méticuleuse, suivant des pistes incertaines ouvertes par l’écrit ou l’oral, interrogeant nombre de témoins pour reconstituer patiemment la vie qui gravitait autour de ces arbres amis de l’homme. Un livre à lire si on s’intéresse à ce que fut, dans ces régions, l’agriculture pauvre.



Magali Amir est botaniste et ethnobotaniste. Elle vit en Haute-Provence et a travaillé enre autres pour les Parcs naturels régionaux du Luberon, du Haut Languedoc et du Verdon. Elle s’intéresse plus particulièrement aux liens entre la société rurale et les plantes, qu’elles soient sauvages ou cultivées, sous forme d’études, de conférence et de publications. Elle anime aussi régulièrement des sorties de connaissance de plantes, de cueillette et cuisine sauvage.
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Rencontres d’archéobotanique : Agriculture et fructiculture de l’époque gallo-romaine jusqu’au début de l’époque moderne. Continuité et changements dans la production végétale

Rencontres, Grand (Vosges), du 23 au 26 juin 2011

La table ronde annuelle des carpologues permet non seulement d’engager des réflexions et des débats autour des recherches archéobotaniques récentes, de présenter les travaux universitaires et d’opérations d’archéologie préventive en cours ou déjà finalisées. Elle permet également des échanges scientifiques concernant des macro-restes indéterminés lors des sessions de laboratoires et l’observation de la flore locale.

Les rencontres de 2011, autour de la continuité et des changements de l’agriculture et de la fructiculture de l’époque gallo-romaine jusqu’au début de l’époque moderne, permettront notamment de débattre des questions suivantes :

– La céréali- et fructiculture gallo-romaine : une première industrialisation de l’agriculture ?

– De l’Antiquité tardive au haut Moyen Âge : continuité ou changements des systèmes agricoles ?

– Le Moyen Âge : stabilité des systèmes agricoles et crise ? Une réponse à la destruction des ressources naturelles ?

Renseignements et inscription

Julian Wiethold

Inrap, Laboratoire archéobotanique, Centre archéologique de Metz

12 rue de Méric, 57063 Metz cedex 2.

Tél. : 03 87 16 22 51.

Contact : julian.wiethold@inrap.fr

Date limite d’inscription : 30 avril 2011.

Date limite d’envoi des résumés : 15 mai 2011.

Organisateurs : Caroline Schaal (Pair), Julian Wiethold (Inrap), Thierry Dechezleprêtre (conservateur du site archéologique de Grand),avec le soutien : du Conseil général des Vosges, de l’Inrap, du Pair, de la Drac de Lorraine et de l’Association pour le développement de la recherche archéologique Lorraine (Adral).

[Info INRAP]

Ethnomedicinal and bioactive properties of plants ingested by wild chimpanzees in Uganda

Article de Sabrina Krief, Claude Marcel Hladik et Claudie Haxaire paru dans Journal of Ethnopharmacology, n°101 (2005) pp.1-15

Wild chimpanzees eat several plant species claimed by traditional healers to cure diseases. However, the behaviour leading apes to ingest these peculiar species is not clearly understood. Some of the items consumed by chimpanzees have low nutritional value, and there is a growing body of evidence suggesting that health might be improved or regulated by such ingestion. Observations concerning the diet and the health condition of wild chimpanzees (Pan troglodytes schweinfurthii) in the Kibale National Park (Uganda) are discussed in relation to the ethnomedicinal utilization of plant species reviewed in literature. Among the 163 plant parts known to be eaten by these chimpanzees, at least 35 (21.4%) are used in traditional medicine as treatments for intestinal parasites, skin infections, reproduction and respiratory diseases. Relationships with pharmacological properties are presented, taking into account the difficulties of interpreting ethnomedicinal data. In conclusion, a greater knowledge of ape’s behaviour and health may provide a new complementary method to select plants for biomedical research.

Accessible intégralement en version PDF (183,2 Kb) sur HAL-SHS.

Soutenance de thèse de Magali Paris. Le végétal donneur d’ambiances : jardiner les abords de l’habitat en ville

Thèse pour obtenir le grade de docteur de l’université de Grenoble, spécialité Urbanisme mention Architecture.
Présentée et soutenue publiquement par Magali Paris le mercredi 11 mai 2011 à 14h à l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble (Amphi haut).

Devant le jury composé de :
– Olivier BALAŸ, Architecte, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon (directeur de thèse)
– Sandra FIORI, Urbaniste, Maître-assistante à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon (co-directrice de thèse)
– Chris YOUNES, Philosophe, Professeure à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette (Rapporteur)
– Frédéric POUSIN, Architecte, Directeur de recherche au CNRS, UMR Géographie-Cités 8504 (Rapporteur)
– Bernadette LIZET, Ethno-botaniste, Directrice de recherche au CNRS, Museum National d’Histoire Naturelle, Laboratoire Eco-anthropologie et Ethnobiologie UMR 7206
– Nicole MATHIEU, Géographe, Directrice de recherche émérite au CNRS, LADYSS UMR 7533
– Luc BOUSQUET, Architecte et urbaniste de l’Etat, Directeur de la recherche et des partenariats à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon

Résumé : Qu’est-ce qui pousse les citadins à jardiner, dans des contextes souvent peu favorables, les abords de leur logement ? Guidé par cette question, notre travail se focalise sur les pratiques habitantes du jardin privé de type balcon, loggia, terrasse et pied d’immeuble. Parmi les nombreux travaux consacrés à l’étude des modes d’habiter urbains, peu se sont jusque-là spécifiquement intéressés au rôle du « petit » jardin. Comment ce petit jardin – et en particulier son jardinage – permet-il à la fois de se ménager un chez-soi et de cohabiter avec ses voisins ? C’est cette problématique que nous avons explorée en inscrivant notre travail dans le champ des ambiances architecturales et urbaines, c’est-à-dire en faisant de l’environnement sensible une clé de lecture privilégiée des pratiques habitantes jardinières. Notre enquête a porté sur quinze ensembles de logements grenoblois et parisiens situés en milieu urbain dense. Sur une période de quatre ans, elle s’est déployée autour du recueil de la parole habitante, couplée à des observations ethnographiques. Adoptant une approche pluridisciplinaire qui croise les dimensions spatiales, horticoles, sociales et sensibles du jardin, l’analyse s’attache à élaborer une typologie de configurations de jardins à partir de quatre critères :  la morphologie (horticole et paysagère) des jardins, leur imaginaire, les perceptions sensibles et les tactiques habitantes dont ils sont le support. Cette typologie propose une rhétorique jardinière explicitant les formes de liens et de ruptures que les habitants créent entre eux et leurs voisins, entre leur logement et leur jardin, entre leur jardin et le voisinage et entre leur jardin et la ville. Elle intéresse directement la programmation et la conception des abords de l’habitat en questionnant les manières de composer le jardin et ses articulations au logement, d’agencer  les logements entre eux et de penser le rapport du logement à la ville par le biais du jardin. Deux expériences pédagogiques réalisées à la fin de la recherche rendent compte de ce potentiel. Plus largement, cette recherche ouvre vers l’hypothèse selon laquelle les enjeux de l’habiter urbain se situeraient à la lisière jardinée entre un chez-soi (qu’il soit privé ou public) et la ville.

Voir le flyer ici.
[Une info Cresson]
Thèse intégralement accessible en version PDF (34,1 Mb) sur HAL-SHS.

Emission « A plus d’un titre » avec Martine Chalvet

Dans l’émission radiophonique de France Culture « A plus d’un titre », Jacques Munier s’entretient avec Martine Chalvet (maître de conférences à l’université de la Méditerranée, est spécialiste de l’histoire de l’environnement et des paysages) sur son ouvrage « Une histoire de la forêt » (Seuil, coll. L’Univers historique, 2011).


Les Landes de Gascogne : de la forêt cultivée au patrimoine naturel ?

Intervention de Christine Bouisset et Aude Pottier au colloque international « Forêts et Paysages », Groupe d’histoire des forêts françaises, Besançon (France),  2009

Forêt anthropique, les Landes de Gascogne sont aujourd’hui devenues pour beaucoup un  » patrimoine naturel  » : on ne se contente pas d’exploiter la forêt, on l’habite, on la pratique, on la réglemente et on la valorise de plus en plus. Pensées et conçues pour produire, les Landes de Gascogne constituent donc un territoire exemplaire pour traiter de la valorisation patrimoniale de certaines forêts dites  » de production  » : au regard économique s’ajoutent des valeurs écologiques et culturelles (anciennes pour certaines, plus récentes pour d’autres) dont les espaces forestiers littoraux se font particulièrement l’emblème.

Accessible intégralement au format PDF (179,8 Kb) sur HAL-SHS.

Les bouchons de liège du Portugal

Emission Globalmag, Arte, 18 avril 2011

Reportage sur la filière des bouchons de liège du Portugal à (re)voir ici.