ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

La carte des arbres fruitiers urbains en cueillette gratuite

Emission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 24.04.2017

Un site localise les arbres fruitiers dont on peut glaner les fruits. Il fonctionne grâce aux informations fournies par les mairies les collectivités et les particuliers. En habitant en ville, on finit par oublier les ressources dont nous disposons sur place. Falling Fruit est une carte collaborative qui localise les arbres fruitiers de la planète dont on peut récupérer gratuitement les fruits. Plus d’un million d’endroits sont recensés dans 104 pays et 5622 villes. Dans le panier du site on trouve 1798 espèces d’arbres fruitiers. 

A ré-écouter ici.

Participez à la création d’un jardin de plantes à couleurs

Situé dans la Haute Vallée de la Loire, la petite commune de St Martin de Fugères en Hte Loire va bientôt accueillir le « Jardin de Plantes à Couleurs » de Bénédicte St Gérand, créatrice et restauratrice de décors peints.
Quatre espaces à thèmes
-  Carré de plantes tinctoriales sélectionnées
-  Potager coloré
-  Sous les tilleuls , espace de rencontre
-  Circuit d’eau, itinérance artistique visuelle, sonore et symbolique

Originalité du projet
Un projet unique permettant de découvrir sur un même site, le cycle complet de la plante en culture à son utilisation dans un atelier d’art, dans le cadre d’un jardin-plaisir.
Ce jardin situé sur un terrain communal sera ouvert à tous.

Financement
En complément de financements issus de collectivités, il est fait appel à la formule de financement participatif sur la Plateforme de crowdfundind DARTAGNANS.

Vous pouvez verser la somme que vous voulez ! Même petite, elle va concourir à la constitution du fond de départ… Si chacun contribuait à hauteur de 10 ou 20€, la somme serait atteinte de suite !

Soutiens du projet :
-  Jardins Fruités (aide logistique et à la conception)
-  CPIE (Expos)
-  Chambre des Métiers 43

Contacts / Renseignements
Bénédicte SAINT-GERAND
Acanthéose, Peintre en décors du patrimoine
06.27.04.12.91
http://www.acantheose.com
« Le prieuré » Place de l’église
43150 St-Martin-de-Fugères

Robert JONGET
06 52 04 29 91
info@jardinsfruites.fr

Venenum, un monde empoisonné

Exposition, Musée des Confluences, Lyon (69, France), 15.04.2017-15.01.2018

Que ce soit un moyen de défense ou de pouvoir, une arme mortelle ciblée ou diffuse, une menace environnementale ou encore un espoir pour la médecine de demain, les poisons ont toujours suscité crainte et fascination. Le mot latin venenum désigne aussi bien les poisons élaborés par l’homme que les substances vénéneuses des plantes et des champignons ou encore le venin du serpent. Le poison évoque une double ambiguïté : il est à la fois une substance originellement présente dans le milieu naturel mais également une mixture préparée à des fins criminelles, qui en fonction de la dose, pourra être mortelle ou salvatrice. L’exposition décrit les différents rôles joués par le poison dans l’histoire et la culture, la science et les croyances, la médecine et la criminologie.

Site de l’exposition ici.

Le Livret A…rbre pour s’acheter un arbre dans la forêt

Émission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 19.04.2017

Une start-up bretonne propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter un ou des arbres dans ses forêts. Un investissement écologique de long terme. Eco Tree c’est le nom de cette jeune pousse qui propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter des arbres sur pied. Elle a ses racines en Bretagne et ses forêts dans plusieurs régions de France.

Il n’est pas utile d’avoir une âme de bûcheron, la société s’occupe de tout du début jusqu’à la fin, l’investissement devenant plus intéressant au fur et à mesure des années. Une solution écoresponsable qui devrait déjà permettre d’entretenir mieux les forêts.

Émission à ré-écouter ici.

Le jardin est un sujet d’explorations et de métamorphoses pour de nombreux artistes

Émission Paso Doble, radio France Culture, 18.04.2017

Emma Lavigne est co-commissaire d’une exposition au Centre Pompidou-Metz consacrée au jardin, un infini sujet d’inspiration qui a traversé les époques et les mouvements. L’exposition mêle le vivant aux peintures et installations et montre ce jardin infini comme un miroir complexe du monde.

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L’Amazonie : quand la forêt cache l’Homme

Emission Carbone 14, radio France Culture, 15.04.2017

Que doit-on à l’Amazonie, hormis les amazones ? Comment d’ailleurs, l’Homme put-il s’adapter à ce milieu nous paraissant, aujourd’hui, si hostile ? Infatigables constructeurs, les peuples amazoniens ont inventé les « champs surélevés » mais surtout la domestication d’une partie de nos ressources : le cacao, la patate douce, le manioc mais aussi le piment et le tabac… De fait, leur empreinte est encore bien visible dans cette immensité tropicale, la végétation près des habitats archéologiques plus dense, tandis que les espèces anciennement domestiquées sont bien plus abondantes au sein de la forêt. Aujourd’hui peu peuplée, la forêt a perdu la majorité de sa population humaine sous le choc microbien de la colonisation européenne. Bien loin de faire une « archéologie de salon », depuis trois décennies, Stephen Rostain est un des très rares archéologues à travailler dans la démesure de cette forêt. Directeur de recherche au CNRS, il vient de publier ses recherches sur la plus grande forêt du monde, pour laquelle la France, dernier pays européens à posséder un territoire amazonien, n’a que peu d’intérêt.

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Enquête ethnobotanique sur les plantes utilisées dans le traitement des infections au Sud-Bénin

Article de H. Koudokpon, VT. Dougnon, HS. Bankolé, L. Fah, YMG. Hounmanou, L. Baba-Moussa, F. Loko paru dans Health Sciences and Diseases, vol. 18, n°2, 2017

Les maladies infectieuses constituent un réel problème de santé publique de par le monde. La montée des résistances aux antibiotiques modernes utilisés dans le traitement de ses infections nous impose d’autres alternatives. Cette étude, qui a pour objectif de répertorier les plantes utilisées au sud Bénin dans le traitement des diverses infections, a été menée sur 31 herboristes de marché, 30 utilisateurs de plante traditionnelle et 14 tradithérapeutes. La méthodologie utilisée chez les herboristes de marché a consisté en une interview semi structurée avec achat de recettes médicinales qui ont ensuite été identifiées à l’Herbier National du Bénin. Quant aux tradithérapeutes et aux utilisateurs de plantes traditionnelles, il s’est agi d’une interview simple avec recensement des plantes qu’ils utilisent dans le traitement des infections. De l’analyse des résultats, il en ressort que l’âge moyen est de 47 ± 17 ans chez les herboristes de marché 49 ± 8 ans chez les utilisateurs de plantes traditionnelles et de 56 ± 10 ans chez les tradithérapeutes. Les herboristes de marché étaient dans leurs totalités des analphabètes. Quant aux tradithérapeutes et aux utilisateurs de plantes traditionnelles les taux d’alphabétisation c’est-à-dire ayant fréquenté une fois l’école jusqu’au niveau primaire étaient respectivement de 42% et de 61%. Le prix de revient des recettes chez les tradithérapeutes varient de 2000 à 5000 tandis que chez les herboristes de marché elle varie de 300 Frs à 1000 Frs par recette. Les utilisateurs de plantes traditionnelles ont déclaré se procurer des plantes traditionnelles dans leurs alentours donc sans frais d’achat. Quatre-vingt-quatorze (94) espèces de plante apparteniennent à 48 familles dont les plus représentées sont les Laminaceae. Les plantes les plus utilisées par les enquêtés dans le traitement des infections sont Ocimum gratissimum, Crateva adansonii. Les espèces tels que Hyptis suaveolens ; Occimum americanum viennent ensuite avec des proportions non négligeables. Les parties de plantes utilisées sont les tiges feuillées suivie des racines et des écorces. Cette étude vient, une fois encore, montrer la richesse de la flore béninoise dans le traitement de diverses affections dont les maladies infectieuses au sud Bénin.

Article intégralement accessible en version PDF (968 ko) sur le site de la revue.