ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Bioéthique, biodiversité : les apports des sciences humaines et sociales (anthropologie, ethnologie, sociologie)

Conférences organisées par l’UMR Citeres, 21 octobre 2010, Université Rabelais, Tours (France)

Dans le cadre de la Fête de la science, le jeudi 21 octobre 2010, le département de sociologie et l’UFR arts et sciences humaines, avec la collaboration de l’UMR 6173 CITERES de l’université François Rabelais de Tours, proposent une série de courtes conférences faites par des spécialistes, enseignants et chercheurs, de ces disciplines scientifiques que sont l’anthropologie, l’ethnologie et la sociologie. À travers ces différentes disciplines scientifiques, ces chercheurs et enseignants initieront le grand public à des sciences qui ont eu et ont un apport crucial pour notre société à travers les questions bioéthiques et l’intérêt grandissant pour la biodiversité et sa protection. Avant, entre et après les conférences, le public pourra regarder des Posters scientifiques illustrant les sujets des différentes interventions et d’autres.

L’ethnologie a depuis son émergence été porteuse de la découverte de savoirs diversifiés sur l’environnement naturel : plantes, animaux et sur leurs rapports avec l’homme dans différents domaines (agriculture, quotidien, élevage, pharmacopées, religion, nourriture..). La recherche sur les savoirs traditionnels a évolué vers l’étude des ethnosciences. De ce fait , ces trente dernières années, les recherches ethnographiques ont participé de la diffusion de connaissances sur la biodiversité vers le grand public mais ont aussi  permis de révéler des flores, faunes et usages autochtones (ethnopharmacopée par ex) exploitables par l’industrie avec des enjeux de protection que l’on connait actuellement.

L’anthropologie par son intérêt sur l’unité et la variété de l’humain, porte dans ses prémisses scientifiques des ambiguités éthiques vis-à-vis de son objet d’étude : l’Homme. L’anthropologie physique et les chercheurs du XIXe étaient ancrés dans des paradigmes biologiques et positivistes, comme les premiers ethnologues. Le recul de l’anthropologie et ethnologie actuelle sur son histoire et les différentes écoles qui l’ont constituée, permettra de montrer au grand public des discussions et postures de la science passée au regard de la bioéthique moderne et de tenir compte des dangers et leçons du passé, en particulier pour l’anthropologie physique et la biométrie, et l’usage du corps humain même mort. Des recherches sur les usages du corps, les modes de reproduction et de soins et des techniques modernes médicales sont aussi des sujets très actuels de l’anthropologie en lien direct avec l’évolution des réflexions bioéthiques.

La sociologie s’est également construite à partir d’une coupure vis-à-vis d’un regard refermé sur la matérialité du corps organique. Par leur diffusion progressive depuis 40 ans auprès des acteurs de la santé, certains domaines de la recherche /enseignement en sociologie du XXe ont permis de mieux les former  pour améliorer les relations soignants-soignés par ex ; de révéler les questions sur les usagers de santé..

Intervenants
A.Bargès (sociologue, anthropologue), N.Bonini (anthropologue), R.Brand (ethnologue), N.Michau (anthropologue), G.Tétard (anthropologue)

Intitulés des Interventions scientifiques
– Diversité, anthropologie physique et respect du corps humain : dangers – leçons du passé
– Diversité et ethnographies du vivant : ethno-sciences, ethnobotanique
– Une anthropologue au Conseil National du Sida F.Héritier
– Plantes vernaculaires en Afrique – Usages quotidiens et enjeux contemporains
– La demande de sociologie en santé
– Quand le film anthropologique décrypte les relations soignant-soigné
– Ethno-pharmacopées, ethno-soins
– Viabilité du mode de vie et de production pastorale en Afrique de l’Est
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