ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Ecosophie

Colloque international organisé par l’équipe de recherche ETOS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense et INHA (Paris, France), 16-17 et 18 mars 2011

Le colloque se propose de questionner les perspectives actuelles de l’écologie environnementale, politique et philosophique et la nécessité d’un vaste renouvellement conceptuel axé sur les dimensions multiples de l’urgence écologique. Pour pouvoir orienter efficacement nos choix politiques, économiques et sociaux, l’écologie devrait pouvoir dépasser le domaine restreint des discours sur la sauvegarde de l’environnement naturel pour s’étendre en direction d’une réflexion élargie, transversaliste et transdisciplinaire, qui soit en mesure de prendre également en compte l’évolution des écosystèmes psychiques, techniques et culturels. Les approches politiques et économiques dominantes du problème environnemental, axées quasi exclusivement sur les notions de « développement durable » et de « croissance verte » s’inscrivent dans la perspective d’une simple « gestion écologique » qui semble souvent ignorer sa portée politique, sociale et éthique, au risque de dépolitiser le débat sur la crise écologique au nom des exigences de l’efficacité économique. À cette approche technocratique des problèmes environnementaux on peut opposer une vision plus authentiquement démocratique, pour laquelle la « défense de la nature » et des environnements naturels devrait être indissociable de la sauvegarde du « monde vécu » qui constitue l’environnement des humains par excellence. La revendication de la nature, née vers la fin des années 1960 dans des milieux de plus en plus urbanisés, industrialisés et technicisés, est également la revendication d’une société dans laquelle les individus et les groupes sociaux puissent de nouveau comprendre et maîtriser l’aboutissement de leurs actes et de leurs choix et l’orientation à donner au progrès scientifique et technique pour qu’il contribue réellement à l’enrichissement des modes de vie individuels et collectifs. Il s’agira donc de proposer une nouvelle vision globale de l’écologie politique, qui s’efforce de ne plus dissocier la sphère du vivant (biosphère), de la sphère technologique et industrielle (technosphère) et de la sphère de l’esprit, de l’information, de la connaissance et des savoirs (noosphère).
Il s’agira donc d’étudier les rapports entre l’homme et ses environnements à partir des oeuvres philosophiques de Deleuze et Guattari, Peter Sloterdijk, Bruno Latour, Edgar Morin, André Gorz, de l’ « éthique environnementale » anglo-saxonne, des acquis de l’anthropologie contemporaine (Phillippe Descola). Nous souhaiterions également aborder une analyse d’une « imagination environnementale » qui s’exprime depuis quelques années dans l’art, mais aussi dans les figures à la fois esthétiques, éthiques et philosophiques d’une pensée renouvelée du paysage (Gilles Clément) et de la Terre.

Voir le programme des interventions.

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