ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Acacias et agropasteurs sahariens : façonnage d’un terroir et enjeux de conservation

Article de Julien Blanco, Mohamed Alifriqui, Kamil Hassan, Didier Genin et Geneviève Michon paru dans Mohamed Berriane; Geneviève Michon. « Les terroirs au Sud, vers un nouveau modèle ? : une expérience marocaine », IRD, p. 97-109, 2016

Au Sud-Ouest du Maroc, présentation des grandes lignes de l’intégration des acacias dans un système agro-pastoral traditionnel.

Article intégralement accessible en version PDF (884.43 Ko) sur le site de l’IRD.

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Des plantes dans l’illégalité. Récit d’une interdiction

Article de Benoit paru dans Nunatak, hiver-printemps n°1, 2017, pp. 43-52

Malgré la multiplication de scandales autour des médicaments (Médiator, Isoméride, Distilbène, Vioxx, Dépakine) et de leurs suites judiciaires spectaculaires, les géants de l’industrie pharmaceutique s’en tirent toujours à bon compte… Dans le même temps, nombreux sont ceux qui se tournent vers les remèdes naturels, la phytothérapie et les huiles essentielles, mais les contrôles s’intensifient auprès des producteurs de ces mêmes remèdes… Benoît, producteur de plantes, explique les conflits liés au commerce interdit de certaines plantes, comme la prêle ou l’hysope. Au-delà des particularités administratives spécifiques à un type d’artisanat, il nous importe d’analyser comment l’économie participe à la dépossession généralisée à travers la normalisation des pratiques et des productions.
Article (et numéro de la revue) intégralement accessible en version PDF (3.6 Mo) sur le site de la revue.

L’architecte Stefano Boeri lance un appel pour rendre les villes plus vertes

Article du Monde, 07. 12 .2017

« Transformer les toits des villes en jardins, les cours d’immeubles en oasis de verdure ou promouvoir les édifices végétalisés : à un an du 1er Forum mondial des forêts urbaines, l’architecte Stefano Boeri lance un appel pour rendre nos villes plus vertes.

« Nous, concepteurs de la première forêt verticale à Milan invitons les architectes, urbanistes, agronomes, paysagistes, chercheurs à considérer qu’en 2030, 60 % de la population mondiale vivra en ville », proclame Stefano Boeri, 61 ans, dans son appel lancé mercredi 6 décembre.

« Aujourd’hui déjà, les villes consomment 75 % des ressources naturelles et sont responsables de plus de 70 % des émissions globales de CO2 », souligne l’urbaniste connu pour son Bosco verticale (« La forêt verticale »), deux hautes tours d’habitations d’un quartier milanais recouvertes de 20 000 plantes et arbres… »

Lire l’article ici.

Les plantes médicinales utilisées dans le traitement des diarrhées au Niger. Etude ethnobotanique

Article de Lawaly Maman Manzo paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 5 n°2, 2017, pp. 475-482

Au Niger, quelques enquêtes sur les plantes médicinales ont été réalisées par différents chercheurs au cours des missions ethnobotaniques et ethnographiques. Les données concernant l’utilisation des plantes médicinales contre les diarrhées sont extraites à partir des documents publiés et ou rapports de recherche concernant les différentes enquêtes ethno-médicinales conduites au Niger pour synthèse et analyse. Au total, 98 espèces de plantes appartenant à 34 familles sont recensées être utilisées par la population nigérienne pour traiter les diarrhées et dysenteries. Combrétacée (14/34), Césalpiniacée (11/34), Mimosacée (10/34) et Fabacée (9/34) sont les familles botaniques des espèces de plante les plus utilisées. 10 espèces de plantes identifiées ont un usage très fréquent. En conclusion, cette synthèse des plantes médicinales rapportées dans plusieurs revues à travers différentes études ethno-médicinales conduites au Niger ont permis d’apporter des précisions supplémentaires sur l’usage médicinale de certaines plantes dans le cadre du traitement des diarrhées.

Article intégralement accessible en version PDF (371.7 Kb) à partir du site de la revue.

Enquête ethnobotanique auprès des tradipraticiens de santé des régions de Niamey et Tillabéri au Niger

Article de MA. Jazy, S. Karim, B. Morou, R. Sanogo, S. Mahamane paru dans European Scientific Journal November 2017 edition Vol.13, No.33

Au Niger, les populations font un grand recours aux tradipraticiens de santé qui utilisent des recettes et des plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Objectif: Recenser les plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Méthodologie: Une enquête ethnobotanique effectuée dans deux régions du Niger : Tillabéri et Niamey, selon un questionnaire. Résultats: L’étude a permis d’apprécier la transmission des connaissances, d’appréhender la notion de posologie en médecine traditionnelle, et d’établir un répertoire des recettes et des plantes de la pharmacopée traditionnelle. Au total 913 recettes thérapeutiques relatives à 226 espèces appartenant à 77 familles sont recueillies auprès de 168 tradipraticiens. Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont : Sclerocarya birrea, Acacia nilotica, Guiera senegalensis, Annona senegalensis, Combretum micranthum, Balanites aegyptiaca, Pennisetum americanum, Piliostigma reticulatum, Cassia sieberiana, Ziziphus mauritiana, Azadirachta indica, Cassia occidentalis, Anogeissus leiocarpus, Combretum glutinosum, Khaya senegalensis, Momordica balsamina, Tephrosia lupunifolia, Prosopis africana, Alysicarpus ovalifolius, Bauhinia rufescens. La famille la plus représentée est celle des Combretaceae (10,68%), suivie des Fabaceae (9,67%), des Caesalpiniaceae (8,49%), des Mimosaceae (7,82%), puis des Anacardiaceae (5,55%). Parmi ces plantes, 60 appartenant à 31 familles dont 6 familles nouvelles ont été répertoriées. Plusieurs pathologies sont traitées, les plus fréquentes sont les troubles digestifs, les hémorroïdes.

Conclusion: Ces plantes seront soumises à des études expérimentales avant la mise au point de nouveaux phytomédicaments.

Article intégralement accessible en version PDF (1012.82 Ko) sur le site de la revue.

Jardins de terre, jardins de mer à Tongoa (Vanuatu). Une anthropologie de la nature domestique dans un milieu affecté par la catastrophe

Soutenance de thèse de Maëlle Calandra, Campus St Charles Marseille, 11 décembre 2017

Fondée sur dix-sept mois d’enquête ethnographique à Tongoa (entre 2013 et 2015), une île du Vanuatu, cette thèse et la réflexion qui la sous-tend portent sur les espaces travaillés, en mer comme sur terre. Elle prend comme fil conducteur les jardins de subsistance et met en évidence les relations qu’entretiennent les habitants de l’île, tant entre eux et avec ces deux types d’espaces, qu’avec les collectifs de non-humains qui peuplent leur monde. L’étude de la nature domestique révèle que la terre et la mer sont pensées dans un cadre commun et montre en quoi elles sont constitutives du mode de vie et des représentations de ceux qui les créent et les exploitent. L’environnement dans lequel évoluent les Man-Tongoa est marqué du sceau de catastrophes, dont la contingence constitue, pour eux, un inéluctable donné de l’existence. Les espaces appropriés sont régulièrement bouleversés, voire temporairement anéantis, par un événement sismique ou climatique de grande ampleur – comme le cyclone Pam, intervenu en mars 2015. L’ethnographie de cet événement et l’étude des différents phénomènes relevant de la catégorie locale de disasta démontrent comment est localement construite la notion de catastrophe lorsque la « tradition », les dénominations chrétiennes et les ONG en proposent des explications parfois incompatibles.

 

 

Fête des Simples 2017

Mise en ligne des enregistrements des conférences de la Fête des Simples 2017 (Rosans, 26)

– « La médecine traditionnelle africaine à Keur Massar » de Chantal Perrin, cinéaste (75), Djibril Bâ, directeur de lʼhôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal)

– « Comment circulent les graines quand les hommes sont enfermés, de la Provence à la Syrie » par la Coopérative Longo Maï (04)

 – « La réglementation des plantes médicinales et les paysans herboristes » par Évelyne Boyer, paysanne-herboriste (04) et Thomas Échantillac, paysan-herboriste (26)

– « Liberté dʼaccès à la terre, histoire, perspectives et actions concrètes » par Pierre Fabre, président de Terre de Liens PACA (06) Samuel Genas, maraîcher en cours d’installation à Rosans (05)

-« Odeurs de liberté » par Marie-Thérèse Esneault, musicothérapeute et aromacologue (94)

-« Pour une reconnaissance des alternatives aux pesticides » par Jean François Liphout, Président d’ASPRO PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes)