ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Questions d’ornements (XVe-XVIIIe siècle)

Colloque, 4-5 février 2011, Université catholique de Louvain (Belgique)

Face au regain d’intérêt dont semble faire l’objet le thème de l’ornement depuis quelques années, les départements d’histoire de l’art et d’archéologie des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur (FUNDP) et de l’Université catholique de Louvain (UCL) organisent conjointement une série de colloques consacrés aux « questions d’ornements » aux temps modernes. Suite à une première rencontre centrée sur l’architecture, le deuxième colloque de cette série, qui aura lieu à Louvain-la-Neuve les 4 et 5 février 2011, sera consacré à l’ornement dans son rapport avec la peinture et les arts graphiques. A travers ce champ particulier, il s’agira d’engager une réflexion sur des problématiques d’ordre épistémologique et historiographique, théorique et méthodologique, nourries par des études de cas particuliers. Souvent considéré comme un simple embellissement, comme un ajout superflu et inutile, voire trompeur et mensonger, l’ornement a longtemps fait l’objet d’un refoulement. Relégué hors du champ des beaux-arts, son histoire s’est souvent écrite en marge de l’histoire de l’art.

L’ornement apparaît aujourd’hui comme un phénomène étonnamment complexe qui entretient avec chacun des beaux-arts un rapport intime et particulier. Sa définition ne saurait tenir en quelques lignes tant les problématiques qu’il sous-tend sont diverses, complexes et, qui plus est, mouvantes au sein de l’historiographie. A côté de son rôle esthétique, les études récentes se sont attachées à mettre en exergue la fonction symbolique, anthropologique, politique, socio-économique, etc. assumée par l’ornement. Parallèlement, loin de se limiter à la notion de style ou de se réduire à un simple embellissement, l’ornement semble aujourd’hui offrir un nouveau champ d’investigation permettant de revisiter notre perception de la hiérarchie des arts. Le recours à des néologismes, tels que l’ornementalité ou l’ornance, permettent de dépasser la conception de l’ornement telle que véhiculée dans les grammaires de l’ornement, conception qui consiste à penser ce dernier en termes de « motifs » ou de « patterns » isolés, rapportés ou ajoutés à un support. Ces termes offrent l’avantage de mettre en lumière la fonction structurante de l’ornement, susceptible de traverser tous les genres artistiques et impliquant une adéquation entre l’ornement (l’ornant) et son support (l’orné), dans une action de réciprocité.

Fort de cet intérêt renouvelé pour l’ornement, l’objectif de cette série de rencontres, inaugurée en décembre 2009, est de faire le point sur l’état actuel des connaissances ainsi que d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherches. Plus particulièrement, il s’agira d’engager une réflexion sur des problématiques d’ordre épistémologique et historiographique, théorique et méthodologique, nourries par des études de cas particuliers.

Dans la lignée du premier colloque de cette série, centré sur l’ornement en lien avec l’architecture, c’est dans son rapport avec la peinture et les arts graphiques que se poseront les questions d’ornements de cette deuxième rencontre. Dans un souci de cohérence méthodologique, la fourchette chronologique sera maintenue. Il s’agira donc de se concentrer sur la période des temps modernes qui connait une spécialisation progressive de la pratique et au cours de laquelle s’élabore petit à petit un discours sur l’ornement. Dans la dynamique envisagée pour ces colloques, on s’attachera cette fois à appréhender l’ornement dans toute l’étendue du champs pictural et plus largement des arts graphiques. Parmi les nombreuses pistes de réflexions qu’offre le domaine, cette rencontre sera l’occasion de se pencher sur des problématiques diverses telles que :

– la conception et la place de l’ornement dans le discours théorique

– l’ornement entre abstraction et représentation, stylisation et réalisme

– l’ornement entre utilité et gratuité

– l’ornement illusionniste : du masque au trompe-l’œil

– l’ornement comme mode de traitement esthétique de l’image

l’origine des motifs et des rapports entre l’art et la nature

– l’ornement et l’imitation

– ornement, support et contexte

– ornement et rôle social

– l’ornement et les concepts de décor, décoratif

Chaque communication, qui comptera une trentaine de minutes (à envoyer avant le 30 juin 2010, par courrier électronique), mettra en avant le cadre méthodologique et théorique, ce qui permettra de faire le point sur les questions relatives à la définition et au statut de l’ornement à l’époque moderne.

Contact

Caroline Heering

caroline.heering@uclouvain.be

Université catholique de Louvain

Faculté de Philosophie, arts et lettres

Place Blaise Pascal 1

1348 Louvain-la-Neuve

Belgique

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