ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour mars, 2011

Le choix de la campagne

Article de Nathalie Ortar et Luc Bossuet paru dans Fol J. (sous la dir.), Le futur de l’habitat, Paris, co-ed Jean-Michel Place/PUCA, 2008, pp. 35-49.

Une recherche anthropo-sociologique portant sur la vie des ménages résidant dans cinq communes rurales et périurbaines situées entre une demi-heure et une heure de route de bassins d’emploi urbains est mobilisée pour traiter du thème de l’accession à la propriété, de la bi-activité, de la mobilité et de la famille (Ortar et Bossuet, 2005). Les lieux d’enquête sont répartis sur trois régions (PACA, Poitou-Charentes et Rhônes-Alpes) afin d’intégrer tant la diversité des histoires locales, y compris des migrations résidentielles, que les différences de conditions de vie et d’emploi de ces bassins. L’enquête a été réalisée auprès de couples bi-actifs, parents d’enfants en bas âge ou adolescents. Les mobiles d’accession au logement et à la définition de l’habitat rêvé via le parcours résidentiel des ménages permettent d’analyser l’organisation des temps vécus intégrant l’emploi professionnel et l’organisation de la vie familiale. Les résultats présentés reposent sur une dizaine d’entretiens par terrain d’enquête.

Article intégralement accessible en version PDF (322,6 Kb) sur HAL-SHS.

Publicités

A plus d’un titre : Martine Bergues

Emission de France Culture, mardi 29 mars 2011, 16-17h

Deuxième partie démission : Ethnologie

Jacques Munier reçoit  Martines Bergues pour « En son jardin, une ethnologie du fleurissement » (MSH).

Martine Bergues est ethnologue au Conseil général du Lot et chercheur associé au centre Edgar-Morin (CNRS). Ce livre est issu de sa thèse en anthropologie sociale et ethnologie, soutenue en 2003 à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Spécialiste des liens entre sociétés et territoires, elle a récemment publié L’Ostal, ou la culture de la terre dans les «Cahiers du musée départemental de Cuzals», et cosigné le film Des jardins familiers.
A podcaster sur le site de la radio.

Stratégies romanesques et construction des identités nationales : essai sur l’imaginaire post-colonial dans quatre fictions de la forêt.

Thèse de Claude Bourguignon, Université Stendhal – Grenoble III (Etudes hispaniques), 22/11/2010, Michel Lafon (Dir.), 452 p.

Cette thèse a pour objet l’exploration de l’imaginaire post-colonial dans quatre fictions de laforêt vierge. Elle se propose de dégager les fondements coloniaux des images véhiculées parles oeuvres de trois auteurs hispanophones : Canaima, La Vorágine, Sangama, et un lusophone : Inferno verde. La théorie de l’imaginaire de Gilbert Durand et celle de la décolonialité (Dussel, Mignolo,Castro-Gómez, Quijano) sont les outils scientifiques utilisés dans cette démonstration. Lacombinaison des deux approches permet de faire apparaître la nature coloniale de l’imaginaire national qui informe les récits de la forêt. Après voir étudié le symbolisme des fictions et celui des Chroniques de la Conquête, ce travail aborde l’analyse de l’imaginaire dans les sociétés coloniales, puis dans les entités nationales en formation. Il se clôt sur l’étude du mythe de la Race qui dynamise l’imaginaire des fictions et celui de la société. Les divers discours, scientifiques, historiques, littéraires, anthropologiques, etc, apparaissent finalement comme autant de moments d’une même formation discursive : le Grand Récit National.


Thèse intégralement accessible en version PDF (3,9 Mb) sur HAL-SHS.

L’hébreu se met au vert

Article de Marianne Miguet par dans les Bulletins électroniques de l’Actualité technologique internationale, 28 mars 2011

L’académie de la langue hébraïque cherche des mots hébreux pour répondre à la vague « écolo » de plus en plus présence. Des mots tels que « composte » et « composteur » devraient prochainement pouvoir être traduit en hébreu. Le comité de terminologie environnementale, qui compte des représentants du Ministère de la protection environnementale, a plusieurs propositions de mots nouveaux qu’elle présente au public sur le site internet de l’académie. L’avis des internautes y est d’ailleurs demandé sur le terme le plus pertinent.
Les suggestions sont jusqu’à présent les racines hébraïques pour « décomposition » -rèsh-kaf-vav (rkv), dont tirkovet et tarkiv. Mais la secrétaire du comité scientifique Ronit Gadish déplore la connotation négative de ces mots. « Nous devons persuader le public que le composte est une bonne chose, positive et utile » explique-t-elle, « et je dis ceci en tant que personne qui composte depuis déjà un an ».
Ronit Gadish affirme que contrairement à l’époque d’Eliezer Ben-Yehuda, le père de l’hébreu moderne, l’académie n’essaye pas de « nettoyer totalement la langue » des terminologies étrangères. Mais elle souligne que tout un groupe de termes commence à trouver une alternative en hébreu et qu’il serait inconcevable de ne pas avoir de solutions dans cette langue.

Congrès de la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques

Congrès 2011 de la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques, Faculté des Sciences et des techniques de l’Université de Nantes (France), du 18 au 20 mai 2011

La session « Biologies de l’Ouest, Biologies de l’Est » aura lieu le 20 mai de 8h30 à 12h45, avec le programme suivant :
– Liva Pormalé (Université de Picardie) : La Faculté de Médecine de Dorpat au XIXe siècle: développement, personnalités et dialogues autour des recherches sur le système nerveux
– Jean-Claude Dupont (Université de Picardie) : Racines européennes de la neurologie : le syndrome de Korsakoff
– Jean-Gaël Barbara (CNRS) :  Les sciences des réflexes et des conditionnements de Claude Bernard à l’ére de la cybernétique : relations URSS-France
– Anne Elisabeth Le Boulc’h (Université de Nantes) :  La greffe végétale chez Lucien Daniel et Ivan Mitchourine : questionnements, méthodes et résultats comparés
– Stéphane Tirard (Université de Nantes), Marcel Prenant : Entre biologie et marxisme
– Luciana Jinga, Stefan Bosomitu (Institutul de investigare a crimelor comunismului si memoria exilului romanesc) : La trahison des intellectuels. Les sciences biologiques roumaines après 1945
– Cristiana Oghina-Pavie (Université d’Angers) : Recompositions du passé. Ecrire l’histoire de la biologie dans la Roumanie communiste
Liste des sessions sur le site du Centre François Viète et infos pratiques sur le site du SFHST.

Nature et idéal : le paysage à Rome, 1600-1650

Exposition de peintures, Grand Palais, Galeries nationales (Paris, France), du 9 mars 2011 au 6 juin 2011

Le Grand Palais présente une exposition sur le paysage à Rome au début du XVIIe siècle. A cette époque, le paysage devient un genre autonome, avec ces représentations idéalisées de la campagne romaine, autour d’Annibal Carrache, Paul Bril, Nicolas Poussin ou Le Lorrain. Dans un certain nombre de tableaux, si on a encore une scène religieuse ou mythologique, elle est toute petite, reléguée dans un coin du paysage.
La peinture de paysage apparaît en 1600 en Italie, explique Stéphane Loire, commissaire général de l’exposition, organisée par la Réunion des musées nationaux, le Louvre et le musée du Prado  à Madrid.
Plus de 80 peintures et une trentaine de dessins démontrent comment à cette époque le paysage cesse d’être le simple fond de compositions aux thèmes religieux ou mythologiques, pour investir la toile. La taille des personnages se réduit, les ruines et les bâtiments se font discrets.


Pour Francesca Cappelletti, une des trois commissaires italiennes, professeur d’histoire de l’art à l’université de Ferrare, il s’agit de montrer différentes façons de représenter le paysage, celle des Italiens et celle des Flamands qui se rendent en Italie. Jusque-là, on avait l’idée qu’il ne fallait pas être de grands peintres pour faire des paysages.
La conception du paysage change au début du 17e siècle, avec Annibal Carrache et d’autres peintres bolonais.
Ce tournant se produit dans la Ville éternelle, riche de son passé antique et capitale de la Chrétienté. Les artistes de toute l’Europe, Flandres, Allemagne, France, Espagne, se rendent à Rome pour parfaire leur formation.
« Sur les 33 artistes présentés dans l’exposition , 18 sont nés hors d’Italie et seuls deux sont natifs de Rome « , indique Stéphane Loire.
Des peintres comme Paul Bril et Carrache se sont étudiés mutuellement, souligne Francesca Cappelletti.
Présentée de façon chronologique, l’exposition  démarre avec Annibal Carrache (1560-1609), qui s’installe à Rome en 1595 et développe une peinture où la nature est harmonieusement structurée et idéalisée.
L’exposition devait s’ouvrir sur La fuite en Egypte de Carrache « véritable texte fondateur du paysage classique », selon Stéphane Loire. Cette grande composition a fait défaut au dernier moment en raison du procès entre les héritiers d’Orietta Doria Pamphilj, qui devaient la prêter. Cette grande famille noble italienne possède une riche collection de grands maîtres.
Le peintre flamand Paul Bril (1554-1626), comme son contemporain Jan Brueghel (1568-1625), adapte la tradition anversoise au contact du paysage italien. Paul Bril fera le lien entre des générations de Flamands à Rome puisque, contrairement à la plupart des artistes étrangers, il y reste plus de 40 ans et les accueille dans son atelier.
Goffredo Wals (1595-1638), premier maître de Claude Gellée, dit Le Lorrain, peint des compositions très modernes, l’Allemand Adam Elsheimer (1578-1610) joue sur les effets lumineux.
Dans les tableaux du Français, les arbres ne perdent pas leurs  feuilles, les champs ne fanent pas et aucun orage ne perturbe le calme de la  campagne.
Nicolas Poussin (1594-1665) s’installe à Rome en 1624. S’inspirant du  Titien, il peint des sujets mythologiques dans des tons chauds et colorés. Puis la composition de ses paysages devient plus savante, plus intellectuelle.

Tous les jours sauf le mardi et le premier mai, 10h-20h
nocturnes le mercredi jusqu’à 22h
Informations sur le site de la Réunion des Musées Nationaux.

IVème colloque international sur le genévrier thurifère et espèces affines

Colloque international organisé par le Conservatoire Botanique National Alpin, Mont Dauphin et Saint-Crépin (05, France), du 5 au 8 octobre 2011

Le Genévrier thurifère ( Juniperus thurifera L.), arbre ou arbuste dioïque de la famille des Cupressacées est présent en Afrique du Nord, Espagne, France (Pyrénées, Alpes, Corse) et dans les Alpes italiennes. Ce Genévrier montagnard présente de multiples intérêts, écologiques, socio-économiques, floristiques, scientifiques et culturels dans toute son aire de répartition.

Cette richesse patrimoniale et écologique tout à fait majeure est cependant particulièrement fragile. Au sud de la Méditerranée , les peuplements sont soumis à une dégradation anthropique intense, qui menace à terme l’avenir de cette espèce. Au Nord de la Méditerranée , et plus particulièrement en France, c’est la déprise humaine conduisant à une recolonisation par d’autres espèces arborées (Chênes ou Pins) des stations de ce Genévrier, qui fragilise cette espèce.

L’origine, la structure, la dynamique, le fonctionnement et la biodiversité des écosystèmes structurés par cette espèce ont fait l’objet d’études écologiques variées dans l’ensemble de son aire de répartition, même si celles-ci ont été très inégales thématiquement et quantitativement selon les secteurs étudiés. Elles ont cependant permis de mieux cerner l’importance et le rôle écologique de cette espèce et plus généralement celui des espèces arborées soumises à de fortes contraintes climatiques et anthropiques. C’est d’ailleurs pourquoi ce colloque est élargi aux espèces qualifiées ici d’affines au Genévrier thurifère, à savoir d’autres espèces de Genévriers des milieux extrêmes ou encore des espèces compagnes soumises aux mêmes contraintes.

Au cours des dernières années, trois colloques dédiés Genévrier thurifère (Juniperus thurifera L.) ont déjà été organisés : le premier dans les Pyrénées en 1997, le deuxième au Maroc en 2001 et le troisième en Espagne en 2006. Une périodicité d’environ 4 à 5 ans est souhaitable pour ce type de manifestation, avec à chaque fois une localisation au cœur même, ou à proximité immédiate, des plus intéressantes stations du taxon.

Aussi ce nouveau colloque, qui se déroulera à proximité immédiate de la plus prestigieuse station de Genévrier thurifère des Alpes et même de France, à savoir la forêt de Saint Crépin, sera l’occasion, pour un certain nombre d’équipes de recherche, d’engager de nouvelles études sur cette espèce et sur ses espèces affines, et il permettra la présentation des nouveaux résultats et des nouvelles approches entreprises sur ce groupe taxonomique.


Thématiques abordées

– Origine phylogéographique des thuriféraies
– Ecologie des communautés (y compris celle des espèces affines) et rôle du thurifère dans le fonctionnement de l’écosystème
– Dynamique des peuplements, menaces et vulnérabilité des populations et des communautés
– Facteurs biotiques affectant la régénération naturelle des peuplements de genévriers
– Ethnobotanique et usages
– Évaluation patrimoniale et Gestion conservatoire

Informations sur le site du colloque.