ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Le 22 décembre 2009, Nicolas Brahic, le « barbier » du Larzac, découvre les vertus du buis

Émission de radio « Une journée particulière », France Inter, 18.02.2018

Éleveur de cochons, Nicolas Brahic est aussi inventeur d’une machine révolutionnaire : un sécateur géant pour couper la broussaille de buis qui a envahi le plateau du Larzac. Réduit en copeaux, le buis sert ainsi à nourrir les animaux, à chauffer les hommes et à fertiliser les sols.

Émission à (ré) écouter ici.

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La mythologie des plantes

Appel à communication, XLI congrès de la Société de mythologie française, Villedieu, 30 avril 2018

Ce congrès portera sur « la mythologie des plantes », c’est-à-dire sur les relations ancestrales tissées entre les hommes et les végétaux, ceux-ci étant conçus ou perçus comme incarnations, prolongements, manifestations ou représentations de personnages surnaturels, d’êtres tutélaires ou encore légendaires. À travers les mythes, contes, récits hagiographiques, légendes et traditions orales supposant l’animisme des végétaux, on s’attachera notamment à la façon dont s’expriment, se répondent et se transforment les croyances sollicitées. En étudiant les savoirs et les gestes associés, on envisagera la plante comme moyen d’accès, d’intercession, voire de manipulation, auprès de divinités, saints protecteurs, personnages légendaires ou encore animaux mythiques.

Lire l’appel sur Calenda.

Réenchanter le sauvage urbain : percevoir, penser et vivre avec la nature dans son milieu urbain

Appel à communication, colloque international, Perpignan (France), 11-14 juin 2019

Après une journée d’étude exclusivement consacrée au « Végétal dans son milieu urbain » organisée à Perpignan en Mai 2017, le futur colloque international a pour vocation de prolonger les recherches précédemment menées, tout en élargissant le mouvement de réenchantement des relations complexes et souvent invisibles entre humains et extra-humains, relations enracinées cette fois dans des mondes en devenir spécifiquement citadins.

Lire l’intégralité de l’appel sur Calenda.

 

La forêt dans l’imaginaire des populations de l’Himalaya népalais

Article de Gérard Toffin paru dans la Revue de l’histoire des religions, Armand Colin, 2005, 222 (2), pp.177-207

La forêt joue un rôle central dans les représentations religieuses des populations népalaises. Elle y est associée à l’Autre, au sauvage, au dangereux, aux morts non pacifiés, en très nette opposition avec le site habité, qui est, lui, en rapport avec le domestique, les espèces cultivées, les ancêtres. L’article, qui a un but comparatif, tente de cerner ce couple antithétique chez deux ensembles de populations de l’Himalaya népalais : les ethnies de langues tibéto-birmanes des collines et les Néwar de la vallée de Katmandou. Dans le premier cas, c’est le chamanisme qui est au cœur de l’analyse, dans le second les danses masquées des Neuf Durgâ. Le chamane comme le danseur possédé apparaissent comme des intermédiaires entre la forêt et le site habité.

Article intégralement accessible en version PDF (879 Ko) sur Hal-Shs et sur le site de la revue.

Stage « Exposer l’usage des plantes par l’Homme » au Jardin Botanique de Paris

Le Jardin Botanique de Paris propose un stage pour l’exposition des liens entre l’Homme et les plantes de Master 1 ou 2 ou équivalent pour une durée de 4 mois ou plus.

Contexte
Le Jardin Botanique de Paris se répartit sur 4 sites : le jardin des serres d’Auteuil et le Parc de Bagatelle à l’Ouest de la capitale, le Parc Floral de Paris et l’Arboretum de Paris à l’Est. Un très important nouveau parcours de serres contemporaines est actuellement en chantier, le JBP souhaite y développer un propos autour du dialogue entre les plantes et l’Homme, en intégrant toutes ses dimensions (usages nourriciers, médicaments, textiles, usages spirituels, mythologiques …). Sur la base d’une sélection de plantes représentatives de 4 continents, le stagiaire proposera des activités et une scénographie dans un espace d’exposition dédié. La plus grande rigueur scientifique et la pertinence des propositions pour le grand public sont attendus.

Objectifs du stage
-  Contribuer à la conception et la mise en œuvre d’espaces dédiés à l’ethnobotanique dans un parcours de serres contemporaines
-  Proposer et mettre en œuvre les partenariats indispensables.

Profil recherché
-  Formation supérieure en biologie et écologie (niveau Master 1 ou +) ou en ethnographie, muséologie, sociologie avec un intérêt pour le végétal, notamment les botaniques tropicales et subtropicales et sur l’usage des plantes par l’Homme.
-  Intérêt pour la transmission des savoirs et la pédagogie
-  Capacités et réflexions sur ce qu’exposer veut dire.
-  Capacité d’adaptation et de projection dans un environnement et un chantier complexe.
-  Capacité d’analyse et de synthèse,
-  Bonnes qualités relationnelles, aptitude à travailler en équipe, autonomie et esprit d’initiative
-  Créativité, efficacité, pragmatisme et enthousiasme !

Conditions
L’encadrement sera assuré par le conservateur du Jardin botanique. Le stage aura une durée de 3, 4 mois ou plus à partir de Mars 2018.
Le stagiaire sera basé Avenue de France – 75 013 et au Jardin des Serres d’Auteuil – 75 016. Des déplacements sont à prévoir dans Paris.

Modalités de candidature
CV et motivations à envoyer par courriel à regis.crisnaire@paris.fr avant le 25 février 2018.

Renseignements
Régis CRISNAIRE – Conservateur du Jardin Botanique de Paris
Tél : 01 71 28 53 36
Mairie de Paris, Direction des Espaces Verts et de l’Environnement, Service des Sciences et techniques du végétal, 103 avenue de France 75639 PARIS Cedex 13

Enquête ethnobotanique sur la prise en charge traditionnelle de l’infertilité féminine dans la région sanitaire des savanes au Togo

Article collectif, European Scientific Journal, janvier 2018, vol. 14, n°3

La prise en charge de l’infertilité féminine en médecine conventionnelle est assez onéreuse et inaccessible aux couches sociales très pauvres. En Afrique, il existe un grand recours aux plantes utilisées pour les soins.

Objectif : La présente étude a été menée pour recenser les remèdes traditionnels anti-infertilité féminine, utilisées dans la Région sanitaire des Savanes du Togo.

Méthodologie : L’interview semi structurée a été utilisée pour la collecte des données. Les données ont été traitées et analysées par des techniques quantitatives ethnobotaniques. Les espèces retenues ont été essentiellement sélectionnées par élimination progressive (SEP). Résultats : Chez 51 praticiens, 79 recettes constituées par 87 espèces appartenant à 48 familles, ont été recensées. Les Combretaceae (12,64%) et les Rubiaceae (5,7%) ont été les familles plus fréquentes. Les arbres (36,78%), les arbustes (27,58%) et les herbes (24,14%) ont été les types biologiques majoritaires. Les racines (29,17%) et les feuilles (27,5%) ont été les organes plus utilisés. Les recettes ont été fréquemment préparées par décoction (51,88%) et poudre (38,12%), et administrées par voie orale (47,28%) et par bain corporel (43,48%). Infections sexuellement transmissibles (IST) (143 citations) et règles douloureuses (RD) (108 citations) ont été les pathologies les plus fréquentes. Les facteurs de consensus les plus élevées ont été de 0,61 et 0,56 respectivement pour IST et RD. Les degrés de fidélité les plus importants ont été de 25,49% pour IST par rapport à Capsicum frutescens et Piper guineense, de 19,61% pour ITS et RD relativement à Aframomum melegueta, Piper guineense et Zanthoxylum zanthoxyloides. Blighia sapida, Ganoderma colossus, Kigelia africana et Mangifera indica ont été sélectionnées.

Conclusion : Les plantes avec des degrés de fidélité élevés et celles sélectionnées par la SEP feront l’objet d’analyses expérimentales.

Article intégralement accessible en version PDF (953 Ko) sur le site de la revue.

Colloque européen sur les trognes

Colloque, 1, 2, 3 mars 2018 – Sare (64310), Pays Basque

Deuxième session pour un événement international dédié aux trognes qui aura lieu en mars prochain au pays basque. Juste et méritée et récompense pour ces silhouettes arborées de nos campagnes, exemples éclairant de l’ »ingénierie paysanne », trop longtemps oubliés et quelques peu méprisés sur l’autel d’une intensification de notre agriculture.

Toutes informations ici.