ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille (à ne pas confondre avec une vieille dilettante…)

Hildegarde de Bingen, les plantes médicinales et le jugement de la postérité : pour une mise en perspective

Article de Laurence Moulinier publié dans "Les plantes médicinales chez Hildegarde de Bingen", Gent, Belgique, 1993

Les écrits médicaux de Hildegarde de Bingen (†1179) sont aujourd’hui l’objet d’une attention redoublée, de la part des chercheurs comme de celle du grand public, de plus en plus nombreux, dans différents pays, à les redécouvrir avec enthousiasme et à adapter aux maux de notre temps ces préceptes et remèdes du Moyen Age. Ce phénomène de réappropriation, unique par ses proportions, est en soi déjà assez intéressant pour qu’on s’y arrête. Mais le formidable écho que la médecine de Hildegarde rencontre actuellement ne doit pas faire oublier que des interrogations demeurent, par exemple : l’œuvre médicale qu’on lui attribue aujourd’hui se présentait-elle de cette manière à l’origine ? Certains chapitres ou notices particulièrement novateurs pour le XIIe siècle n’ont-ils pas pu être ajoutés plus tard par quelque continuateur ? En d’autres termes : la médecine de Hildegarde, dont notre fin de siècle se montre friande, est-elle bien de son temps ? C’est ce qu’on examinera, en évoquant entre autres la question des sources d’inspiration probables de ces écrits médicaux, en les comparant avec d’autres traités contemporains, et en retraçant l’histoire des manuscrits qui nous les ont transmis.

Article intégralement accessible en version PDF (268,6 Kb) sur HAL-SHS.

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