ETHNOBOTANIQUE

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Archives de Rabat

La nature urbaine patrimonialisée : perception et usage. Les cas de deux jardins marocains

Article de Gaëlle Gillot paru dans GRAVARI-BARBAS, Maria (dir.). "Habiter le patrimoine. Enjeux, approche, vécu", ed. Presses universitaires de Rennes, 2005, p. 105-124 

Partout, les jardins attirent, ils plaisent, quel que soit leur statut. Publics ou privés, ils constituent des lieux dans lesquels la végétation est mise en scène à l’aide de divers attributs pour créer une ambiance, un paysage, une aération dans le tissu urbain, un décor-écrin autour d’un bâtiment, ou un espace de repos, de jeux et de promenade. Ils constituent les hauts lieux de nature urbaine. Associés par exemple à la pureté, à la salubrité, dans les représentations sociales (notamment occidentales) depuis au moins deux siècles, ils résistent moins bien que les bâtiments au passage du temps. Pourtant, depuis environ vingt ans en France notamment, des historiens et des paysagistes, de même que des amoureux des jardins cherchent à reconstituer des jardins selon leur tracé originel et, pour les préserver, cherchent à convaincre les services du patrimoine des administrations centrales de les classer, tout au moins de les inscrire sur la liste du patrimoine national. Les « jardins historiques » reconstitués se sont ainsi multipliés. Ce mouvement n’est pas propre à la France, ni même à l’Europe, on l’observe également au Maroc…

Article en accès libre intégral sur la plateforme OpenEdition Books.

Ces autres espaces. Les jardins publics dans les grandes villes du monde arabe : politiques et pratiques au Caire, à Rabat et à Damas

Thèse de Gaëlle Gillot, Université François Rabelais – Tours (Géographie), 22/09/2002, Jean-François Troin – Jean-Charles Depaule (Dir.), 514 p.

Les jardins publics dans le monde arabe sont des équipements récents, inspirés ou imposés par l’Occident. Leur présence modifie le tissu urbain, l’image de la ville, et on leur assigne un rôle prophylactique en raison d’une assimilation largement admise entre la pureté et la salubrité et la "nature". La pratique de ces "autres espaces" permet aux valeurs et aux nouvelles tendances des sociétés de prendre place dans les espaces publics des villes. Espaces exutoires, de la mixité, l’intimité, de la fête, de l’ordinaire et de l’exceptionnel, ils connaissent depuis les années soixante des mutations. Devenus "espaces verts", ils ont souffert des périodes de forte croissance qu’ont connu nos trois villes. La tendance est aujourd’hui double : d’une part, privatisés et suréquipés, certains semblent perdre leur caractère d’espace public ; d’autres, revalorisés par le récent intérêt au cadre de vie et une sensibilité à l’écologie, semblent pouvoir résoudre tous les maux de la ville, de l’environnement naturel et des sociétés.

Thèse accessible intégralement en version PDF (76 Mb) sur HAL-SHS.

Analyses floristique et ethnobotanique des plantes vasculaires médicinales utilisées dans la région de Rabat (Maroc occidental)

Article de Souâda Hseini, Mohamed Tijane,  Hafsa Lassissene et Azzeddine Kahouadji paru dans la revue Lazaroa, n°28, 2001, pp. 93-100

Les études ethnobotaniques menées dans la région de Rabat ont pour objectif la réalisation d’un inventaire floristique des plantes médicinales et la collecte du maximum d’informations sur les usages thérapeutiques pratiqués dans ladite région. Une série d’enquêtes ethnobotaniques a été réalisée sur le terrain pendant les campagnes 2002/2003 – 2003/2004 auprès des utilisateurs des plantes, des herboristes et tradipraticiens. Ces recherches, complétées par l’identification des échantillons sur le terrain et au laboratoire, nous ont permis de faire connaissance de 280 espèces médicinales réparties en 77 familles et 225 genres avec une importance relative des familles suivantes par leur nombre d’espèces: les Asteraceae, les Apiaceae, les Fabaceae, les Lamiaceae les Solanaceae, les Rosaceae, les Poaceae, les Liliaceae, les Euphorbiaceae et les Caryophyllaceae. Par ailleurs, le classement par genre a montré que Prunus est le genre le plus utilisé par son nombre d’espèces suivi par les genres Euphorbia, Lavandula et Solanum. A l’aide des traitements informatiques, nos résultats ont montrés que la plante la plus utilisée dans la région de Rabat est Origanum compactum qui est une plante très réputée pour ses vertus thérapeutiques. Par ailleurs d’autres plantes sont moins utilisées probablement à cause d’un certain nombre de facteurs tels la toxicité, le coût élevé, etc.

Accessible intégralement en version PDF (83,5 Ko) sur le site de la Faculté de Pharmacie de Madrid.

Étude ethnobotanique de la flore médicinale dans la région de Rabat (Maroc occidental)

Article de Souâda Hseini et Azzeddine Kahouadji paru dans la revue Lazaroa,

n°28, 2001, pp. 79-93

Dans le cadre d’un programme national sur l’étude ethnobotanique des plantes médicinales, des recherches floristiques, écologiques et ethnobotaniques ont été menées sur les taxons du Maroc occidental et plus précisément dans la région de Rabat. Cette dernière, caractérisée par la présence de la plus vaste subéraie du monde (Forêt de la Maâmora), présente une diversité floristique et écologique assez importante. A l’aide de 400 fiches questionnaires, des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées dans la région étudiée pendant deux campagnes de terrain 2002/2003 -2003/2004. Ces recherches ont été menées en collaboration avec les différents utilisateurs. tels les usagers ordinaires, les herboristes, les tradipraticiens, etc. Par la suite, ce travail a été complété par l’identification de certains échantillons sur le terrain et au laboratoire de Botanique de Rabat à l’aide des flores et des herbiers disponibles afin de traduire ce savoir populaire traditionnel en un savoir scientifique. Ainsi, la connaissance scientifique de la flore médicinale de la région étudiée nous a permis de recueillir le maximum d¿informations concernant les usages thérapeutiques pratiqués par la population locale. L’analyse des résultats obtenus à partir des fiches questionnaires et à l’aide d’un traitement informatique, nous a permis de bien comprendre la relation étroite qui existe entre les espèces végétales décrites dans ladite région et les différents types de maladies affectant l’être humain notamment au niveau des appareils digestif, respiratoire, circulatoire, etc.

Accessible intégralement en version PDF (256 Ko) sur le site de la Faculté de Pharmacie de Madrid.
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