ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour octobre, 2010

Ethnobotanique à Vanuatu et substances naturelles nématicides

Rapport de Geneviève Bourdy et Caroline Caporalino-Djian. Rapport final du programme « substances naturelles nématicides ». Nouméa : ORSTOM, 1994, (1), 48 p.

A l’échelle mondiale, les problèmes phytosanitaires causés par les nématodes phytophages ont une incidence économique très importante, d’autant plus qu’ils s’attaquent à toutes les cultures (grandes cultures, cultures maraîchères, fruitières, florales). Dans les régions chaudes, particulièrement propices à leur multiplication, ils provoquent des baisses de production atteignant fréquemment 50% pour certaines cultures. Les méthodes de lutte et de contrôle issues de techniques modernes actuelles dont on dispose s’avèrent tout à fait insatisfaisantes. En effet, outre les assolements incompatibles avec l’agriculture intensive, l’emploi de nouvelles variétés résistantes qui reste encore un cas très exceptionnel, la lutte contre les nématodes est réalisée actuellement à l’aide de produi-ts chimiques extrêmement toxiques pour l’homme et l’environnement.
Les jardiniers-horticulteurs de Vanuatu, connaissent et utilisent de nombreuses plantes dans leurs jardins à des fins protectrices, que d’aucuns pourraient appeler magiques : « les jardins de Tanna » sont des jardins magiques. L’horticulture vivrière traditionnelle se déroule comme un rituel, mais ce faisant, elle obtient des rendements élevés sur des surfaces minimales, de l’ordre de 20 à 30 tonnes de tubercules à l’hectare. Tant que la croyance dans la vision magique du monde persiste, les jardins sont coutumiers, c’est à dire qu’ils sont beaux et abondants” (Bonnemaison, 1984). Or, cette vision magique du monde et son application dans le domaine de l’horticulture passe par l’utilisation de certaines plantes, de certaines “pierres magiques”, et de rituels bien particuliers. Le but de notre travail a été de recenser les espèces utilisées de la sorte dans les jardins de Vanuatu, et de les tester afin de déceler une éventuelle activité nématicide “in vitro”.

Accessible intégralement en version PDF (3,4 Mo) sur la base Horizon de l’IRD.

Approche ethnobotanique des figuiers au nord du Cameroun

Article de Sandrine Dury, In : Barreteau Daniel (ed.), Dognin René (ed.), Von Graffenried C. (ed.) « L’homme et le milieu végétal dans le bassin du lac Tchad ». Paris : ORSTOM, 1997, p. 261-287. (Colloques et Séminaires). Séminaire du Réseau Méga-Tchad, Sèvres, 1991/09/18-20

Partant de l’observation d’un grand nombre de figuiers dans les paysages de l’extrême-nord du Cameroun, nous nous interrogeons sur les causes humaines et naturelles de leur présence. En mettant en regard des connaissances biologiques, phénologiques et pharmacologiques, et des résultats d’entretiens réalisés auprès d’une vingtaine d’ethnies, nous proposons une synthèse sur le rôle de ces arbres et arbustes. Nous insistons en particulier sur l’abondance du système racinaire utilisé en montagne dans le processus de stabilisation des terrasses agricoles. Par plusieurs exemples, nous montrons l’importance alimentaire des feuilles et des fruits dans le temps. Enfin, nous voyons que les fonctions symboliques de ces arbres sont souvent liées à leur abondant feuillage vert sombre, leur facilité à se bouturer, la présence de latex et la forme des fruits. Nous concluons sur la nécessité de promouvoir des recherches systémiques sur ce type de ressources multi-usages, exploitées localement mais peu connues car non spécifiques.

Accessible intégralement en version PDF (1,4 Mo) sur la base Horizon de l’IRD.

Enquêtes sur les intoxications par les plantes en Guyane française : aspects ethnobotaniques et médicaux

Article de Elodie Dorangeon et Christian Moretti In : Fleurentin J. (ed.), Pelt J.M. (ed.), Mazars G. (ed.), Lejosne J.C. (trad.), Cabalion Pierre (collab.). « Des sources du savoir aux médicaments du futur : actes du 4e congrès européen d’ethnopharmacologie ». Paris ; Metz : IRD ; SFE, 2002, p. 358-361. Congrès Européen d’Ethnopharmacologie, 4., Metz (FRA), 2000/05/11-13

Les services médicaux de Guyane ont récemment attiré notre attention sur le nombre croissant des cas d’intoxications par des plantes locales. Ces services manquent d’informations précises sur la toxicité des plantes locales leur permettant d’adopter une conduite à tenir appropriée. Pour répondre à leur attente, nous avons mené une enquête auprès de différents services hospitaliers de Guyane afin d’apprécier la fréquence des intoxications, d’identifier les végétaux responsables et de tenter de préciser les causes de ces intoxications…

Accessible intégralement en version PDF (246 Ko) sur la base Horizon de l’IRD.

Raccourcis paysagers : ethnobotanique comparée des carrefours giratoires

Article de Jean-Yves Durand In LIEUTAGHI, Pierre ; MUSSET, Danielle, “Plantes, sociétés, savoirs, symboles : matériaux pour une ethnobotanique européenne : actes du Séminaire d’Ethnobotanique de Salagon, Mane, Alpes-de-Haute-Provence”. Mane : Salagon, Musée départemental ethnologique de Haute-Provence, Ethnopôle, 2006, vol.3. pp. 163-167.

Avant de devenir « Du géranium au paysage » dans sa version définitive, le titre proposé dans l’appel à communications pour le séminaire d’ethnobotanique organisé par le Musée de Salagon en octobre 2004 était « Du géranium au rondpoint». Ce qui était présenté par Pierre Lieutaghi dans ce texte comme une « boutade » débouchant finalement sur « un bon prétexte à questionnement » pouvait stimuler la curiosité d’un ethnologue vivant à l’étranger et disposant donc d’une position de comparaison permanente : comme en France, la prolifération des ronds-points s’est affirmée ces dernières années au Portugal, où on les appelle des rotundas. Cette contribution est issue d’une communication qui fut présentée avant que soit annoncée la publication du remarquable ouvrage d’Éric ALONZO souvent cité ci-dessous, Du rond-point au giratoire (ALONZO, 2005), impressionnante somme de références historiques ou d’informations techniques soutenant une réelle interrogation critique et même prospective. Il s’agira avant tout de poser quelques jalons d’une possible contribution de l’ethnologue à une réflexion dont il ne peut s’empêcher de penser qu’elle pourrait plus activement convoquer sa discipline – ce qui ne saurait bien sûr constituer
une critique à l’égard d’un ouvrage écrit du point de vue de l’architecture et de l’urbanisme et déjà très ouvert aux sciences sociales…

Accessible intégralement en version PDF (article et illustrations) sur le site de l’Université do Minho (Portugal).

Analyses floristique et ethnobotanique des plantes vasculaires médicinales utilisées dans la région de Rabat (Maroc occidental)

Article de Souâda Hseini, Mohamed Tijane,  Hafsa Lassissene et Azzeddine Kahouadji paru dans la revue Lazaroa, n°28, 2001, pp. 93-100

Les études ethnobotaniques menées dans la région de Rabat ont pour objectif la réalisation d’un inventaire floristique des plantes médicinales et la collecte du maximum d’informations sur les usages thérapeutiques pratiqués dans ladite région. Une série d’enquêtes ethnobotaniques a été réalisée sur le terrain pendant les campagnes 2002/2003 – 2003/2004 auprès des utilisateurs des plantes, des herboristes et tradipraticiens. Ces recherches, complétées par l’identification des échantillons sur le terrain et au laboratoire, nous ont permis de faire connaissance de 280 espèces médicinales réparties en 77 familles et 225 genres avec une importance relative des familles suivantes par leur nombre d’espèces: les Asteraceae, les Apiaceae, les Fabaceae, les Lamiaceae les Solanaceae, les Rosaceae, les Poaceae, les Liliaceae, les Euphorbiaceae et les Caryophyllaceae. Par ailleurs, le classement par genre a montré que Prunus est le genre le plus utilisé par son nombre d’espèces suivi par les genres Euphorbia, Lavandula et Solanum. A l’aide des traitements informatiques, nos résultats ont montrés que la plante la plus utilisée dans la région de Rabat est Origanum compactum qui est une plante très réputée pour ses vertus thérapeutiques. Par ailleurs d’autres plantes sont moins utilisées probablement à cause d’un certain nombre de facteurs tels la toxicité, le coût élevé, etc.

Accessible intégralement en version PDF (83,5 Ko) sur le site de la Faculté de Pharmacie de Madrid.

Étude ethnobotanique de la flore médicinale dans la région de Rabat (Maroc occidental)

Article de Souâda Hseini et Azzeddine Kahouadji paru dans la revue Lazaroa,

n°28, 2001, pp. 79-93

Dans le cadre d’un programme national sur l’étude ethnobotanique des plantes médicinales, des recherches floristiques, écologiques et ethnobotaniques ont été menées sur les taxons du Maroc occidental et plus précisément dans la région de Rabat. Cette dernière, caractérisée par la présence de la plus vaste subéraie du monde (Forêt de la Maâmora), présente une diversité floristique et écologique assez importante. A l’aide de 400 fiches questionnaires, des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées dans la région étudiée pendant deux campagnes de terrain 2002/2003 -2003/2004. Ces recherches ont été menées en collaboration avec les différents utilisateurs. tels les usagers ordinaires, les herboristes, les tradipraticiens, etc. Par la suite, ce travail a été complété par l’identification de certains échantillons sur le terrain et au laboratoire de Botanique de Rabat à l’aide des flores et des herbiers disponibles afin de traduire ce savoir populaire traditionnel en un savoir scientifique. Ainsi, la connaissance scientifique de la flore médicinale de la région étudiée nous a permis de recueillir le maximum d¿informations concernant les usages thérapeutiques pratiqués par la population locale. L’analyse des résultats obtenus à partir des fiches questionnaires et à l’aide d’un traitement informatique, nous a permis de bien comprendre la relation étroite qui existe entre les espèces végétales décrites dans ladite région et les différents types de maladies affectant l’être humain notamment au niveau des appareils digestif, respiratoire, circulatoire, etc.

Accessible intégralement en version PDF (256 Ko) sur le site de la Faculté de Pharmacie de Madrid.

Natures urbanisées

N° thématique de la revue Ethnologie Française, 4/2010, 192 p. ed. PUF, 22 euros

Sommaire

– Philippe Bonnin et Maïté Clavel « INTRODUCTION. QUAND LA NATURE S’URBANISE »
– Augustin Berque « LE SAUVAGE CONSTRUIT »
– Bernadette Lizet « DU TERRAIN VAGUE À LA FRICHE PAYSAGÉE. Le square Juliette-Dodu, Paris, Xe »
– Maïté Clavel « UN AILLEURS AU SEIN DE LA VILLE. Le parc des Buttes-Chaumont »
– Philippe Bonnin « L’HERBIER DE PIERRE »
– Françoise Dubost « LES PAYSAGISTES SOUS LA BANNIÈRE DE L’ÉCOLOGIE URBAINE »
– Pauline Frileux « À L’ABRI DE LA HAIE DANS LE BOCAGE PAVILLONNAIRE »
– Martine Bergues « FLEURS JARDINIÈRES ET FLEURS FLEURISTES »
– Frédéric Malher et Jean-François Magne « L’URBANITÉ DES OISEAUX »
– André Micoud « PLACE AUX PETITES BÊTES… »
– Frédéric Pousin « PHOTOGRAPHIER LE PAYSAGE URBAIN »
– Martine Tabeaud « CLIMATS URBAINS. Savoirs experts et pratiques sociales »
– Philippe Bonnin « UNE RIVIÈRE ET DEUX VIEUX SAKURAS À KYÔTO »

Résumés accessibles sur CAIRN.